Erreur
  • JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 1000
Log in

L’Association des Historiens et Archéologues veut jouer sa partition dans le processus de réconciliation au Togo

Le Centre d’Etudes et de Recherches sur les organisations, la Communication et l’Education (CEROCE) en collaboration avec l’Association de Historiens et  Archéologues du Togo (AHAT) et l’université de Lomé ont tenu un séminaire final, le jeudi 10 Mars 2016, à l’auditorium de l’université de Lomé. Il s’agit  de vulgariser les résultats du projet de recherche sur le thème retenu « Ethnicité, crises sociopolitiques et processus de réconciliation nationale au Togo ».

Pour la directrice du CEROCE et co-auteur de cette étude la vulgarisation de cette étude a  pour but de  permettre aux Togolais de s’approprier les résultats de cette étude dans le but de contribuer à promouvoir le sentiment national, les valeurs communes et les principes de l’Etat de droit pour un meilleur vivre-ensemble.

 Un travail pluridisciplinaire et transdisciplinaire ont permis la publication de deux ouvrages : un ouvrage scientifique de 440 pages et un ouvrage de synthèse d’une centaine de pages. L’ouvrage de synthèse permettra un accès facile au grand public et par là permettra la vulgarisation des recherches.  

Les résultats auxquels les recherches ont abouti sont diverses et variés au regard des problématiques que soulève chaque question. « Beaucoup ne comprennent pas bien les notions d’ethnie, d’ETAT-NATION, d’ethnicisme ; ce qui peut être source de conflits. Aujourd’hui  ce sont les valeurs républicaines qui doivent prévaloir ; il faut donc une conscience nationale, un sens patriotique qui passe par l’éducation, la sensibilisation. Aussi les discours médiatiques sont à revisiter pour accompagner la cohésion et la paix sociale », a déclaré Mme Anaté.

Pour l’ancienne ministre de la Communication, leur démarche peut aussi contribuer à l’aboutissement d’une justice équitable. L’étude aborde, en effet, comment  rendre justice en mettant en avant le souci de la cohésion sociale. Et dans ce sens le rôle des chefs traditionnels est fondamental comme celui des  autres acteurs car détenant, non seulement, des pouvoirs traditionnels mais aussi administratifs. « Les problèmes fonciers peuvent  être solutionnés à la base par le chef traditionnel, en impliquant les doyens ou le conseil des sages. Il y a des mécanismes coutumiers qui gèrent les crises qui apportent des solutions auxquelles la justice moderne  a du mal à aboutir. Il est donc important que nous revisitions ces mécanismes», a encore indiqué Mme ANATE

Notons que ce projet de recherche a été financé à plus de 90% du coût global par le PASCRENA (Projet d’appui à la Société Civile et à la réconciliation Nationale), qui est un programme de l’Union Européenne,  avec un apport propre de  l’AHAT-CEROCE de 10%.