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PUTSCH AU BURKINA : Les coups de fil de Faure GNASSINGBE.

Si le coup d’état avorté du général Gilbert DIENDERE en septembre dernier au Burkina-Faso n’a pas fini de livrer tous ses secrets, on en sait chaque jour un peu plus sur certains de ses épisodes. Après les révélations à nos confrères du quotidien ouagalais Le Pays de l’ancien président Jean-Baptiste OUEDRAOGO sur les circonstances de la reddition de l’ex bras droit de Blaise COMPAORE, c’est au tour de Jeune Afrique de  lever le voile sur  l’intervention du Chef de l’Etat togolais Faure GNASSINGBE dans la crise.

Selon l’hebdomadaire panafricain dans sa parution du 25 octobre,  Faure GNASSINGBE a téléphoné au  général DIENDERE pour tenter de le convaincre de mettre fin à son coup d’état,  quarante-huit heures avant l’assaut des forces armées burkinabé contre le camp  Koom, ultime retranchement des putschistes, afin d’éviter un bain de sang.  Y compris en lui proposant une exfiltration pour le décider. Celui-ci aurait alors opposé un refus catégorique. Si une source proche de la présidence togolaise confirme la médiation de monsieur GNASSINGBE pour la remise sur selle de la transition et une issue pacifique à la crise, il écarte cependant l’offre qu’aurait faite le chef de l’état togolais à l’ancien commandant du Régiment de la Sécurité Présidentielle (RSP).

Par ailleurs, Jeune Afrique nous apprend que le 30 septembre, au lendemain de l’assaut victorieux et alors que DIENDERE s’était  réfugié chez le nonce apostolique, le président de la transition Michel KAFANDO a appelé Faure GNASSINGBE pour lui proposer d’accueillir l’épouse et le fils du général. L’idée lui aurait été soufflée par les médiateurs chargés de maintenir le lien entre ce dernier et les autorités et de négocier sa reddition afin de le rassurer. Le lendemain, alors que le président togolais a répondu  favorablement et informe KAFANDO qu’un avion est prêt à décoller pour Ouaga, celui-ci avance que ce n’était plus nécessaire ; le Premier ministre Issac ZIDA s’étant opposé à l’exfiltration de Fatou DIENDERE, la femme du général, la présumant  mouillée jusqu’au coup dans le putsch.

Ces informations révélées par le journal créé par Béchir Ben Yahmed,  qui posent  Faure GNASSINGBE en médiateur, viennent certainement mettre fin   aux rumeurs relayées par une partie de la presse togolaise, qui considéraient  le président de la république comme soutien aux putschistes. Commentaire d’un conseiller au Palais de Kégué : «  le mensonge a beau se lever tôt, la vérité finit toujours par le rattraper. » 

 

 

 

Last modified onlundi, 02 novembre 2015 17:44