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ACCORD DE PARIS : L’engagement du Togo est aussi fort

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Deux ans après la COP 23, l’inquiétude est palpable auprès de tous ceux qui avaient placé leurs espoirs en l’accord de Paris. Pour cause, le retrait fracassant des Etats Unis. Et pourtant, de petits pays comme le Togo, véritables victimes des effets du changement climatique, continuent de faire d’efforts afin de tenir leurs engagements. Revue.

 

Fin 2015, après  deux semaines de négociations serrées, la COP21 de Paris débouchait sur un texte qualifié d’historique : le premier accord universel juridiquement contraignant sur le climat. Les Etats signataires se sont engagés à contenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C. Deux ans plus tard, alors que la COP23 de Bonn, a connu son épilogue, les résultats sont mitigés.

Un accord  d’etape

Tout d’abord, il faut rappeler que l’Accord de Paris n’était qu’une première étape. Entre-temps, la COP22 de Marrakech a  permis d’adopter un programme de travail pour parvenir à appliquer cet accord, tandis que la COP23 a permis de négocier les règles d’application. La COP24, qui aura lieu fin 2018 en Pologne, sera consacrée à un bilan d’étape collectif et à la définition du « mode d’emploi » du pacte de Paris, par exemple concernant le mode de vérification des engagements.

Au-delà de ce calendrier institutionnel, le contexte international a bien changé depuis 2015. L’annonce du retrait des Etats-Unis, décidé par Donald Trump en juin 2017, a douché l’euphorie qui avait suivi l’Accord de Paris. Le président américain a accusé le texte de « tuer 2,7 millions d’emplois » et de « désavantager l’économie américaine », alors que les Etats-Unis demeurent aujourd’hui le deuxième pollueur de la planète et ont émis davantage de CO2 au cours de leur histoire que n’importe quel autre Etat.

Cette décision américaine fait planer la menace que les pays signataires les plus sceptiques puissent trouver là un motif suffisant pour renoncer à leurs propres objectifs. Heureusement, « le retrait américain n’a pas eu d’effet de lâchage » parmi les gouvernements, a dit la directrice de la European Climate Foundation.

Un cap toujours ambitieux

Au cours de l’année 2017 marquée par des désastres de grande ampleur, des études ont continué à tirer la sonnette d’alarme, comme le rapport annuel sur l’action climatique mondiale publié par l’ONU le 31 octobre. « Les engagements actuels des Etats couvrent à peine un tiers des réductions d’émissions nécessaires, creusant un écart dangereux annonciateur de grands dérèglements (canicules, inondations, ouragans…) », a souligné Erik Solheim, directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). La révision des engagements nationaux, prévue en 2020 par l’Accord de Paris, sera « la dernière occasion » de trouver la bonne trajectoire pour 2030 : sinon, « il est extrêmement improbable » que le monde reste sous 2 °C. Il faut rappeler que l’Accord de Paris sur le climat est ratifié par la majorité des Etats parties (172 pays sur 196). « La plupart des Etats sont en train d’élaborer des mécanismes d’application de l’Accord de Paris (cadre stratégique pour la mise en œuvre de leurs CPDN) » explique un expert togolais.

Le Togo sur la bonne voie

« Sur le plan de la mobilisation des ressources financières, 10,3 milliards USD ont été mobilisés dont 130 millions pour les activités d’appui préparatoire et 2,65 milliards pour 54 projets dans 73 pays (1 pour le Togo). » explique un document du ministère de l’environnement et des ressources forestières du Togo.

Au titre du projet approuvé, le Togo a bénéficié d’une allocation financière à hauteur de 10 millions d’Euros pour la mise en œuvre du projet Alliance Mondiale de lutte contre les changements climatiques (AMCC).

Parmi les menaces climatiques auxquelles fait face le pays, il faut noter celles de la sécheresse, de l’insécurité alimentaire, des inondations et de l’avancée de la mer avec pour conséquences l’aggravation du phénomène de l’érosion côtière.

Le gouvernement togolais ayant ratifié l’Accord de Paris le 28 juin 2017, les stratégies de mise en œuvre  sont en cours notamment la mise en place du cadre institutionnel, législatif et réglementaire devant faciliter la mise en œuvre des CPDN.  L’idée est de mobiliser les acteurs et de renforcer leurs capacités d’acteurs de développement pour la mobilisation des fonds climats dans la perspective de la lutte contre les changements climatiques.

Le Togo a aussi bénéficié d’un appui technique et financier pour la mobilisation des ressources au titre du Fonds vert climat, des appuis de la Banque Africaine de Développent (BAD) à hauteur de 10 millions de USD pour la mise en œuvre des projets de résilience des infrastructures en zone côtière, des appuis de la Banque mondiale pour la mise une œuvre du programme de gestion du littoral de l’Afrique de l’Ouest (WACA).

Le Togo a enfin élaboré sa contribution prévue déterminée au niveau national (CPDN) avec pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) à hauteur de 11,14 % au titre de la contribution du Togo à l’objectif mondial de réduction des GES et de lutte contre les changements climatiques.

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