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«Nous voulons faire comprendre à toute la nation et à tous nos patrons que trop c’est trop et que bientôt ils vont nous sentir », déclare Alphonse Ken.

Le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT), seul syndicat dans la sphère médiatique, a tenu son Assemblée générale (AG) ce 29 janvier à la maison de la presse. La rencontre avait pour but de remobiliser les membres pour la cause commune et de tracer, par conséquent, de nouvelles directives pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes.

« L’Assemblée générale était devenue une nécessité pour informer tous les confrères sur  les démarches qu’entreprend le bureau. C’est vrai que les choses n’avancent  pas comme on  l’aurait souhaité mais, des avancés sont quand même enregistrées », indique le secrétaire général du mouvement,  Alphonse Ken.  Devant  la lenteur des procédures liées à l’application de la convention collective, document né des états généraux de la presse, le bureau du SYNJIT a entrepris des démarches administratives qui  malheureusement n’ont pas été fructueuses. Par ailleurs, il se rabatte sur d’autres initiatives qui sont en cours et qui s’inscrivent également dans la même vision, celle de l’amélioration du quotidien des hommes de média. Il  projette  tisser des partenariats gagnant-gagnant avec des entreprises et institutions du pays. Ce partenariat devrait permettre à tous les hommes de média, l’accès à une couverture sociale, dixit Kayi Lawson, membre du bureau. L’assurance maladie et autres, des réductions sur l’achat de certains produits ou encore la gratuité des services, seront les closes de ces partenariats. Une idée qui a été fortement saluée par les membres.

Cependant, le SYNJIT rend complice les autorités du pays quant à la précarité du corps. « Le gouvernement a fait entrer en vigueur une convention inter professionnelle depuis le 1er janvier. Cette  convention est appliquée dans toutes les entreprises du pays  mais pas au sein du quatrième pouvoir. Comment est-ce que le gouvernement, le ministère de l’emploi et la HAAC (Haute Autorité de l’Audio Visuelle et de la Communication) peuvent se taire devant une situation pareille. Comment peut-on penser à l’application de la convention collective si la convention interprofessionnelle n’est même pas encore respectée », s’interroge Le SG. Mais, la presse espère un revirement de la situation dans les jours à venir. « Nous voulons, à partir de cet instant, faire comprendre à toute la nation et à  tous nos patrons que trop c’est trop et que bientôt ils vont nous sentir », en ajoute t-il. Quant à ce qui concerne les journalistes, le bureau leur a rappelé l’utilité de régulariser leur statut professionnel au travers de la détention d’une carte de presse. Aux patrons de presse, il leur lance un défit. «  Nous voulons une presse professionnelle et un lendemain meilleur, s’ils ne veulent pas, alors ce serait avec nous où sans eux », indique le SG.