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La CDPA veut repenser la lutte démocratique au Togo

Mme Adjamagbo-Johnson, SG de la CDPA Mme Adjamagbo-Johnson, SG de la CDPA

« Repenser la lutte pour mieux relever les défis »,  c’est autour de ce thème que s’est ouvert ce samedi 5 septembre 2015 à la Maison de la santé à Lomé le sixième congrès statutaire de  la Convention démocratique des peuples africains (CDPA).

Ce congrès qui se tient au lendemain du scrutin présidentiel d’avril dernier, permettra au parti socialiste  togolais de tirer les leçons de 25 ans d’échec de l’opposition et particulièrement de cinq échecs consécutifs de l’opposition à l’élection présidentielle.

Déjà à l’ouverture des travaux, le secrétaire général par intérim du parti, Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson a fait le diagnostique de ces échecs.  Si l’alternance ne fut pas au rendez-vous, c’est pour deux raisons au moins, déclare-t-elle. « Le régime était prêt à tout, mais vraiment à tout, pour conserver le pouvoir ; mais l’opposition lui a facilité la tâche, parce que divisée et c’est dommage », explique-t-elle.

Au pouvoir, la première femme candidate à une élection présidentielle au Togo, lui reproche d’avoir déployé  une fois encore les moyens de l’Etat pour s’agripper au pouvoir. « Tout a été fait pour refuser la vérité des urnes. Aux nez et à la barbe du peuple et de tous, un énième coup de force a encore été perpétré ».

Pour Mme Adjamagbo-Johnson « L’élection présidentielle de 2015 est sortie de son cadre légal avant et pendant le scrutin et les autorités de fait n’ont ni la légalité, ni la légitimité… Elles le savent ! Tout le monde le sait ».

Dans ces  critiques, le SGi de la CDPA n’épargne pas certains de ces camarades de l’opposition qu’elle appelle ceux qui  ont joué contre « leur propre camp » et ont cautionné le « coup de force électorale » d’avril dernier. « Fallait-il vraiment  défendre ces réformes constitutionnelles et institutionnelles au point d’appeler le peuple au boycott d’une élection cruciale et certainement décisive pour l’alternance ? », s’interroge-t-elle.

Pour autant la  CDPA ne tourne pas la page des réformes politiques.  « Nous allons continuer de nous battre pour ces réformes politiques ».

Face à ces divisions de l’opposition, la dame de fer, trouve « impérieux que les formations politiques qui se reconnaissent des affinités, resserrent les rangs et définissent des  bases solides de collaboration ainsi que des stratégies susceptibles de leur permettre de venir à bout du régime dictatorial ».

Auparavant, le tout premier secrétaire général du parti, le professeur Léopold Messan Gnininvi, a salué l’esprit du patriotisme dont a toujours fait montre ce parti en faisant passer l’intérêt du pays avant son propre intérêt. Il a également remercié ses camarades de lutte pour le soutien apporté à la CDPA et félicité le bureau parti.

Notons qu’à l’ouverture du congrès des partis amis notamment ceux du Combat pour l’alternance pacifique (CAP 2015) ont adressé des messages de soutiens aux congressistes.

Ce congrès devra accoucher aux refontes des textes du parti, au renouvellement des instances dirigeantes du parti. Ce congrès prend fin ce dimanche.

 

 

 

Last modified ondimanche, 06 septembre 2015 21:25