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Affaire de la fausse athlète togolaise aux JO de 2014 : les sanctions sont tombées

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Nos confrères de la Nouvelles Tribune révélaient la semaine dernière qu’un scandale secouait le Comité National Olympique Togolais (CNOT). Il s’agit de l’inscription de l’athlète Alessia Dipol aux Jeux Olympiques ( JO) d’hiver de Sochi en 2014 en tant que Togolaise, alors qu’elle n’en avait pas la nationalité. Depuis, les sanctions sont tombées : messieurs Dogbo, Ramanou et Evenamede écopent de trois ans de suspensions de toute activité et fonction liée à la gestion des associations sportives sur toute l’étendue du territoire national togolais.

L’histoire commence en février 2014. Aux JO d’hiver de Sotchi (Russie), le Togo est représenté pour la première fois dans un sport de glisse par deux athlètes : Mathilde-Amivi Petitjean skieuse de fond, franco-togolaise et Alessia Afi Dipol, présentée comme italo-togolaise. En 2018, nouveaux jeux olympiques, cette fois-ci en Corée du Sud. Les deux athlètes sont encore retenues pour représenter le Togo parce qu’ayant rempli les minimas. Sauf que contrairement à mademoiselle Petitjean, Dipol ne réussit pas à présenter des documents établissant sa nationalité togolaise, comme le souhaite le CNO, dont le bureau a été entre-temps renouvelé. Celui-ci écrit donc à l’athlète pour lui interdire de se présenter sous les couleurs togolaises. Peine perdue. Alessia Dipol passe outre cette interdiction et se présente à Pyeongchang pour obtenir son accréditation. Sans succès. Son nom sera purement et simplement supprimé de la liste des participants.
Interpellé par le Comité International Olympique (CIO), le nouveau bureau du CNO saisit à son tour son prédécesseur sur les conditions de participation de Dipol aux JO de 2014. Les explications fournies par ce dernier n’ont visiblement convaincu le CNO , d’autant plus que l’intéressée avait déjà compéti en 2012 et 2013 à plusieurs évènements sportifs sous le drapeau indien. Par 08 voix contre 02 abstentions sur les 13 membres présents, le CNO a donc décidé de sanctionner les responsables de ce qu’il convient d’appeler le « Sotchigate ».
3 ANS DE SUSPENSION :
Selon le CNO, l’inscription d’Alessia Dipol aux JO de Sotchi sans que les responsables concernés par le dossier n’aient pas été en mesure de fournir les documents togolais de l’athlète est grave et viole les règles du CIO en la matière, notamment l’article 41 qui stipule que chaque athlète doit ressortissant du pays qui le présente. Or, il est constant comme l’a reconnu l’ancien président du CNO lui-même, que mademoiselle Dipol n’a pas la nationalité togolaise et que son seul lien avec le Togo est les investissements réalisés par son père dans le pays. Au surplus, le CNO note que la situation entraîne des conséquences fâcheuses pour lui vis-à-vis du CIO.
De fait, monsieur Auguste Dogbo, ancien président du CNO est suspendu de toute activité et fonction liée à la gestion des associations sportives sur toute l’étendue du territoire national togolais pour une période de trois (03) ans. Monsieur Roger Kossi Evenamede, président de la Fédération Togolaise des Sports de Glisse et de Ski écope de la même sanction, tout comme son secrétaire général, monsieur Owolabi Ramanou.
Par ailleurs, il est retiré à la Fédération Togolaise des Sports de Glisse et de Ski et ce jusqu’à nouvel ordre toute voix délibérative lors des réunions du conseil d’administration et des congrès électifs du Comité National Olympique du Togo.

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