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La version « spéciale » de Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson sur le scrutin du 25 avril.

Malgré la proclamation par la Cour Constitutionnelle des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 25 avril dernier et la prestation de serment du président élu Faure GNASSINGBE mettant ainsi fin au processus électoral, le perdant Jean-Pierre FABRE continue de  s’autoproclamer vainqueur, sur la base des procès-verbaux de  26 des 42 Commissions Electorales Locales Indépendantes ( CELI) que compte le Togo. Invitée ce dimanche chez nos confrères de Nana FM, Mme Brigitte ADJAMAGBO-JOHNSON, présidente du Combat pour l’Alternance Politique en 2015 (CAP 2015) qui a porté la candidature de monsieur FABRE, a fait une lecture toute particulière et truffée de contre-vérités sur le processus ayant abouti à la proclamation des résultats par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).  

Selon Mme ADJAMAGBO, le général Siaka SANGARE, responsable de la mission d’information envoyée par  l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)  dans le cadre du processus électoral, aurait découvert   que les résultats étaient en train d’être proclamés lorsqu’il s’est rendu à 18h 30 au siège de la CENI pour une réunion du Comité d’accompagnement qu’il présidait. Il en aurait alors fait cas par téléphone à Jean-Pierre FABRE qui l’avait joint un peu plus tôt pour lui confier qu’il considérerait toute proclamation sans satisfaction de ses exigences comme « un coup de force.»

Sauf que le général malien n’a pas pu faire cette prétendue déclaration pour la simple et bonne raison qu’à l’heure indiquée (18H30), aucun résultat n’avait été proclamé. En effet, c’est bien après le journal de 20 heures qui a duré une trentaine de minutes, que monsieur Taffa TABIOU président de la CENI a commencé à donner les résultats provisoires. Au début de l’édition, il avait été  interrompu par l’irruption sur le plateau de son vice-président, Francis Pédro AMUZUN, alors qu’il venait annoncer la proclamation à venir des résultats.

Par ailleurs, madame ADJAMAGBO prétend que les présidents Alassane Ouattara et John Mahama Dramani partageaient l’idée que la CENI règle les questions d’irrégularité avant la proclamation des résultats. Ce qui là aussi est complètement faux puisque les deux chefs d’Etat avaient « intimé l’ordre à la CENI de s’exécuter », soutenant au cours de leur conférence de presse conjointe qu’on devrait laisser chaque institution jouer son rôle ; notamment la Cour Constitutionnelle pour connaître du contentieux le cas échéant.

La Présidente de CAP 2015 met également en doute le communiqué de félicitation signé par la secrétaire générale de l’OI, Mme Michaëlle Jean et publié par les médias d’Etat. Elle allègue qu’elle n’en serait pas l’auteure. Joints par notre rédaction au téléphone, les services de la Canadienne confirment que ledit communiqué est bien authentique et accessible sur le site internet de l’organisation. Sur la position prétendue du général SANGARE, ils indiquent que la déclaration de la secrétaire générale se réjouissant du processus et félicitant Faure GNASSINGBE pour sa réélection, n’aurait  pu se faire que sur la base des éléments transmis par le chef de mission, qui n’est autre que l’officier malien. (Lire le communiqué ci-dessous).

DESINFORMATION :

Visiblement, la stratégie adoptée par CAP 2015 est  le jusqu’au-boutisme, quitte à prendre beaucoup de liberté avec les faits mais également à jouer sur la crédulité d’une partie de leurs électeurs. En effet, lors de la même émission, la secrétaire générale de la CDPA a indiqué que sa coalition a saisi l’OIF pour venir expertiser les résultats. Tout en sachant très bien qu’avec la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle et la prestation de serment, la page des élections est tournée et qu’aucune action, de quelque nature que ce soit, ne pourrait plus remettre en cause les résultats. Qu’au demeurant, l’OIF ne saurait dépêcher une mission au Togo qu’à la seule demande du gouvernement togolais ; et sans doute pas sur sollicitation de CAP 2015 qui plus est, en rapport avec un scrutin considéré comme crédible par l’organisation et dont elle a félicité le vainqueur.  Cette sortie surprenante de la part du  professeur de droit qu’est madame ADJAMAGBO ne l’est plus forcément lorsqu’on regarde ses positions de plus en plus radicalisées, populistes avec un brin de démagogie, depuis 3 ans. En parfaite contradiction avec la ligne qu’a été celle de son parti lorsqu’il était dirigé par le Pr Léopold Gnininvi à l’arrivée de Faure Gnassingbé en 2005 et sa participation au gouvernement. Si son aversion pour le Premier Ministre Arthème Ahoomey-Zunu pour des raisons privées explique selon certains cette posture radicale ; d’autres y voient plutôt une stratégie de Brigitte ADJAMAGBO en vue de conquérir un siège de député en 2018, en faisant route avec l’ANC.

 

Télécharger le communiqué de l'OIF

 

 

Last modified onlundi, 11 mai 2015 19:56