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Assurance : 7/10 des assurés satisfaits des prestations de l’INAM

Il y a bientôt six ans, les Togolais (les fonctionnaires, les agents des collectivités locales, les militaires retraités et actifs et les retraités de la fonction publique) font l’expérience de la couverture sociale.  Pour mesurer l’impact des actions menées jusque-là par cette couverture sur les usagers, l’Institut national de l’assurance maladie (INAM)  a commandité une enquête de satisfaction auprès de ces derniers.

Les résultats de cette enquête ont été présentés ce 23 Janvier 2018 à Lomé. Réalisée par le cabinet « Afrik Survey », une filiale du groupe « Ad Kontact », l’enquête a pris en compte des cibles clés : les assurés, les employeurs et les prestataires. Elle a permis à l’INAM de voir le taux de satisfaction de tous ces différents groupes. Il est de 76,6 % pour les assurés, 71,7 % pour les employeurs et de 66.4 % pour les prestataires.

La restitution de cette enquête basée sur plusieurs critères a fait ressortir, aussi bien des points de satisfaction que ceux à améliorer notamment la qualité-prix, la communication. Ces résultats permettront à l’INAM d’améliorer ses acquis.

« Loin de prendre vos critiques et réclamations comme des obstacles, elles constituent plutôt des facteurs de motivations qui nous amènent à nous remettre en question et rechercher des solutions idoines aux difficultés qui surviennent dans la mise en œuvre de l’assurance maladie », a estimé le Directeur général de l’INAM, Mme DOSSOU-D’ALMEIDA Myriam pour qui, la démarche de l’Institut s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue en mettant  l’accent particulier sur la qualité. Car a-t-elle souligné, « c’est ensemble que nous allons construire une assurance maladie viable  pour les générations d’aujourd’hui et de demain. Une assurance qui fera soigner nos arrières petits enfants quand ils seront à la retraite se doit de veiller à la satisfaction de toutes les parties prenantes ».

En fin 2013, une première enquête de satisfaction avait été réalisée par l’Institut. Elle montrait à l’époque des points de satisfaction  sur les trois premières années mais sur la quatrième année, les résultats sont tombés en dessous de la moyenne.

Selon les chiffres, avec 7% de prélèvement mensuel sur le salaire des agents de l’Etat, 267.000 Togolais bénéficient donc des services de l’INAM. Avec cette structure, les autorités politiques togolaises veulent parvenir à l’assurance maladie universelle d’ici quelques années.

 

 

37,9 milliards de FCFA pour renforcer les infrastructures électriques et routières

Le Togo va bénéficier de l’Agence française de développement, (AFD), de l’union européenne à travers la Banque allemande de développement (KFW) d’un appui financier de 57,8 millions d’euros soit 37,9 milliards de Francs CFA. La signature officielle des documents a eu lieu ce mardi à Lomé entre les donateurs et le ministre de l’économie et des finances Sani Yaya.

Cet appui financier servira selon le ministre de l’économie et des finances Sani Yaya à opérationnaliser le Programme d’Extension du Réseau Electrique de Lomé (PEREL) et à renforcer le réseau de pistes rurales au Togo à travers le Projet d’appui aux pistes rurales (PAPR).

« Concrètement dans le secteur de l’énergie, ce financement va permettre d’étendre le réseau de distribution électrique de Lomé à travers l’installation de lignes basse et moyenne tension, la construction d’un bureau de télé conduite et le raccordement de nouveaux abonnés. Ce volet est estimé à un coût total de 31,4 milliards », a-t-il précisé à la signature des documents.  

Le Projet d’appui aux pistes rurales (PAPR) s’inscrit dans la continuité du Programme de stabilisation des recettes d'exportation (STABEX 2006-2010), financé par l'Union européenne.

La mise en œuvre de cette nouvelle phase vise à  la réhabilitation de 900 km de pistes rurales dans les régions cotonnières, de 85 km de pistes rurales dans les zones de culture du café et du cacao, à l’appui à la mise en œuvre de la politique nationale d'entretien des pistes rurales et au renforcement de capacités institutionnelles.

Le financement mis à disposition de l’Etat togolais sous forme de prêts concessionnels et de subventions pour l’exécution de ces deux (2) projets devra permettre à terme de contribuer à la croissance durable de l’économie togolaise.

 

 

CONFIDENTIEL : les curieuses plaintes de Jean-Pierre Fabre auprès d’Alpha Condé

A l’invitation du président guinéen Alpha Condé, une délégation du G14, conduite par Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson et composée de Jean-Pierre Fabre ( ANC), Me Yawovi Agboyibo (CAR), Dodji Apévon ( FDR), Tikpi Atchadam ( PNP) et Aimé GOGUE (ADDI) a séjourné du 15 au 16 janvier dernier à Conakry. Au menu des discussions, les voies de sortie de crise au Togo et l’organisation du dialogue qui se fait toujours attendre. D’après une source de la présidence guinéenne, monsieur Fabre  s’est beaucoup plaint auprès du président en exercice de l’Union africaine (UA) de…….. Tikpi Atchadam.

 

On savait les relations entre les deux hommes difficiles, et tendues entre leurs formations respectives. C’est aussi un secret de polichinelle que Jean-Pierre Fabre prend ombrage de l’émergence Tikpi Atchadam, qui lui dispute son statut jusqu’alors incontesté de principale figure de l’opposition. De là à envisager que cette guerre de leadership qu’ils n’arrivent plus à cacher, se transporte à Conakry dans le cadre de la facilitation guinéenne, il y a un pas. Selon nos informations, le leader de l’ANC a affiché auprès d’Alpha  Condé (chose qui rééditera d’ailleurs au Ghana selon la même source) son amertume et déploré avec insistance, la part qu’il considère  trop belle, faite par le gouvernement au PNP dans le cadre des mesures d’apaisement.

Notamment, la libération du secrétaire général de ce parti ainsi que les imams de Sokodé et de Bafilo. Jean-Pierre Fabre a estimé  que la plupart des militants libérés appartiennent au PNP, tandis que le dossier des incendies des marchés de Lomé et de Kara n’a connu aucune avancée en  dehors de la levée de la mesure  de contrôle judiciaire à laquelle il était astreint.

 

DIALOGUE PLOMBE.

De fait, ainsi que l’a exprimé monsieur Fabre aux présidents guinéen et ghanéen, l’ANC considère que le crédit accordé au PNP est exagéré. Il estime que ce parti et son leader ne doivent leur survie politique qu’à la main-tendue et à la mobilisation de l’opposition traditionnelle.

Car pour la formation orange, faute de cet élan de solidarité, «  le pouvoir aurait écrasé la contestation des 19 et 20 août, qui s’est distinguée par des violences et agressions contre les forces de l’ordre et de sécurité et non pas par une véritable mobilisation populaire » (sic). L’ancien lieutenant de Gilchrist Olympio est allé plus loin, estimant ne pas «  cerner clairement les objectifs et l’agenda du PNP et de son leader » ; ce dernier agissant de plus en plus selon lui comme un « gourou et travaillant au service de personnalités dont personne ne connaît les intentions réelles ».

Tikpi Atchadam n’est pas du reste.  Auprès des chefs d’état, il a souligné que son action et sa contestation du 19 août ont « sauvé et réveillé une opposition moribonde et en voie de disparition » ( sic)comme en témoigne selon lui, la faible mobilisation populaire observée lors de la manifestation du 03 août 2017, organisée par CAP 2015.

 

PRETEXTES :

Ce contexte est à l’origine de la surenchère observée concernant les mesures d’apaisement préalables au dialogue et plus généralement, à la course poursuite au radicalisme. De fait, pour une frange de la coalition de l’opposition, les préalables sont donc devenus en réalité des prétextes commodes pour les deux partis engagés dans la  course poursuite à la popularité, de se soustraire au dialogue. Elle soupçonne en privé Fabre et Atchadam de chercher à y faire obstruction ainsi qu’aux réformes pour des motifs inavoués.

 

 

APRES LA CRISE, SAUVER LE SECTEUR PRIVE

Entre 80 et 100 milliards, c’est l’estimation basse  et haute  de  ce qu’aurait déjà coûté à l’économie togolaise, les six (6) mois de crise. Trop importante pour un pays en pleine relance de ses activités,  qui renaissait de plusieurs années de tensions et d’une décennie de mise au ban de la communauté internationale, avec son corollaire de sanctions économiques.

Insupportables pour ces petites mains, ces bonnes femmes qui se lèvent le matin et ne demandent rien à personne, si ce n’est pouvoir en toute sécurité, ramener suffisamment à la maison de quoi nourrir leurs famille et payer les dépenses les plus élémentaires.

Insupportables également pour ces patrons de TPE, PME/PMI, les plus nombreux d’ailleurs et souvent dans l’informel,  qui doivent se battre au quotidien comme des forcenés pour faire (sur)vivre leurs affaires.

Insupportables aussi  pour les plus grosses entreprises qui ne peuvent se permettre un trop long ralentissement de leurs activités et une baisse de leurs commandes. Que ce soit le Fonds Monétaire International ( FMI)  ou la Banque Africaine de Développement (BAD), l’avertissement est clair et inquiétant : la persistance de la crise risque de plomber durablement les performances économiques du pays et de porter préjudice à son image.

 

De fait, les acteurs politiques devront trouver le compromis nécessaire pour arrêter l’hémorragie. Nul doute qu’ils y parviendront puisque depuis 1990, le Togo a connu moult soubresauts et ceux qui animent la vie publique ont toujours réussis  à signer un accord, même s’ils n’engagent que leurs signataires ou encore fût-il à durée limitée. L’impasse dans laquelle s’est enfermée l’opposition et l’obligation pour le pouvoir d’opérer tout de même les réformes, confortent cette conviction.

Mais une fois que « le  politique » aura trouvé son compte, qui fera ceux du « privé » ? Qui aura entre-temps vu sa clientèle hésitante à consommer ou à investir, son chiffres d’affaires baisser ou son activité s’écrouler ? Alors qu’il ne sera  pas au cœur du dialogue annoncé, favorisé ou non par un médiateur ou un facilitateur, ce « privé » est pourtant le principal créateur  de richesses et d’emplois. Dans ce contexte, il importe que sa condition fasse partie des suites à considérer par la période post-crise. Il n’est pas dans sa démarche de battre le pavé comme les militants politiques ni de manifester son humeur à travers des grèves ou des débrayages comme les fonctionnaires. Mais il a tout autant, sinon plus qu’eux, besoin d’être écouté. Le gouvernement devra donc, après avoir soldé la question politique avec l’opposition, se retrouver avec les principaux acteurs du secteur privé pour envisager toutes mesures, fiscales ou non,  pouvant l’aider à repartir, à rebondir. Ce n’est pas uniquement dans l’intérêt des entreprises. Mais d’abord aussi dans  celui du gouvernement qui, politiquement,  peut mettre à son crédit une économie performante, un taux de croissance élevé et un chômage en baisse, toutes choses dont les entrepreneurs  sont les principaux instrumentaires. Car à l’inverse, une économie morose entraînera des conséquences sociales fâcheuses dont saura profiter d’ailleurs et de bonne guerre, les  adversaires avec lesquels le gouvernement  aura  quelques instants plutôt, conclu un accord.

 

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