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‘Projet Dindji’ : Nouvelle approche dans la lutte contre le VIH/SIDA

Un pas décisif  vient d’être effectué par les pays de la région ouest africaine dans la lutte contre le VIH/SIDA. Le lancement officiel du projet ‘Dindji’ (ndr: frontière en dialecte Mina) le 18 juin à Lomé est un tournant important dans l’éradication totale du VIH dans la région, vision 2030. Le projet couvre le long du corridor Abidjan-Lagos et est orienté vers  les populations vulnérables à l’instar des professionnels du sexe, de leurs clients et des homos sexuels.

Renforcer les qualités des services transfrontaliers liés au VIH à l’endroit des populations clés est le but  visé par le projet ‘Dindji’. En effet, souvent victimes de stigmatisation et de discrimination à cause de leur profil, le taux d’infections au sein des populations vulnérables est en net progression et ce malgré l’enregistrement du succès significatif des  quinze dernières années dans les pays du corridor Abidjan-Lagos, soit une réduction de 50% du taux d’infection. Pour pallier à cette injustice, l’Agence des Etats-Unis (USAID), l’Organisation du Corridor Abidjan-Lagos (OCAL) et différents acteurs de la société civile de différents pays ont œuvré ensemble pour le démarrage effectif du projet ‘Dindji’.

Programmé pour une durée totale de trois ans, le lancement du projet est le coup de sifflet donné à la première phase. Deux pays sont bénéficiaires de cette première qui s’étend sur une période d’un an. Il s’agit du Togo et du Benin. Au Togo, la prévalence du VIH est de 2,5%, de 13,1% chez les travailleurs de sexe et de 19, 6% chez les Homo sexuels. « Cependant, loin de faire la promotion des activités liées au sexe, le projet ‘Dindji’ s’inscrit dans la vision de l’éradication total du VIH »  rassure, M. Idrissa Kone, Secrétaire Général de l’OCAL. Plus de deux million de dollar américain sont débloqués par l’USAID dans le cadre du projet. Ce financement témoigne de l’importance que revêt la réussite de ce dernier.

Par ailleurs, le corridor Abidjan-Lagos est le plus important en Afrique de l’ouest et regroupe cinq pays (Côte-D’ivoire, Ghana, Togo, Benin et Nigéria).  Il gère 65% de l’activité économique dans la sous-région. Pour rendre le plus compétitive, les chefs d’Etats des cinq pays ont créée  l’OCAL en 2002 et mise sur la santé des populations. Cette organisation a pour mission de trouver une réponse transfrontalière à la propagation de l’infection VIH et faciliter la libre circulation des personnes et des Biens.