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MEDIAS : La mise en garde de la HAAC

Dans un communiqué rendu public le 09 novembre dernier, la Haute Autorité de l’Audiovisuel  et de la Communication (HAAC). met en garde les médias contre la violation des règles professionnelles et les appelle au sens de responsabilité dans la diffusion ou la publication des informations. 

Aux termes du communiqué signé par son président Biossey Kokou TOZOUN, la HAAC déclare constater avec regret que depuis un certain temps, «  une catégorie de médias se complait dans la violation de l’éthique et de la déontologie en publiant des informations calomnieuses et injurieuses mettant en mal le vivre ensemble »

«  Sous le prétexte d’investigations sur des sujets hautement sensibles, ces journaux s’attaquent impunément et sans preuves à la dignité et à l’honneur de paisibles citoyens. Ils poussent l’outrecuidance en se livrant sans fondement à une forme de charlatanisme médiatique dans l’altération des faits et des accusations fallacieuses, ceci en violation des dispositions du Code de la Presse et de la Communication et de la loi organique relative à la HAAC » s’indigne l’instance de régulation. Elle déplore et condamne le « comportement irresponsable de ces médias, qui violent les dispositions de l’article 62 du Code de la Presse et de la Communication ». Et met donc en garde ceux qui ont opté pour ce qu’elle qualifie de « charlatanisme médiatique » comme genre rédactionnel.

Cette sortie de la HAAC intervient dans un contexte de polémique autour d’une disposition du nouveau code pénal, notamment l’article 497. Celui-ci  punit d’une peine d’emprisonnement de six (6) à deux (2) ans et d’une amende de cinq cent mille francs (500.000F) à deux millions de francs ( 2.000.000 F) CFA ou de l’une de ces deux peines, la publication, la diffusion ou la reproduction par quelque moyens que ce soit de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle trouble la paix publique, ou est susceptible de la troubler. Le monde médiatique s’était ému de cette disposition, redoutant un retour à la pénalisation des délits de presse. Certains commentateurs reprochent justement à la HAAC, voire à l’Observatoire Togolais des Médias ( OTM) d’avoir favorisé une telle tentative en restant presque passifs, face à la dérive constatée parfois ça et là de la presse.