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Enseignement supérieur : Sébastien Kodjo Ségniagbéto admis au grade de Docteur en Sociologie

Sebastien Segniagbeto, l'impétrant Sebastien Segniagbeto, l'impétrant

« Après délibération, le jury vous déclare  digne au grade de Docteur en lettres et sciences humaines, option sociologie, spécialité sociologie de développement et a décidé à l’unanimité de vous décerner la mention « très honorable avec félicitation du jury ». C’est par ces mots prononcés par le président du jury, le professeur Komi Titrikou Kossi que Sébastien Kodjo SEGNIAGBETO a été admis dans la classe des docteurs en sociologie.

L’impétrant a présenté sa thèse ce 08 juillet 2015 sur « Pauvreté et migration en Afrique : enjeux, évolution et perspectives des flux migratoires des filles ouatchi à Lomé ».

Les migrations des filles ouatchi à Lomé particulièrement au grand marché d’Adawlato bien que veille des périodes post-indépendances est encore d’actualité. Car au grand marché de Lomé, on y voit tous les jours  ces porte-faix, pour la plupart venues des milieux ouatchi, qui travaillent d’arrache-pied pour subvenir à leur besoin. C’est donc ce sujet qui a retenu l’attention de l’impétrant qui a mené une étude là dessus.

Ce travail méticuleux et très fouillé  a été salué par le jury.

« Le candidat s’est montré un candidat de grande valeur, il a conduit des travaux de terrain, il a cherché aussi bien dans les documents que sur le terrain, auprès des filles, auprès des autorités en quoi consiste la vie de la fille Ouatchi qui migre », a confié le président du jury, le professeur Kossi Titrikou Komi.

 

Parti du constat qu’il existe à Lomé des filles ouatchi porte-faix, M. SEGNIAGBETO a cherché à comprendre comment elles en sont arrivées là. De ce constat, il apparait que dès 1958-59, il y avait des filles éwé, adélé, akposso et ouatchi qui travaillaient au sein des ménages guins. Alors que les autres filles étaient apparentées aux familles d’accueil, tel n’était pas le cas des filles ouatchi qui  n’avaient aucun lien avec leurs familles d’accueil.

«       Il ressort de cette analyse que les parents ouatchi voulaient à un moment donné que leurs filles restent chez les commerçantes guins pour apprendre à  faire le commerce pour devenir elles aussi des commerçantes. Au même moment, les femmes commerçantes guins qui parcouraient les marchés ruraux du pays avaient besoin de quelqu’un qui pourra s’occuper de leurs enfants. Les filles ouatchi étaient bien disposées pour ce travail. C’est comme ça cette migration a commencé », a confié M. SEGNIAGBETO.

Pour l’impétrant plusieurs décennies après le phénomène est  en progression. Elle prend d’ailleurs d’autres formes : la forme de trafic et de migration volontaire de travailleurs.  Lomé n’est plus la seule destination. Mais il y a d’autres destinations comme Cotonou, Lagos, Libreville et même Liban, souligne l’impétrant.

Notons que Sébastien Kodjo SEGNIAGBETO s’est aussi essayé au journalisme.