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Vente de chaussures et de friperies : un commerce qui prospère

C’est un peu comme le marché se rapproche plus de sa clientèle. Dans la capitale, difficile de ne pas croiser aux différents carrefours, des étalages de chaussures et d’habits. Tant cette forme de commerce a le vent en poupe. Aux abords des routes et de plusieurs artères, ces marchés « improvisés » force dans la plupart des cas l’admiration des passants. Et suscitent souvent chez ces derniers le désir d’achat…

Ce sont des marchés à moindre coût. Et nombreux des clients rencontrés dans trois quartiers s’accordent à le dire. Que ce soit à Agbalépedogan, à Totsi et à Djidjolé, ils sont des jeunes à opter pour un commerce. Vendre des chaussures pour hommes et femmes à de prix abordables. En ce début de soirée, Brice, 24 ans, étale ses chaussures au bord des pavés. Attendant l’arrivée de ses premiers clients habituels, les étudiants. « Ce sont eux qui me visitent le plus. Quand ils finissent au cours, certains d’entre eux passent chez moi », affirme le jeune homme qui nourrissait lui aussi l’envie de faire des études supérieures. « Le manque de moyen m’a contraint après mon baccalauréat à revoir mes ambitions. J’ai finalement décidé en janvier 2015 de me lancer dans le commerce des chaussures ». Et même si les débuts ont été difficiles, Brice assure que son commerce prospère peu à peu. Au point où il lui arrive de toucher « près de 20000 francs CFA certaines soirées ». De jeunes étudiants et des personnes âgées constituent sa clientèle. Pour eux, le faible coût et la qualité des produits « les encouragent à revenir après chaque achat ». « Les prix ici ne sont pas très élevés comparé à ceux du marché. En plus, il y a ici des chaussures fermées et des haut-talons de très bonnes qualité », confie Blandine, étudiante en Droit. Il arrive même que de grands fonctionnaires stationnent près de son étalage pour s’approvisionner. « Cela peut surprendre mais c’est une réalité. C’est aussi la preuve que parfois nous n’avons rien à envier aux grands magasins », répond Brice qui reconnait s’approvisionner chaque fin de semaine chez les Ibo au grand marché.Tout comme lui, Déla, elle autre, a opté pour la vente des friperies près des pavés de Djidjolé. « J’ai voulu me soustraire de la concurrence qui règne au marché. J’ai jugé mieux de rester au bord des pavés pour mieux écouler mes produits », affirme t-elle. Cependant, ces commerçants font face à certaines difficultés et essuient aussi des critiquent.

«  On nous accuse aussi d’occuper illégalement les espaces »

Même si ce type de commerce continue de naître dans chaque quartier et au bord des routes, les propriétaires de ces étalages évoquent des difficultés auxquelles ils sont confrontés. Le manque de local approprié pour recevoir leur produit les oblige à exposer leurs chaussures au sol. En plus, à cause de la chaleur, certains d’entre eux ne commencent à vendre que les soirs. Brice qui reconnait ces difficultés évoque un autre point avec sourire. «  On nous accuse aussi d’occuper illégalement les espaces. Il se fait que la plupart d’entre nous n’ont pas d’autorisation », avoue t-il. Avant d’ajouter que cela constitue la raison principale pour laquelle il a choisi « d’exposer ses chaussures les soirs ». Les autorités municipales ont déjà à plusieurs reprises fait des descentes sur le terrain pour sommer plusieurs commerçants d’arrêter d’occuper illégalement les espaces. « Certains amies se sont permis de construire des baraques. L’autorité les a démolies », justifie Déla. Les occupants sont également dans certains cas amendés. Mais cette situation est loin de dissuader la plupart des commerçants. D’autant plus qu’ils sont de moins en moins inquiétés. Une occasion pour eux de poursuivre leurs activités.