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Politique routière/ Cri de cœur des riverains

Le contenu de la mise en demeure condamnant 48 immeubles à la casse dans la ville de Lomé, a été présenté ce 02 septembre à la presse. La procédure suivie pour atteindre l’objectif est remplie de vices et d’incongruités mettant au passage les riverains de la voie "Colonne de la paix- Aéroport International Gnassingbé Eyadema" dans le désarroi. Toutefois, des démarches sont entreprises par ces derniers pour la correction des tares.

Le gouvernement togolais dans sa politique de développement du pays notamment dans le domaine des infrastructures routières, envisage l’élargissement du tronçon ‘Colonne de la paix- Aéroport International Gnassingbé Eyadema’. Si les riverains de cette zone de la ville de Lomé disent n’avoir aucune objection quant à l’exécution du projet, ils dénoncent cependant la démarche entreprise par la Direction des Affaires Domaniales et Cadastrales (DADAC), un service rattaché au Ministère de l’Economie et des Finances. « Cela fera bientôt un an que le métrage a été fait. Mais, ce n’est que le 28 Aout que la mise en demeure nous ait été adressée.  Le plus surprenant est qu’on nous dit que si le vendredi 03 septembre nous  ne procédons  pas à la casse de nos propre maisons, ils viendront le faire mais les frais seront à la charge des riverains », expliqua M. Crédo Téteh, chargé de communication des victimes, à la presse. « Nous ne sommes pas contre la politique routier mais nous disons que même si on doit casser les maisons cela doit être fait dans les règles de l’art. Nous sommes pour l’élargissement mais demandons que les termes soient discutés avec nous », en ajoute t-il.

En effet, la mise en demeure parvenue aux riverains suite à la requête de la DADC par l’intermédiaire d’un huissier de justice donne huit jours (08) aux concernés pour procéder à la casse de leur demeure par leur propre moyen financier et technique. Cette requête a pris effet à partir de la signification du document, c’est-à-dire le 28 Aout dernier. Toutefois, conscient de leur droit, les riverains ont constitué un collège d’avocats pour défendre leurs intérêts. Cette action leur a permis d’avoir un sursit du procureur. Si les voix officielles ont avancée l’idée selon laquelle les riverains ne possédaient pas de titre foncier en début de semaine, plus d’une trentaine de titre foncier ont été exposés lors de la conférence de presse organisée par les riverains.

Ce sont de nombreuses sociétés, institutions et maisons connus et installés depuis plusieurs décennies qui sont touchés par cette requête. Il s’agit entres-autres du grand hôtel saint Thomas, l’immeuble BTCI, collège saint Joseph, BOA (groupe BMCE Bank), Ecole sacré cœur junior, immeuble TMB (grande société spécialisé dans la vente des meubles de haute gamme), …. Par ailleurs, à ce jour aucune indemnisation n’est prévue à l’intention des victimes de la politique du développement du pays. Toutefois, d’autres riverains par contre avaient été indemnisés dans le passé à l’instar de ceux du quartier Attiégou.  Notons, qu’environs une quinzaine des immeubles destiné à la casse sont des sociétés employant du personnel et plus d’une vingtaine de maisons abritent des familles entière. En définitif, beaucoup de vie seront chamboulées sur le plan social et économique. « Les populations riverains qui sont sur ce tronçon possède des titre foncier en bon et due forme donc ce ne sont pas des occupations illégale de la voie publique comme certain l’on fait croire dans leur rapport », précise M. Crédo Téteh. Solidaire plus que jamais, les riverains font front commun pour que les devoirs de l’état envers les particuliers soient respectés.

Par ailleurs, ils comptent dans les prochains jours approcher les démembrements de l’état qui sont concernés pour une véritable discussion, engager un expert architectural pour l’évaluation de chaque demeure et faire un procès à la DADAS n’est pas encore exclu.