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Programme des Jeunes déscolarisés : bilan positif

Durant quatre mois, la  première vague des jeunes déscolarisés  a exécuté  la phase pilote  du projet « volontariat citoyen ». Un projet  mis sur pied par l’Agence Nationale de Volontariat (ANVT) en collaboration avec l’Agence Nationale d’Appui au Développement à la Base (ANADEB). Face à la presse le 03  juin dernier, les organisateurs dressent un bilan positif dans les locaux  du centre Innov UP.

A l’issue du projet dédié aux jeunes déscolarisés, 10.000 mètres de caniveaux ont été curés, 33 rues d’une longueur de 25 km ont été entretenues  et une centaine de dépotoirs sont enlevés. Loin de bénéficier seulement aux communautés, cette mission avantage également les volontaires. «  Cet projet m’a permis d’épargner de l’argent pour ouvrir très prochainement mon salon d’esthétique. Il m’a également donné un plus en matière de savoir vivre en société et mon carnet d’adresse est garni », révèle Mayomba Essoh, une jeune volontaire. Ils sont au total 585 volontaires choisis dans le grand Lomé à participer au projet. Vue l’ampleur et l’adhésion des communautés à cette initiative, l’ANVT confirme que le projet va s’étendre aux autres régions du Togo et  le nombre des volontaires aussi va s’accroître. « 2000 volontaires seront déployés par an dans toutes les préfectures et cantons du pays », indique le DG de l’ANVT, Omar Agbangba. Pour la réussite du projet, 90.800.000 F Cfa est le montant enrôlé au cours de la période du 15 janvier au 14 mai 2016.

Outre les formations centrées sur l’animation communautaire, les activités génératrices de revenus, l’entreprenariat, la santé sexuelle, les valeurs citoyennes…, un point particulier  sera accordé aux renforcements de capacités des volontaires sur les secteurs porteurs, promet les organisateurs.    

Par ailleurs, les volontaires sortants auront à  bénéficié d’un suivi sous forme d’accompagnement pour leur insertion économique. Et un appui financier sera accordé sous forme de crédit aux artisans et à tous les participants qui auront appris un métier. Rappelons que seuls les jeunes ayant un niveau scolaire inférieur ou égal à la classe de terminale ont une chance d’être sélectionné.