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Conférence internationale sur le climat COP 21 : l’Ambassadeur GOMPERTZ sensibilise l’opinion sur les enjeux du climat.

Paris, la capitale française, accueille en décembre prochain, la Conférence internationale sur le climat (COP 21). A cet effet, M. Stéphane GOMPERTZ, l’Ambassadeur itinérant pour l’Afrique et le Moyen-Orient en charge des négociations sur le climat, a animé vendredi 29 mai, à l’auditorium de l’Université de Lomé une conférence-débat.

Institutions gouvernementales, universitaires, membres de la société civile, étudiants ont assisté à cette conférence dont le thème est : « Face aux changements climatiques : la route de Paris ». La 2ème vice-présidente de l’Université de Lomé, Prof. Kafui Kpegba et l’Ambassadeur de France au Togo, M. FONBAUSTIER ont également assisté aux échanges.

La rencontre de Paris qui fait suite à la COP 20 de Lima, a confirmé que tous les pays veulent aboutir à un accord universel sur le climat dans la capitale française. L’objectif est de créer une « Alliance de Paris » qui réponde aux défis du changement climatique. Concrètement, il s’agit de :

Contenir le réchauffement global sous les 2°C en atténuant les émissions de gaz à effet de serre ;

Adapter nos sociétés aux dérèglements climatiques et promouvoir un développement sobre en carbone.

Les enjeux de cette Conférence qui ont été développés devant l’auditoire de Lomé par M. GOMPERTZ. Ce dernier souhaite  que les participants « reprennent ce qui a été dit au cours de la conférence et qu’ils continuent par en parler autour d’eux, pour sensibiliser tout le monde à l’enjeu du climat. Nous n’avons pas droit à l’échec. Il ne faut pas qu’on échoue. Si on échoue les conséquences vont être épouvantables », a-t-il déclaré.

C’est pourquoi, a poursuivit M. GOMPERTZ, la France compte sur tout le monde et surtout ses partenaires dont le Togo.  

 

A cet effet, la contribution du Togo dira-t-il, est double. D’une part ; le pays peut montrer qu’il fait des efforts à la fois pour diminuer les effets des gaz à effet de serre même si c’est très limité, la part du Togo est très petite ; d’autre part, aider la population à faire face à ces conséquences.

Une chose aussi que le Togo peut encore faire est de montrer qu’il agit dans le domaine de la reforestation, qu’il agit pour lutter contre l’érosion côtière.

La deuxième chose,  le Togo avec les autres pays africains, peut peser dans les négociations pour que celles-ci soient couronnées de succès.

Ce travail préparatoire s’articule autour de 4 axes :

La négociation d’un accord universel, juridiquement contraignant mais différencié ;

La présentation par tous les pays de leurs contributions nationales ;

Le renforcement de l’Agenda des solutions ;

Le volet financier, qui doit permettre de financier la transition vers des économies bas-carbone et résilientes.

La France entend convaincre les réticents qui hésitent à s’engager en faveur de la limitation des gaz à effet de serre qu’il est  un « intérêt commun » pour tous, s’il n’y a pas d’accord toute « l’humanité va perdre ». La volonté française est de passer d’un partage du fardeau à un partage des solutions : la France travaille à un Agenda des solutions afin de porter en amont de la conférence, un discours plus positif. L’accord devra, en effet, mettre en œuvre un changement de paradigme, prenant en compte les défis climatiques non comme un nécessaire partage du « fardeau » des émissions, mais également comme une opportunité de créations d’emplois et de richesses, d’invention de nouveaux modes de production et de consommation.