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C14 : LEADERS CHERCHENT MANIFESTANTS DESESPEREMMENT

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Cette semaine devrait être le grand retour de la mobilisation des militants de la coalition des 14 (C14) partis politiques de l’opposition. La grande démonstration de force devrait s’étaler sur trois jours, les 25, 26 et 28 avril, boostée par « l’esprit de la fête de l’indépendance ». Finalement, les manifestations annoncées auront pschitt, aucun rassemblement n’a pu s’organiser, faute de manifestants.

Quelle leçon tirée après deux des trois jours d’appel à manifester par la C14 qui n’aura pas été suivi ? En attendant que les analystes se prononcent ou encore que l’avenir ne tranche, il est patent que les manifestations projetées ont été un véritable échec, un camouflet pour les organisateurs. En dépit de la grande campagne médiatique et de l’exploitation tous azimuts des réseaux sociaux, et malgré « l’audio » de l’invisible Tikpi Atchadam appelant à prendre d’assaut les macadams togolais et partagé à souhait, les militants ont préféré rester chez eux. Pas un seul manifestant dans les rues de Lomé, où la circulation comme les activités ont tourné normalement.
Pourtant, la C14 avait annoncé une mobilisation record, indiquant vouloir démontrer sa détermination face au pouvoir dans le bras de fer qui les oppose sur les questions de réformes. Sa porte parole, Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, la qualifiant d « ’interdiction déguisée », avait même affirmé la volonté des leaders de ce regroupement, de braver la ferme recommandation du gouvernement, les enjoignant de changer d’itinéraires. « Il n’en est pas question » avait-elle soutenu. De fait, après les marches projetées lors du sommet extraordinaire de la CEDEAO et finalement avortées pour cause d’interdiction, la C14 est cette-fois ci confrontée à une démobilisation de ses militants. Il lui faudra en tirer toutes les conséquences et trouver une meilleure formule pour la réalisation des réformes qui ne peuvent être que consensuelles. Le tout « rue » est visiblement de moins en moins validé par les manifestants, lassés par des marches récurrentes depuis près de 210 jours.

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