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Echauffourées à Mango : L’opposition réclame la chute du gouvernement

 

 

 

Les événements survenu à Mango la semaine dernière et qui ont fait cinq morts et plusieurs blessés ont été l’objet d’une interpellation des députés  de l’Assemblée nationale. A l’initiative de deux députés : Isabelle Améganvi de l’ANC et Katou Nassou de l’UNIR ont interpellé les deux ministres impliqués dans cette affaire à savoir  le colonel YARK DAMEHANE de la sécurité et M. ANDRE JOHNSON, le ministre de l’environnement.

Il s’agit pour les députés de savoir ce qui justifie la perte en vues humaines pour une manifestation pacifique, les causes de ces manifestations,  la nouvelle politique de gestion des aires protégés sur le plan national.

Répondant à ces préoccupations, les ministres ont essayé d’expliquer le processus suivi jusqu’aux malheureux incidents. Un processus qui a été inclusif, selon les ministres ponctués de séances de sensibilisation des populations concernées.

« Il y a eu l’accompagnement des populations riveraines, l’implication systématique  des associations villageoises sur la protection des aires protégées, la délimitation consensuelle de deux aires protégées dans le but de rechercher avec les différents acteurs et partenaires les conditions nécessaires au bon fonctionnaire du projet », a déclaré le ministre de l’Environnement, M. André Johnson.

Le ministre de la sécurité présentant la situation au plan sécuritaire a regretté la tournure de la «  manifestion non autorisée ».

« Les coups de sommation partaient en l’air. Les manifestants étaient toujours sur place certains avançaient. A un moment donné, il y a eu des cris et deux personnes sont tombées du côté Sud du monument. Malheureusement c’étaient les premiers manifestants fauchés  », a-t-il déclaré.  

Non satisfaits de ces réponses, des députés ont demandé des questions d’éclaircissement. D’autres sont allés plus loin à l’instar de Jean Kissi, et Jean-Pierre Fabre ont demandé la démission des ministres responsables de cette situation. Me Doe-Bruce Ruben a pour sa part menacé que si le gouvernement ne démissionne pas son groupe parlementaire allait introduire une motion de censure contre le gouvernement quitte à ceux qui sont contre l’action gouvernementale de le soutenir.

Le président du parlement M. Dama Dramani a appelé à l’apaisement et à la non récupération politique de l’événement.

Notons qu’une minute de silence a été observé dès l’entame de la séance.

e.

 

 

 

Last modified onmercredi, 11 novembre 2015 14:08