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HENRY GAPERI : « JE PARS LA TÊTE HAUTE »

Les manifestations de ce jour contre la hausse des produits pétroliers ont presque relégué au second plan la passation de service qui s’est déroulée en fin de matinée au siège de l’Office Togolais des Recettes (OTR). Le désormais ex-commissaire général Henry GAPERY, annoncé par certains médias et les sur les réseaux sociaux comme en fuite, a transmis les rennes de la régie financière à son successeur par intérim Kodzo ADEDZE, en présence du ministre de l’Economie et des Finances Sani YAYA  et de celle des membres du Conseil de Surveillance et d’Administration.  

Le nouveau patron de l’OTR inscrit son action dans la promotion de l’intégrité et entend renforcer les chantiers initiés par l’office. Evoquant le roi David, l’ancien commissaire des Douanes et des Droits Indirects, entend diriger l’OTR avec « les mains avisées comme ce fut le cas de la gestion du peuple d’Israël » a-t-il indiqué.

Pour son ministre de tutelle, monsieur ADEDZE a toutes  les compétences et les qualités nécessaires pour assumer cette ‘lourde’ et ‘exaltante’ mission. « Son esprit pragmatique, sa connaissance de la maison, son expertise de la douane et son intérêt des questions du secteur économique sont de véritables atouts », a-t-il soutenu. Toutefois, l’argent togolais a appelé le commissaire par intérim a faire preuve de souplesse dans la collecte des impôts et  à  desserrer  l’étau qui pèse sur les entreprises tout en faisant preuve d’innovation et de créativité.

M. Yaya a demandé à Kodzo Adedzé justice et équité fiscale. 

‘Il faut une équité et une justice fiscale pour que l’assiette soit la plus large possible et que ce ne soit pas les mêmes qui payent toujours l'impôt afin de ne pas tuer pas la poule aux oeufs d’or’, a-t-il déclaré.

Quant au sortant, il a affirmé  avoir prêché et pratiqué l’intégrité pendant les trois années à la tête de l’OTR. «  C’est donc avec la tête haute que je pars » a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que le plus grand trésor qu’il emporte avec lui (en écho aux rumeurs  des milliards de FCFA avec lesquels il aurait pris la fuite), est l’amitié nouée tout au long de son mandat avec bon nombre de collaborateurs.

Durant les trois dernières années, sous la direction du Rwandais, les recettes fiscales et douanières ont crû de 41%. Le défi est donc important pour son successeur qui devra mettre en confiance le personnel, simplifier le système fiscal, renforcer et poursuivre l’autonomisation des procédures au niveau des services opérationnels et créer les interfaces nécessaires.