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Egalité-genre et autonomisation des femmes à l’honneur aux Nations Unies.

La Chine et l’ONUSIDA ont organisé ce dimanche au siège des Nations Unies (NU) à New-York, une session sur le thème « Egalité-Genre et autonomisation des femmes » et pour faire le point sur les résolutions et programme d’actions adoptés à Beijing (Chine) en 1995 lors de la  quatrième Conférence mondiale sur les femmes, placée sous le thème : «   Lutte pour l'égalité, le développement et la paix. » Madame Victoire DOGBE, Ministre du Développement à la Base, membre de la délégation togolaise présente aux Etats-Unis, a participé à la rencontre.

Dans son message introductif, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, a réaffirmé la nécessité  d’une parité entière dans le monde et souhaité qu’elle devienne une réalité dans les différents pays.  Il a invité les gouvernants à appliquer des politiques nationales cohérentes en matière de parité et à en offrir  le financement nécessaire ; avec un suivi structuré des progrès réalisés.  

Pour Mme Gertrude Mongella, sous-secrétaire générale des NU, Division pour la promotion de la femme, les  États avaient pris des engagements il y a quelques années. Dès  aujourd'hui hui ils ont la possibilité de les renouveler, notamment l’arrêt des guerres, la tolérance 0 pour la violence à l’égard des femmes, le partage des ressources du monde de manière équitable avec les femmes, l’accélération du processus de participation de prise de décision aux côtés des hommes ou encore le respect de la dignité des femmes. Elle a félicité le Rwanda dont 60% des parlementaires sont des femmes. 


 

EXPERIENCE CHINOISE : 

Malgré qu’elles contribuent à la création des richesses, les femmes sont souvent marginalisées, victimes de discrimination de traitements inhumains et dégradants, et paient souvent le plus lourd tribut pendant les guerres ou les épidémies. De fait, même si le chemin reste long à parcourir, il est plus que nécessaire de reconnaître le potentiel des femmes afin qu’elles aient leur part des fruits du développement. L’expérience chinoise a démontré que plus les femmes sont impliquées, plus   les  productivité sociale et économique sont renforcées. 

Les Etats sont donc invités à protéger les droits de femmes,  à les intégrer dans leur politique de développement, à les faire participer au niveau le plus élevé dans la prise de décision

La Chine s’est engagée à donner 10 millions de dollars à  Onusida femme pour la mise en œuvre des recommandations de Beijing.

 

BEIJIING :

La Déclaration et le Programme d'action de Beijing ont été adoptés par consensus le 15 septembre 1995. La Déclaration reflète l'engagement de la communauté internationale au service de la promotion de la femme et de la mise en ouvre du Programme d'action, en veillant à ce qu'une perspective sexospécifique soit appliquée à toutes les politiques et tous les programmes aux niveaux national, régional et international. Le Programme d'action définit des mesures à prendre à l'échelon national et international pour la promotion de la femme au cours des cinq années qui nous séparent de l'an 2000.

 Le  Programme d'action est destiné à renforcer le pouvoir des femmes aux niveaux social, économique et politique, améliorera leur santé, facilitera leur accès à l'éducation et protégera leurs droits de reproduction. Le plan d'action définit des objectifs à atteindre à des dates spécifiques, engage les nations à appliquer des mesures concrètes dans des domaines tels que la santé, l'éducation, les prises de décisions et les réformes juridiques dans le but ultime d'éliminer toutes les formes de discrimination à l'encontre des femmes tant dans leur vie privée que dans la vie publique. La Conférence, qui a réuni près de 50 000 hommes et femmes, a axé ses travaux sur les problèmes interdépendants d'égalité, de développement et de paix, qu'elle a analysés sous un angle sexospécifique. Elle a mis l'accent sur les rapports cruciaux entre la promotion de la femme et les progrès de la société dans son ensemble. Elle a réaffirmé de façon claire que les problèmes de société doivent être abordés sous un angle sexospécifique de façon à assurer un développement durable.

Les problèmes soulevés dans le Programme d'action sont universels, tel est le message fondamental de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes. Des attitudes et pratiques profondément enracinées perpétuent l'inégalité et la discrimination à l'égard des femmes, tant dans la vie privée que publique, partout dans le monde. En conséquence, l'exécution du Programme d'action exige des changements de valeurs, d'attitudes, de pratiques et de priorités à tous les niveaux. La Conférence a signalé qu'elle s'engageait résolument en faveur de normes et critères internationaux pour l'égalité entre l'homme et la femme; que les mesures visant à protéger et promouvoir les droits fondamentaux de la femme et de la fillette, qui font partie intégrante des droits universels de la personne, doivent servir de base à toute action; et qu'il faut réorienter les institutions à tous les niveaux pour en accélérer la mise en ouvre. Les gouvernements et les Nations Unies sont convenus de promouvoir l'"intégration" d'une perspective sexospécifique dans leurs politiques et leurs programmes.

 

 

 

 

Last modified ondimanche, 27 septembre 2015 17:10