Erreur
  • JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 989
Log in

MANGO : André JOHNSON offre sa démission.

Vivement pris à partie pour les évènements de Mango et quasiment lâché par les siens de l’Union des Forces de Changement (UFC), le ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, André JOHNSON a offert sa démission. C’était hier à l’Assemblée nationale, lors d’une séance de questions au gouvernement, relatives aux incidents du week-end dernier. 

Le moins qu’on puisse dire est que le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Yark DAMEHAME et son collègue de l’Environnement et des Ressources Forestières André JOHNSON, ont passé « un mauvais quart d’heure » au Parlement hier 10 novembre. Harcelés de questions, critiqués voire invectivés par moments avec des mots peu courtois sur les évènements malheureux de Dapaong et leur gestion, les deux membres du gouvernement ont dû faire profil bas. Ils ont tenté d’expliquer  les causes de ces incidents et ont présenté aux élus, les réponses apportées par le Chef de l’Etat  face à la situation. Des deux ministres, c’est surtout le représentant de l’UFC qui a subi la foudre des députés. Mais pas seulement. Ses propres amis du parti de Gilchrist OLYMPIO, notamment l’ancien ministre Brim Bouraïma DIABACTE, natif du milieu, l’a lâché, l’accusant sur les médias d’incompétence et de légèreté dans la gestion du projet. Ce qui a amené le ministre à souhaiter un départ du gouvernement, exprimé non seulement en privé mais également devant la représentation nationale.

Pour rappel, La ville de Mango a été le week-end dernier le théâtre de violents affrontements entre forces de l’ordre et manifestants hostiles à un projet de réhabilitation des aires protégées de la préfecture de l’Oti. Le bilan s’est élevé à 5 morts et plusieurs blessés.

Le  projet litigieux est une initiative de renforcement du rôle de conservation du système national d’aires protégées du Togo,   lancée en 2012.

Placé sous le parrainage du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM)  et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), il concerne quatre pays de la sous-région ouest-africaine, le Bénin, le Ghana, le Burkina Faso et le Togo.

Il s’agit notamment de borner des espaces destinés à la faune et la flore. Ainsi, les populations occupant illégalement ces zones seraient donc priées de se déplacer afin d’y préserver l’écosystème, dans un contexte international de plus en plus dominé par la problématique de la promotion de l’environnement. Le projet, exécuté jusqu’à 100 % dans certains pays comme le Bénin ou le Ghana, concerne au Togo trois préfectures, Kpendjal, Kéran et Oti.

Après les incidents, Faure GNASSINGBE a ordonné la suspension de la mise en œuvre du projet , en attendant une meilleure concertation et un dialogue élargi avec l’ensemble des acteurs concernés ; de même que des sanctions à l’encontre des éléments des forces de l’ordre, ayant outrepassé leurs prérogatives en matière de maintien d’ordre.

 

 

 

 

 

Last modified onmercredi, 11 novembre 2015 14:16