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A PEKIN, FAURE GNASSINGBE PLAIDE POUR LE MULTILATERALISME

Au deuxième jour de son séjour en Chine, le Chef de l’Etat  a été l’invité en début de matinée de l’Institut de Diplomatie de Pékin. Devant les étudiants, Faure GNSSINGBE a plaidé pour le multilatéralisme et pour la résolution des conflits internationaux par la concertation.

A la tribune de la salle de conférence de l’Institut, le Président de la République a planché sur le thème «  Relations bilatérales sino-togolaises, la paix et la sécurité en Afrique ». Pendant une dizaine de minutes, monsieur GNASSINGBE a exposé sa vision de la coopération internationale. Partant de l’histoire contemporaine de son pays qui eut pendant plusieurs années,  de difficiles relations de voisinage avec certains des pays limitrophes, il a expliqué que cette situation  a motivé la démarche initiée par feu Gnassingbé Eyadéma auprès de son homologue nigérian de l’époque, le général Yakoubou GOWON, pour la mise en place d’un cadre de dialogue et de concertation. Celui-ci donnera au final naissance à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), institution sous-régionale aux objectifs économiques, avec des motivations affichées ou sous-tendues politiques. La CEDEAO sera imitée dans les autres zones africaines par la création d’institutions aux mêmes visées. Pour le numéro 1 togolais, même si ce cadre n’a pas résolu tous les conflits, loin s’en faut, il a permis d’éviter l’installation durable de situations crisogènes, qui auraient été préjudiciables pour une sous-région et des populations devant faire face à de nombreux défis. Il a souligné que l’existence de la CEDEAO a fait faire au Togo l’économie d’une guerre avec certains de ses voisins, autrefois marxiste-léninistes avec des postures franchement hostiles au régime togolais. Faure GNASSINGBE en a donc tiré l’intime conviction que seuls le dialogue  et la concertation peuvent mettre le monde à l’abri des récurrents conflits. Il en a profité pour saluer les « architectes » de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) devenue Union Africaine (UA) qui partageaient également cette vision. De fait,  a-t-il fustigé les « aventures hasardeuses «  et les « guerres propres pour imposer la liberté et la démocratie ». Sans remettre en cause le droit à l’intervention humanitaire, il a soutenu l’idée d’une résolution des conflits qui s’inscrive dans la durée et tienne compte d’une analyse globale de la situation. Il s’est saisi de l’exemple libyen avec la disparition de Mouammar Khadafi et avec lui, de l’état de la Lybie, avec comme conséquence l’instabilité dans la zone  Sahero-sahélienne, la déstabilisation de pays comme le Mali   et la circulation d’armes de guerres. Pour lui, les initiatives solitaires, mêmes motivées par de bonnes intentions, sont à proscrire. Il a donc plaidé pour le multilatéralisme, le respect du principe de la non ingérence. Saluant la Chine pour son rôle joué dans l’instauration et la pérennisation d’un certain équilibre dans les relations internationales, il s’est félicité de sa parfaite convergence de vue avec celui-ci. 

 

 

 

 

Last modified onlundi, 30 mai 2016 08:08