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Justice : Alberto Olympio réclamé par les juges le 31 août

Comme on pouvait s’y attendre, le patron du Parti des Togolais n’a pas répondu à la convocation de la justice le 17 août dernier. Un nouveau rendez-vous lui a été fixé pour le 31 août prochain. 

 

L’affaire poursuit lentement mais sûrement son chemin. Le litige entre Cauris Management appuyé par le groupe Axxend contre Alberto Olympio passera de nouveau au prétoire le 31 août. Motif, l’informaticien, président du Parti  des Togolais n’a pas honoré de sa présence le face-à-face du 17 août avec les juges. L’affaire présentée dans notre dernière parution est un différend d’ordre commercial entre des anciens partenaires d’affaires, différend que certaines personnes souhaitent porter sur le terrain politique pour des raisons inconnues.

 

 

Paris-Lomé en deux semaines

 

Sur tous les fronts, notamment médiatique, l’avocat de l’ex Patron d’Axxend reste finalement le seul à s’exprimer sur le dossier. Les conseils des plaignants préférant « se taire et laisser dire le droit ». Interrogé sur la localisation de son client, Me Célestin Agbodan aurait indiqué la présence du président du Parti des Togolais à Paris (France), en pointant devant les juges l’impossibilité pour lui d’être à Lomé le 31 août pour répondre à l’injonction du tribunal de se présenter à la barre.

 

Faut-il plus de deux semaines pour effectuer un trajet entre Paris et Lomé ? Il est clair que dans cette affaire, l’accusé a son mot à dire, notamment si l’on se réfère aux publications de ses soutiens. « Le renvoi du procès au 31 Août n’est qu’une tentative de passage en force par le procureur et l’accusation dans un dossier qui est en train de leur « brûler les doigts « depuis que la défense exerce son droit à la parole et passe à l’offensive », a ainsi réagi « la cellule de communication » d’Alberto Olympio. La défense de ce dernier estime qu’il sera difficile de notifier l’injonction du tribunal à son client. On peut légitimement se demander comment se débrouille l’avocat pour répondre à la justice au nom de son client s’il ne peut le contacter et lui notifier des décisions de la justice.  Un Paris-Lomé avec la compagnie qui effectue le plus d’escales sur le trajet n’excède pas 14 heures de voyage... 

 

Contre-attaque

 

Le camp du Patron du Parti des Togolais a décidé de contre-attaquer en portant plainte contre le procureur de la République Essolizam Poyodi et le juge Adoyi Awi du deuxième Cabinet d’instruction.

Une mystérieuse affaire de « manipulation de documents, de collusion entre le procureur et le juge du second cabinet d’instruction » serait à l’origine de cette plainte dont l’objectif est d’annuler l’instruction pour vice de procédure. Une telle plainte devrait-elle bloquer la procédure actuelle ou être étudiée séparément ? « Il s’agit d’un dilatoire volontairement orchestré pour gagner du temps, bloquer le procès actuel et renforcer l’idée de machinations », indique-t-on dans le camp des accusateurs de l’informaticien. De quoi s’agit-il ?

 

Pour la défense, le 5ème substitut du Procureur aurait pris en début d’année une ordonnance de non-lieu pour un certain nombre de chefs d’accusation dans l’affaire Alberto Olympio / Cauris Management et Axxend dont l’actuel dirigeant a également fait le déplacement de Lomé le 17 août dernier. Le substitut aurait notifié sa décision à l’avocat de la défense.

 

Mais quelques temps après, une nouvelle décision du parquet aurait été prise avec les mêmes références que celle notifiée précédemment à l’avocat de la défense. Cette nouvelle décision défavorable à Alberto Olympio aurait dû, selon ses soutiens, porter « la bonne date » avec inscription dans le registre de transmission. Une question de droit se pose. Le procureur n’a-t-il pas autorité pour contredire les conclusions de son substitut ?

 

 

Poursuite de la procédure

 La justice a décidé de poursuivre le procès ouvert le 17 août, étant entendu que la plainte déposée par le conseil de M. Olympio est également en instruction dans une procédure bien distincte de celle en cours. Au Togo, sanctionner les hauts magistrats n’est plus un tabou. Il y a quelques jours, le Président de la Cour d’Appel de Lomé a été lourdement sanctionné par le Conseil Supérieur de la Magistrature dans une affaire de non disponibilité de décision et de pression sur un avocat...

 

On pourrait donc dire que les magistrats visés par la plainte du Président du Parti des Togolais savent très bien ce qu’ils encourent en cas de manquement à leurs obligations.

 

En attendant, il est fort souhaitable que dans un souci d’administration équitable de la justice, les protagonistes de l’affaire Alberto Olympio/ Cauris Management & Axxend se retrouvent le 31 août devant le tribunal.