Classement mondial de la liberté de la presse 2018 : le Togo classé 86è sur 180 pays.

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L’édition 2018 du Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) « témoigne de l’accroissement des sentiments haineux à l’encontre des journalistes.» « L’hostilité revendiquée envers les médias, encouragée par des responsables politiques et la volonté des régimes autoritaires d’exporter leur vision du journalisme menacent les démocraties » peut-on lire en introduction du rapport.

Le Classement mondial de la liberté de la presse, qui évalue chaque année la situation du journalisme dans 180 pays, révèle un climat de haine de plus en plus marqué. L’hostilité des dirigeants politiques envers les médias n’est plus l’apanage des seuls pays autoritaires comme la Turquie (157e, -2) ou l’Egypte (161e), qui ont sombré dans la “média-phobie” au point de généraliser les accusations de “terrorisme” contre les journalistes et d’emprisonner arbitrairement tous ceux qui ne leur prêtent pas allégeance.
De plus en plus de chefs d’Etat démocratiquement élus voient la presse non plus comme un fondement essentiel de la démocratie, mais comme un adversaire pour lequel ils affichent ouvertement leur aversion. Pays du Premier amendement, les Etats-Unis de Donald Trump figurent désormais à la 45e place du Classement, en recul de deux places. Le président adepte du “media-bashing” décomplexé, en qualifiant les reporters d’“ennemis du peuple”, use d’une formule utilisée autrefois par Joseph Staline. La Norvège et la Suède trustent toujours les deux premières places , tandis que l’Erythrée (179è) et le Corée du Nord (180è) continuent à fermer la marche.
Le Togo stable :
L’Afrique conforte sa troisième place dans le Classement des zones géographiques avec un indice global qui s’est légèrement amélioré par rapport à 2017. Les situations restent très contrastées sur le continent, où les journalistes sont encore régulièrement victimes d’intimidations, d’agressions ou d’arrestations.
La Namibie (26e), qui n’a toujours pas adopté la loi promise sur l’accès à l’information, cède sa première place régionale au Ghana (23e). Les trous noirs de l’information restent quant à eux trop nombreux : l’Erythrée (179e), avant-dernière du Classement mondial, Djibouti (173e), le Burundi (159e), ou encore la Somalie (168e), avec quatre journalistes tués lors d’attaques terroristes en 2017, sont les pays africains où la liberté de la presse est constamment étouffée. Le Togo reste stable à la 86è place, celle qu’il occupait déjà dans le classement 2017.

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