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Curage du canal d’équilibre de Lomé

 

 

 

Le ministre de l’urbanisme, de l’habitat et du cadre de vie, M. Fiatowou Sessenou, a effectué une visite de terrain, le 02 octobre dernier. Cette visite a pour but de permettre à la délégation ministérielle de constater l’avancement de l’opération de salubrité entrepris au sein du canal d’équilibre de la lagune de Lomé. L’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique (ANASAP), maître d’ouvrage, compte bien remplir sa mission malgré les quelques difficultés qu’elle rencontre.

En style décontracté, le ministre en charge du cadre de vie a parcouru le chantier de la lagune de Lomé durant plus d’une quarantaine de minutes  à pied, pour constater l’évolution des travaux  entrepris par l’ANASAP. «  Il était important qu’à la phase du début des activités que le ministre de tutelle vient constater par lui-même l’avancement des travaux. Cela pour  remarquer les difficultés qui surviennent et  voire dans quelle mesure aider. Cependant, j’ai constaté que le travail progresse bien. Quand on compare l’état brut des lieux et l’état d’aujourd’hui, on a espoir que ce lieu sera propre et saint dans peu de temps », déclare  le ministre Fiatowou Sessenou. Malgré l’optimisme du ministre, beaucoup reste à faire. Les travaux  sont prévus  sur une durée d’un mois. Mais à peine 250 m du canal sont assainis sur une longueur de plus de 2 km.

Le canal d’équilibre de la lagune de Lomé relie les lacs Ouest et Est. Il tient de ce fait une place importante dans le système de drainage de l’eau dans la ville.  Ignoré depuis plusieurs années, des engins et machines de l’ANASAP sont  présent désormais depuis l’avenue Maman N’Danida jusqu’à la place Bonké, pour rectifier le tir. « On fait vider l’eau par la machine à pompe. Ensuite, on évacue la boue par les engins afin de rendre propre le fond du canal. Il s’agit également de faire en sorte que les plantes aquatiques ne se soient plus une menace pour la circulation de l’eau », explique le coordonateur du projet, M. Tchapo Gbeti. En plus, de rendre propre le canal, l’agence assainie les alentours du canal. Les mauvaises herbes et dépotoirs sont enlevés. L’ANASAP rassure de ce fait que son travail s’inscrit dans le temps. Ainsi pour se faciliter la tâche, elle collabore avec les riverains et les pécheurs plus précisément les CDQ des quartiers environnantes. Une collaboration fortement appréciée par ces comités qui trouvent en l’initiative, une solution contre les inondations.

Par ailleurs, la forme vasée de la lagune rend les tâches difficiles, indique le coordonateur. Pour parfaire le travail, le ministre lance un appel aux différents partenaires économique de l’Etat togolais afin d’emboîter le pas aux partenaires japonais. Suite aux rumeurs qui font le lien entre le démarrage des activités de l’ANASAP et la tenue du sommet maritime, le ministre et le directeur par intérim de l’agence rassure l’opinion du non fondement de cette rumeur. En effet, créée en 2013 suite à un décret présidentiel, l’ANASAP n’a entamé  ses activités proprement dites, il y a de cela quatre mois.