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Université de Lomé : Et la lumière fut !

Souhaitée depuis, longtemps revendiquée, l’électrification des artères du campus est  désormais chose effective. D’autres revendications demeurent cependant insatisfaites…

Une fois les échauffourées entre étudiants et force de l’ordre finies en début d’année, le campus universitaire de Lomé a depuis quelques mois repris son cours normal. Les cours ont notamment repris avec le lot des revendications des étudiants qui sont en train de trouver leurs solutions. Si d’une part, les difficultés liées au transport des étudiants ont trouvé une solution jugée « non avantageuse » par les étudiants, les autorités ont également répondu favorable à une autre demande. L’électrification du campus. Revendication de longue date, martelée par plusieurs associations estudiantines, l’absence de lumière dans divers endroits du campus, les nuits, a fini par être perçu comme  « quelque chose de normal ». « On a fini par faire avec », lâche Gilbert, étudiant en fin de parcours licence à l’Ecole Supérieure d’Agronomie.

Lorsqu’il s’inscrit en 2013 à l’ESA après son baccalauréat scientifique, c’est tout surpris qu’il emprunte un soir à la sortie du cours d’agroéconomie, la longue artère menant vers le campus nord. « Il y avait une absence totale de lumière. J’étais surpris mais j’avais surtout peur. Quelque chose de mal pouvait m’arriver sur cette voie », se souvient-il. Depuis fin mars 2016, les nuits sur cette artère ne sont plus pareilles. Plus d’une dizaine de lampadaires dressées le long de la voie  et qui l’éclairent. Et c’est tout heureux que d’autres étudiants qui empruntent cette même voie ont accueilli les premiers travaux d’électrification. Jean qui étudie le génie électrique à l’Ecole Nationale Supérieure des Ingénieurs (ENSI), confie toute sa satisfaction en lâchant un heureux « il était temps ». «Voir cette voie éclairée, les différentes artères et les alentours des amphithéâtres, fait du bien. C’est quelque chose que nous souhaitions », ajoute t-il.

« Il a fallu qu’on bouscule les  choses pour qu’on nous entende. Ça a toujours été ainsi »

En réalité, les principales artères du campus se trouvent à ce jour éclairées ainsi que d’autres endroits stratégiques. Une avancée que plusieurs étudiants justifient par les mouvements de grève. « On aurait pas fait d’AG que le statu quo continuerait de régner », croit l’un d’entre eux. Au Mouvement pour l’Epanouissement de l’Etudiant Togolais (MEET), l’on affirme la satisfaction de voir le campus électrifié tout en reconnaissant cette avancée comme « le fruit de la lutte menée en début d’année ». En janvier dernier, Octave Nicoué Broohm enlevait déjà aux responsables du mouvement estudiantin, leur part dans les changements que connaît le campus. Les accusant de faire croire aux étudiants que ce sont eux qui règlent les problèmes à travers leurs AG et grèves. « Ils font des pressions pour faire croire que ce sont eux qui règlent les problèmes », déclarait le ministre de l’enseignement supérieur. En effet, selon les informations, des démarches étaient déjà entreprises par les autorités pour électrifier les artères du campus. Mais « il a fallu qu’on bouscule les  choses pour qu’on nous entende. Ça a toujours été ainsi », confie un membre du mouvement estudiantin.

Et si certains étudiants considèrent cela comme un acquis, ils invitent leurs camarades à plus de retenue lors des manifestations. « Il nous faut protéger ces lampadaires. C’est important de ne pas les endommager ». De précieux conseils dans un temple du savoir où les vieux démonsn’hésitent pas à refaire surface à chaque fois. D’ores et déjà, le MEET prévoit d’autres manifestations si les autres revendications ne trouvent pas satisfactions. Difficile que les examens de fin d’année tiennent normalement si « les choses ne changent pas ».