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Vers une inclusion pleine et entière des personnes handicapées

Un accord triennal est signé, ce 19 février, en faveur de l’insertion socio professionnelle des jeunes togolais en situation de handicape. L’Agence Nationale du Volontariat au Togo (ANVT), la Christoffel Blinden Mission du Togo (CMB-Togo) et l’Organisation Nationale pour l’Accessibilité, le  Travail et l’Emploi des Personnes Handicapées du Togo (ONATEPH-Togo), en sont les signataires.

Il est estimé à 400 mille, le nombre des jeunes handicapés en âge de travailler au Togo. Une statistique donnée par le responsable de l’ONATEPH. Mais, ces données ne font pas l’unanimité auprès des autres acteurs, faute de récente étude en la matière. Cependant, eux tous s’accordent que les jeunes handicapés sont assez marginalisés à cause d’une « profonde ignorance de leur réalité par l’entourage », explique le directeur de L’ANVT, Omar Agbangban.  Les personnes handicapées sont souvent confrontées à d’énormes difficultés de parcours : circulations toujours difficiles et parfois inaccessibles. A leur passage, on note des regards persistants, des maladresses et des gênes qui sont tous  liées à des préjugés. Bien que le Togo ait ratifié la convention relative aux droits des personnes handicapées en mars 2008, les handicapés n’ont toujours pas leur place au sein des entreprises.

Cependant, à la fin de l’année 2016, les signataires espèrent  insérer 150 jeunes volontaires en situation de handicape dans différents structures d’accueil. « Les handicapés auront à prouver qu’ils peuvent participer à la vie de la société », indique Ahoumez-Zunu, directeur exécutif de l’ONATEPH. En effet, les volontaires peuvent travailler dans n’importe quel secteur à condition qu’ils aient des compétences et des capacités en la matière. « C’est un appel que nous lançons à toute la population de comprendre les choses à leurs juste valeur et d’être tolérant envers ces personnes», interpelle le directeur de l’ANVT.

Par ailleurs, la présente convention se donne pour défit d’endiguer l’injustice et de rétablir par conséquent l’égalité des chances. Concrètement, il s’agit de mobiliser, former, sensibiliser et accompagner les volontaires nationaux en situation de handicap d’une part et les structures d’accueil, d’autre part. Les tâches qu’accompliront chacun des signataires sont bien définies dans la convention. L’ANVT, l’organe étatique, facilitera le placement des jeunes volontaires dans des structures d’accueil. « L’ANVT veillera à ce que les personnes handicapées aient les mêmes droits que les autres  pour une inclusion totale. En outre, elle veillera à ce que les structures créent des espaces favorables à l’insertion des personnes handicapées ». L’ONATEPH, pour sa part, aura à recenser et mobiliser les volontaires en situation de handicape. Elle assurera aussi la formation des volontaires et des structures d’accueils.  La CBM, dernière actrice de la convention apportera, à l’initiative, un appui technique et financier.