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Santé de la reproduction : des journalistes outillés à Atakpamé

photo de famille des participants photo de famille des participants

La ville des sept collines, Atakpamé, a accueilli du 23 au 25 novembre 2015, un atelier de renforcement de capacités des communicateurs sur la santé de la reproduction et le dividende démographique. Les journalistes des médias publics et privés ont pris part à cette rencontre organisée par le Centre de formation et de recyclage en communication (CFRC) du Ministère de la communication, de la culture, des sports et de la formation civique (MCCSFC) avec l’appui technique et financier du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).

La rencontre d’Atakpamé s’inscrit dans le cadre du mandat de l’UNFPA au Togo et des nouveaux Objectifs pour le développement durable (ODD). Ces ODD visent à réduire  la mortalité maternelle de moins de 70 décès maternel pour 100 000 naissances vivantes » à l’horizon 2030. C’est dire que le Togo qui est 401 décès pour 100 000 naissances vivantes, selon les chiffres de 2013, a un effort important à accomplir pour combler ce gap d’ici  2030.

Les médias qui sont un vecteur de communication transversale grâce à leur puissant moyen d’échange, ont un rôle important à jouer dans le changement de comportement pour réduire les différents écarts qui conduisent aux décès maternels.

Or la santé de la reproduction traite des aspects les plus intimes de la vie des individus. Elle reste un thème sur lequel il est difficile d’écrire ou de discuter en public, reconnait le représentant du Ministre de la Communication, M. Tiem Yoguebey. Par conséquent de nombreux sujets abordant la santé  sexuelle et de la reproduction sont souvent méconnus de la population.

C’est pourquoi, lance-t-il à l’endroit des professionnels des médias, « il vous revient dans votre mission d’informer, de sensibiliser, de conscientiser et d’éduquer la population sur cette problématique, de s’inscrire dans le sens de toute initiative visant à corriger cette insuffisance et de participer activement à toute action de promotion de la santé de reproduction ».

Pour sa part, le Représentant de l’UNFPA,  André Sourou YEBADOKPO, a estimé que les médias ne jouent pas encore pleinement leur rôle dans cette lutte contre la mortalité maternelle. C’est pour cette raison que son institution a accepté apporter son appui à cet atelier pour donner les moyens aux journalistes pour prévenir ces décès dont la plupart sont évitables même dans nos pays.

« L’UNFPA en participant à cet atelier veut contribuer à transformer les professionnels de la communication en alliés des professionnels de la santé dans cette lutte dont les bénéfices reviennent à toute la nation entière », a-t-il insisté.

Durant les trois jours qu’a duré la formation, les participants ont suivi des communications, des travaux en groupe et sur le terrain. A la fin des restitutions ont été faites et une feuille de route post-formation a été adoptée. Cette formation a été suivie d’une autre vague sur la même thématique pour une autre catégorie de médias.