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DEBAT CITOYEN: LA LETTRE EPISCOPALE DES EVEQUES FAIT L’OBJET DE DISCUSSION ENTRE LES ACTEURS DE LA SOCIETE CIVILE

Les évêques  de l’église catholique ont pris récemment,  à travers une lettre, une position sur des questions d’ordre national.  Les évêques ont lancé un appel aux élites, aux chrétiens et aux citoyens dans leur ensemble sur la vie de la nation. Telle est  la cause des échanges qui ont eu lieu entre citoyens et acteurs de la société civile  ce samedi  07 Mai 2016 à l’agora Senghor.

 

Au début des échanges, des précisions ont été apportées sur la conférence épiscopale et la lettre pastorale. Selon le professeur Magloire KOUAKOUVI, « la conférence épiscopale est une réunion des sept évêques du Togo. Il se réunissent pour plancher sur des problèmes nationaux et ces réunions accouchent par la suite des lettres pastorales ».  Ces lettres pastorales sont «  comparables aux encycliques du Pape », explique-t-il

Il a rappelé que cette entrée des évêques dans la scène économique et sociale des togolais date de la veille de l’indépendance et presque tous les ans, il y a une lettre pastorale.

La lettre est assez dense et elle demande que tout le monde se sente responsable de la situation du pays, qu’on soit dirigeant ou citoyen. Elle retient surtout qu’après les élections de 2015, les Togolais sont plongés dans une léthargie et une crise de la pensée. Selon Mr Dany AYIDA, expert en démocratie et gouvernance et un des conférenciers du jour, « chacun doit prendre dans cette correspondance sa part et s’engager en ce qui le concerne à contribuer à ce que les améliorations  souhaitées puissent arriver ».

Cette lettre  concerne d’un autre côté plus l’élite politique Togolaise et demande des initiatives courageuses. « Au Togo on a le sentiment que les dirigeant des partis politiques ne bougent pas beaucoup, qu’ils aiment cultiver un certain conflit permanent et  ils se retrouvent parfois dans des contexte où il est difficile de faire des échanges. Quand on interpelle l’élite, c’est pour qu’elle puisse agir au bon moment. Par exemple il ne faut pas attendre la veille des élections présidentielles pour négocier sur les conditions du vote, le système électoral et les évêques ont réagi par rapport à cela. Les gens ont peur de se rencontrer. Quand quelqu’un de l’opposition va rencontrer un autre du pouvoir, c’est vu comme un délit. On ne peut accepter, qu’un certain nombre de citoyens qui ne sont pas d’accord avec la façon dont la vie de la nation est gérée,  boycottent la vie de l’Etat. Il faut un minimum d’entente pour que le pays avance.  Ceux qui disent qu’il ne faut pas fréquenté  le pouvoir sont des poltrons. Depuis la conférence nationale, nous avons cumulé beaucoup d’antagonismes que nous n’avons jamais résolus.  Nous ne pouvons pas, par exemple, demander des réformes à un régime en place et de se les appliquer, avec pour conséquence pour lui de s’effacer. Dans le régime où on veut un changement collectif, on travaille collectivement et on se met d’accord sur les règles du jeu quitte à déterminer une période de temps où ces règles transitoires soient appliquées. Et c’est sur ces règles que nos dirigeants de partis politiques doivent avoir le courage de se prononcer », a expliqué Mr  Dany AYIDA 

Sur la question du changement du sixième vers du premier couplet de l’hymne nationale, proposé par Monseigneur archevêque KPODJRO, le professeur  TIGBE, en qualité d’historien s’est prononcé en estimant que « dans plusieurs pays l’hymne reflète le contexte historique de la lutte pour l’indépendance et si nous revenons sur l’hymne nationale, cela veut dire que nous sommes entrain de changer une partie de notre histoire ».