Échec de l’adoption du projet de révision constitutionnelle à l’Assemblée

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Le projet de révision constitutionnelle sensé être adopté au plus tard le 30 novembre n’a pas abouti ce jour. La séance a été simplement ajournée pour cause d’absence de l’opposition parlementaire.

« Nos collègues de l’opposition ne sont pas arrivés, bien qu’ils aient eu l’information par un communiqué officiel. Dans ces conditions, on ne pouvait pas aller jusqu’au fond de ce texte, procéder à son adoption dans les conditions actuelles. C’est pour cela que, conformément aux dispositions de notre règlement intérieur, la plénière a été ajournée », a expliqué Christophe Tchao, le président du groupe parlementaire Unir (majorité présidentielle).

Les partis de l’opposition parlementaire (ANC, ADDI, CAR) souhaitent adopter les propositions de texte de réformes de la constitution envoyées par la Cédéao et non celui adopté en Conseil des ministres par le gouvernement.

Concrètement, ils souhaitent l’introduction du bout de phrase « en aucun cas nul ne peut faire plus de deux mandats » et faire appliquer le nouveau texte au président actuel.

Ce nouveau blocage est similaire à la situation de septembre 2017, a commenté le président de l’institution, Dama Dramani.

« En septembre 2017, nous avions déjà adopté un texte aux 2/3 de la majorité qui devait conduire à un référendum. Les mêmes personnes qui n’ont pas accepté de s’associer pour que la réforme soit adoptée par voie parlementaire nous ont poussé à des négociations qui se poursuivent et le référendum n’a pu être organisé », déclare-t-il.

A défaut des 4/5, les députés de la majorité pourraient voter le texte au 2/3 balisant la voie au référendum que seul le président de la république peut convoquer (article 144 de la constitution).

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