CONFIDENTIEL : Les curieuses plaintes de Jean-Pierre Fabre auprès d’Alpha Condé

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A l’invitation du président guinéen Alpha Condé, une délégation du G14, conduite par Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson et composée de Jean-Pierre Fabre ( ANC), Me Yawovi Agboyibo (CAR), Dodji Apévon ( FDR), Tikpi Atchadam ( PNP) et Aimé GOGUE (ADDI) a séjourné du 15 au 16 janvier dernier à Conakry. Au menu des discussions, les voies de sortie de crise au Togo et l’organisation du dialogue qui se fait toujours attendre. D’après une source de la présidence guinéenne, monsieur Fabre  s’est beaucoup plaint auprès du président en exercice de l’Union africaine (UA) de…….. Tikpi Atchadam.

On savait les relations entre les deux hommes difficiles, et tendues entre leurs formations respectives. C’est aussi un secret de polichinelle que Jean-Pierre Fabre prend ombrage de l’émergence Tikpi Atchadam, qui lui dispute son statut jusqu’alors incontesté de principale figure de l’opposition. De là à envisager que cette guerre de leadership qu’ils n’arrivent plus à cacher, se transporte à Conakry dans le cadre de la facilitation guinéenne, il y a un pas. Selon nos informations, le leader de l’ANC a affiché auprès d’Alpha  Condé (chose qui rééditera d’ailleurs au Ghana selon la même source) son amertume et déploré avec insistance, la part qu’il considère  trop belle, faite par le gouvernement au PNP dans le cadre des mesures d’apaisement.

Notamment, la libération du secrétaire général de ce parti ainsi que les imams de Sokodé et de Bafilo. Jean-Pierre Fabre a estimé  que la plupart des militants libérés appartiennent au PNP, tandis que le dossier des incendies des marchés de Lomé et de Kara n’a connu aucune avancée en  dehors de la levée de la mesure  de contrôle judiciaire à laquelle il était astreint.

DIALOGUE PLOMBE.

De fait, ainsi que l’a exprimé monsieur Fabre aux présidents guinéen et ghanéen, l’ANC considère que le crédit accordé au PNP est exagéré. Il estime que ce parti et son leader ne doivent leur survie politique qu’à la main-tendue et à la mobilisation de l’opposition traditionnelle.

Car pour la formation orange, faute de cet élan de solidarité, «  le pouvoir aurait écrasé la contestation des 19 et 20 août, qui s’est distinguée par des violences et agressions contre les forces de l’ordre et de sécurité et non pas par une véritable mobilisation populaire » (sic). L’ancien lieutenant de Gilchrist Olympio est allé plus loin, estimant ne pas «  cerner clairement les objectifs et l’agenda du PNP et de son leader » ; ce dernier agissant de plus en plus selon lui comme un « gourou et travaillant au service de personnalités dont personne ne connaît les intentions réelles ».  Tikpi Atchadam n’est pas du reste.  Auprès des chefs d’état, il a souligné que son action et sa contestation du 19 août ont « sauvé et réveillé une opposition moribonde et en voie de disparition » ( sic)comme en témoigne selon lui, la faible mobilisation populaire observée lors de la manifestation du 03 août 2017, organisée par CAP 2015.

PRETEXTES :

Ce contexte est à l’origine de la surenchère observée concernant les mesures d’apaisement préalables au dialogue et plus généralement, à la course poursuite au radicalisme.  De fait, pour une frange de la coalition de l’opposition, les préalables sont donc devenus en réalité des prétextes commodes pour les deux partis engagés dans la  course poursuite à la popularité, de se soustraire au dialogue. Elle soupçonne en privé Fabre et Atchadam de chercher à y faire obstruction ainsi qu’aux réformes pour des motifs inavoués.

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