Erreur
  • JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 989
Log in

Ouverture à Ouagadougou de l’atelier de facilitation des affaires dans l’espace UEMOA

L’atelier de facilitation des affaires dans l’espace UEMOA ( Union Economique Monétaire Ouest Africaine), organisé en partenariat avec BizClim, a ouvert ses travaux le  20 avril dernier  à Ouagadougou ( Burkina-Faso),  en présence de M. Thierry Barbe, chef de coopération à la Délégation de l’Union européenne au Burkina Faso et de M. Alain Faustin Bocco, directeur de cabinet du commissaire de l’UEMOA chargé du Département du développement de l’entreprise, de l’énergie, des télécommunications et du tourisme.

A travers cette réunion de haut niveau, rassemblant une quarantaine d’acteurs clefs de la réforme du cadre réglementaire des affaires et des représentants du secteur privé au niveau des pays et de la région, la Commission de l’UEMOA entend donner une nouvelle impulsion au Projet de facilitation des affaires dans l’espace UEMOA peut-on lire dans un  communiqué publié par l’institution.

L’objectif est de simplifier les procédures administratives, pour encourager la création d’entreprises, booster l’investissement privé et accélérer la croissance. Comme l’a rappelé M. Thierry Barbe, « l’UEMOA est essentielle à la capitalisation et à la diffusion des meilleurs pratiques en matière de facilitation des affaires (…). L’expansion du secteur privé, notamment les petites et moyennes entreprises (PME) est un moteur puissant de croissance économique et la principale source de création d’emplois».

M. Alain Faustin Bocco est revenu dans son allocution sur les avancées de ces dernières années et les défis qui restent à relever : « Je voudrais féliciter particulièrement le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Togo, qui figurent parmi les 10 meilleurs pays réformateurs dans le dernier rapport Doing Business. Si des progrès sont enregistrés, nous ne devons pas perdre de vue que les Etats membres de notre Union restent néanmoins classés à la queue du peloton. En effet, le Mali qui est le premier de notre espace est classé à la 146ème place sur 189 pays évalués et à la 19ème place sur les 47 pays d’Afrique subsaharienne. C’est la preuve que nous avons encore beaucoup de lourdeurs administratives à lever pour libérer le fort potentiel de développement de notre région et la rendre plus attractive aux investissements. Si certains Etats ont fourni des efforts importants, au point d’être classés parmi les meilleurs réformateurs, c’est qu’il est possible pour les autres d’en faire autant, sinon plus. L’une des voies pour y parvenir, c’est le partage des expériences et des bonnes pratiques. ». Au cours des cinq jours d’atelier, les participants vont exposer leurs réalisations passées et définir de nouveaux objectifs pour étendre la transparence à de nouveaux domaines et ainsi en permettre la simplification administrative. Il s’agira d’approfondir les savoirs des Etats membres sur la documentation en ligne des procédures, notamment à travers les systèmes eRegulations, et de diffuser plus largement l’information auprès des entrepreneurs et des investisseurs. Encadrés par des experts en climat des affaires, en système eRegulations et en communication, ainsi que par les responsables du Programme de facilitation des affaires de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), ils identifieront les opportunités et les défis à relever en matière de simplification, de clarification des procédures ou de communication auprès des entreprises. Chaque Etat-membre émettra à l’issue de l’atelier un plan d’action national pour poursuivre durablement et efficacement les efforts d’amélioration du climat des affaires et le développement du secteur privé.