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Clément AGANAHI explique le système « SUCCES » et fait des révélations sur Edem ATANTSI.

Au cœur d’une vive polémique depuis plusieurs semaines pour avoir proposé un système de compilation des résultats de vote considéré  par l’Alliance Nationale de Changement comme le cache-sexe d’un mécanisme de fraudes,  Clément AGANAHI, expert auprès de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et concepteur du contesté   « SUCCES », est  sorti enfin de son silence lors d’un séjour à Paris ( France) il y a quelques jours. Dans une interview exclusive accordée à notre confrère Koffi S. SASSA, le Béninois explique le dispositif  et se lâche sur Edem ATANTSI de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC).

Selon l’expert béninois, le dispositif SUCCES a été réalisé par plus de mille (1000) jeunes Togolais. C’est un système qui viserait  principalement à sécuriser  les résultats devant les électeurs dans le bureau de vote, en collectant avec un téléphone simple utilisé par deux membres du bureau de vote de tendance politique opposée, les résultats avant le transport de l’urne vers la Commission Electorale Locale Indépendante (CELI). De fait,  chaque électeur qui le souhaiterait, pourra en envoyant son numéro de carte d’électeur par SMS au numéro 1010, recevoir les résultats de son bureau de vote. « Ainsi plus aucun candidat ne pourra manipuler les résultats et les esprits des citoyens seront apaisés » assure-t-il. SUCCES permet également d’après lui,  de  suivre en temps réel le travail de centralisation des procès-verbaux au niveau des CELI, en retransmettant les copies de chaque ligne des fiches de centralisation des résultats signée par le président et le rapporteur de chaque bureau de vote et le président de la CENI. 

Faisant référence aux dispositions du Code électoral, il rappelle  que seuls les procès-verbaux  fondent  la proclamation des résultats provisoires par la CENI et définitifs par la Cour constitutionnelle. « Ces procès-verbaux sont donnés à tous les candidats dont les représentants sont dans les bureaux de vote et sont pris en charge par la CENI et l’Etat. Par ailleurs tous les procès verbaux sont disponibles à la CENI pour tous les citoyens qui désirent les consulter pendant 3 mois après chaque scrutin selon le code électoral en vigueur » précise-t-il. Et de relever que   «  seule la CENI sur la base des procès-verbaux de centralisation établis par les CELI, effectue le recensement général des votes et la proclamation des résultats provisoires. En tant que organisateur , la CENI a besoin de moyens de vérification du travail qu’il reçoit de ses démembrements pour s’assurer en cas de contestation que le travail n’a pas été biaisé à un niveau donné, d’où la solution SUCCES »

Monsieur AGANAHI indique enfin  que comme dans toutes les démocraties modernes,  pouvoir donner des résultats partiels sécurisés permet d’informer les citoyens de l’avancement des travaux de centralisation au niveau des résultats et évite les rumeurs qui préparent les esprits à la violence. 

SUCCES AU SECOURS DE L’ANC :

Pour soutenir ses explications, l’expert affirme par exemple que SUCCES avait profité à l’ANC lors des législatives de 2013. Il raconte qu’en effet, dans la circonscription de l’OGOU-ANIE, les 4 sièges avaient été attribué au parti Union pour la République (UNIR)  par la CELI. Mais la CENI, lors du recensement général des votes, en confrontant les données de SUCCES et les procès-verbaux,  a pu rectifier des erreurs de calcul et attribuer finalement un siège au CST/ANC et 3 sièges à UNIR comme l’avait calculé SUCCES sur la base des résultats partiels validés par les procès-verbaux faxés et saisis à la CENI. «  Voici la démonstration de l’utilité de SUCCES » a-t-il conclu.

LE BENINOIS EDEM ATANTSI.

Sur  la tourmente médiatique dont il est victime, il en attribue les raisons «  à la jalousie d’un frère ». En effet, monsieur AGANAHI révèle que Edem ATANTSI se serait présenté à lui comme un frère, ayant fait toutes ses études dans ce pays,  y a même été fonctionnaire de l’Etat béninois et militant du Parti Communiste Béninois (PCB).  Il aurait connu la prison sous le régime révolutionnaire de Matthieu KEREKOU avant de se retrouver au Togo à sa libération, pour poursuivre son militantisme politique plus tard au sein de l’Union des Forces de Changement (UFC.) « . Pour moi c’est la jalousie d’un frère béninois dû  à ma réussite professionnelle qui expliquerait les attaques orchestrées par celui que je considérais comme un frère contre moi » explique-t-il.  Pour démontrer la mauvaise foi de monsieur ATANTSI, il déclare inviter l’opinion à consulter la page 46  du « Rapport des activités de la CENI » publié en Septembre 2013, qui indique la position de l’institution à propos de la transmission électronique des résultats. «  Le sieur ATANTSI siégeait dans le comité de rédaction qui comprenait toutes les tendances et a salué l’innovation SUCCES » 

 

Télécharger l'intégralité de l'interview ici

 

 

 

 

 

 

Last modified onvendredi, 17 avril 2015 18:29