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Alem invente le « Polar vaudou »

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Six ans après son dernier roman Esclaves paru en 2009, l’écrivain Togolais Kagni Alemdjrolo revient sur la scène littéraire avec un genre propre à lui, « le Polar Vodou », à travers son nouveau roman La légende de l’assassin.

Au-delà de la passionnante et captivante histoire qu’elle raconte, basée sur un fait divers réel qui aurait  eu lieu au Togo dans les années 70, La légende de l’assassin  est selon auteur, une  réflexion sur le phénomène de la justice et sa complexité lorsqu’il s’agit de crimes rituels. Le crime rituel est-il un crime collectif ? C’est la problématique qui soutend ce « Polar Vodou ».

Superstitions, la sorcellerie,  mythes, pratiques vaudou, crimes rituels, enquête, suspens… sur  fond de soliloque auto dérisoire du personnage principal,  sont les ingrédients  de  ce polar de Kagni  Alem  qui  traite essentiellement de crimes rituels qui ont souvent cours dans le Golfe du Guinée.

« J’ai écrit La légende de l’assassin en m’inspirant de l’histoire d’un fait divers qui a eu lieu dans les  années 70 selon laquelle un homme du nom d’Adjata Koffi aurait décapité un homme. Avec des faits qui se déroulent dans une société marquée la misère non seulement matérielle mais aussi spirituelle et morale ; une société assez fort marquée par la superstition qui pour moi est un véritable frein au développement du continent africain » a déclaré l’auteur à la présentation du livre.

Pour l’ancien ministre et écrivain Edem Kodjo présent à la cérémonie de présentation du livre, l’ouvrage vient à point nommé «surtout en ces temps de remaniement ministérielle où les pratiques rituelles sont assez courantes dans les pays de l’Afrique occidentale et centrale. « Il faut  donc saluer la maturité de l’écrivain qui a traité un sujet contemporain avec autant d’humour» a-t-il ajouté.

Le critique littéraire Guy Missodé, lui, dit  voir dans la plume de l’écrivain la patte de l’auteur Albert Camus dans l’œuvre L’étranger. « La portée littéraire de l’œuvre se situe au niveau de l’écriture. Le passage du  passé au  présent ne se fait sans s’annoncer dans la narration  faussement linéaire qui y est utilisée et peut être parfois  déroutant pour un lecteur non averti » estime le Professeur.

Fruit de près de six ans de recherche, La légende de l’assassin a été éditée en 2015 aux éditions Lattès.