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LE BAL DES CHAROGNARDS.

Plus de deux semaines après la décision de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), le retrait des fréquences à la Chaîne du Futur (LCF) ainsi qu’à City FM continue de   susciter la polémique. Si la mesure a fait l’unanimité contre elle en ce qu’elle réduit au silence des organes importants du paysage médiatique togolais et condamne au chômage plusieurs dizaines d’employés, sa dénonciation connaît beaucoup de mesures, au fur et à mesure de l’appropriation de l’essentiel des éléments du dossier. Aujourd’hui, la  question qui suscite encore véritablement débat est de savoir si la HAAC était compétente pour ordonner le retrait des fréquences. Elle est posée par les responsables du groupe  SUD MEDIA et leurs avocats à la chambre administrative de la Cour Suprême.

 

Car sur le fond, tout le monde aura compris qu’au lancement des deux chaînes jusqu’alors, elles ne disposaient pas d’autorisation d’installation ni d’exploitation telle que l’exigent les textes en vigueur. En termes clairs, elles émettaient en toute illégalité et étaient des organes de fait à défaut d’être ceux de droit, profitant de la position privilégiée qu’était celle de leur présumé promoteur.

 

De fait, pour beaucoup dont nous en sommes, la meilleure démarche, au-delà de la question de compétence posée à la plus haute juridiction du pays,  pour sauver cet espace d’expression  et l’emploi,  est celle de la facilitation et des plaidoyers. Ils n’offrent sans doute aucune garantie de succès si ce n’est la conviction d’avoir œuvré, en toute responsabilité et avec les armes que mettaient à disposition  le contexte et la réalité  des faits.

 

Malheureusement, ce dossier et sa dimension politico-médiatique offrent  encore une fois l’occasion à des « professionnels de l’indignation et de la condamnation » de s’offrir de la publicité à moindres frais.  Ainsi qu’aux donneurs de leçons de tous acabits de s’en donner sans mesure à leur sport  favori, jetant allègrement de l’huile sur le feu et compliquant les discussions de couloir, sans  s’interroger à aucun moment sur les retombées de leur inconséquence ; et surtout pas sur l’efficacité de leurs envolées verbales.

 

Dans ce contexte, tous sont sommés d’adhérer sans réserves aux diktats, à l’analyse et aux choix de groupuscules et de grandes gueules, dont la seule vertu est de crier plus fort que les autres et d’invectiver à longueur d’interventions le Président de la République. Au risque de  voir remettre en cause par la prétendue vox populi, la sincérité de l’engagement pour la réouverture des deux chaînes et celle de la compassion envers les confrères désormais sans emploi.

 

Ils considèrent qu’en dehors d’eux et de leur lecture faite à partir de lorgnettes déformées  par le vrai moteur qui les anime, qui est tout sauf celui d’un engagement désintéressé en faveur de deux médias fermés, il n’y a point de salut. Des médias sont mobilisés, des émissions organisées pour dire à l’opinion tout ce qu’elle doit penser de ces « pelés, ces galeux » d’où vient tout le mal de la presse togolaise et ô sacrilège, qui n’osent pas s’aligner sur la pensée vertueuse de ces chevaliers blancs. En dehors des naïfs, tout le monde a compris que le but de toute cette agitation, digne de charognards, est ailleurs.

 

Y compris les salariés qui ne veulent pas que leur malheur soit instrumentalisé de quelque manière que ce soit. En tout état de cause, ceux qui prospèrent en situation de crise et l’alimentent pour exister, en tous points de vue, n’ont aucun intérêt à une issue heureuse de cette situation. Leur ostentatoire agitation  n’en sonne que davantage fausse. 

 

Interview:Dr Serge Michel KODOM, PrEsident de l’ONG AIMES- Afrique

« On a  le sentiment d’avoir été utile et que Dieu nous suit d’un regard particulier ».

 

L’ONG AIMES-AFRIQUE a initié une série de formations depuis plusieurs semaines sur l’ensemble du territoire national, au profit du public dont des journalistes. Après l’atelier tenu il y a quelques jours à l’endroit de ces derniers, FOCUS INFOS a rencontré le président de l’ONG sur les objectifs et le bilan de ces formations. Et plus généralement, sur la place de son organisation dans notre communauté. Interview !

 

Focus Infos : Vous avez initié une série de formations en faveur des journalistes pour la promotion de l’éducation pour la santé à travers la vulgarisation du Code de la santé publique de la République Togolaise, commencée dans la région des Savanes et clôturée fin janvier dernier ? Quels sont les objectifs de cette initiative ?

 

Dr Serge Michel KODOM : Je voudrais vous remercier pour l’opportunité que vous m’offrez afin de parler  des activités de notre organisation humanitaire. J’en saisis l’occasion pour présenter mes chaleureux vœux de début d’année à vos lecteurs.

 

Effectivement depuis Octobre  2016, nous avons lancé une vaste campagne de formations (20 au total) sur la promotion de l’éducation pour la santé dans les régions. Les acteurs identifiés pour y participer  sont entre autres les journalistes, les nouveaux diplômés des écoles de santé,  les élus locaux/maires et les chefs traditionnels,  les organisations de la société civile (OSC) qui oeuvrent dans le domaine de la santé,  et enfin les agents de santé communautaire couplés de responsables des comités de gestion des structures de santé (COGES).

 

Nous avons voulu  en réalité être très inclusifs et les objectifs fixés sont clairs pour nous : il s’agit de  vulgariser  le  code de la santé publique du Togo et de solliciter l’implication des différents acteurs  dans la promotion effective de la santé dans la communauté. 

 

Dans le contexte qui est le nôtre et parfois l’ignorance de la population sur les questions relatives à la santé, il était important pour nous de nous appuyer sur un document « juridique » qu’est le « code de la santé publique  de la République Togolaise », dont le contenu est malheureusement méconnu du grand public. Voilà fondamentalement notre motivation, celle d’être assez  inclusifs en ouvrant le débat.

 

F I : Quel rôle attendez-vous spécifiquement des médias et des professionnels de la communication pour la promotion de la santé dans notre pays ?

 

Dr S M K : Les hommes des médias, acteurs privilégiés dans le relai d’informations en faveur du grand public  mais également éducateurs, sont des vecteurs essentiels pour  la promotion de l’éducation pour la santé. Ils devront permettre l’appropriation par les populations des informations relatives à la santé, en s’appuyant sur les textes et autres documents réglementant le secteur dans notre pays.

 

Pour nous, il s’agit d’outiller les journalistes et professionnels de médias afin qu’ils s’engagent dans le processus qui au final permettra aux populations de contrôler leur santé. C’est ce qui nous motive à organiser ces ateliers de formations. Les journalistes devront, à travers leurs productions, faire large diffusion des principes fondamentaux contenus dans le code de la santé dont nous assurons la vulgarisation.

 

De fait,  près de 150 journalistes provenant des 5 régions économiques du Togo ont été outillés sur plusieurs  thématiques avec des modules qui traitent des  nouvelles techniques de recherches des informations médicales, celles  d’animation et de diffusion des émissions de santé, le rôle à jouer par les journalistes dans l’atteinte des ODD.

 

 

F I : Quel bilan faites-vous de vos différents ateliers que vous avez organisés ?

 

Dr S M K : Le bilan est très satisfaisant. D’abord, de part les échanges, nous avons senti  un grand intérêt de tous les acteurs impliqués et surtout leur engagement à promouvoir la santé dans notre pays. Ensuite, vu les évaluations et rapports des ateliers,  nous avons noté  une grande détermination et un engagement de tous les participants. En toute modestie,  on a recueilli pratiquement  100%  d’adhésion des participants à l’initiative et 100% pour la poursuite de cette campagne et plus de 95% des participants sont prêts à s’engager dans un « réseau de promotion de la santé » au Togo.

 

De fait,  pour les trois ateliers de formation des journalistes, il y a eu des productions (magazines, presse écrite, interview, émission, reportage …) sur des thématiques de santé que nous avons compilées  et que nous mettrons à la disposition des populations surtout en langues nationales. C’est déjà très encourageant.

Par ailleurs, les journalistes qui ont participé aux ateliers ont déjà commencé la vulgarisation du code de la santé dans leurs journaux, radios à travers les « rubriques de santé » dans leur colonne. …. C’est pour nous un grand signe que le message est passé.

 

F I : Vous êtes souvent sur le terrain. Sur quoi devront aujourd’hui insister les politiques publiques en matière de santé ?

 

Dr S M K : En réalité les politiques publiques en matière de santé doivent s’appuyer à mon humble avis sur 3 aspects : la vulgarisation et mise en œuvre ou l’application des « beaux » textes juridiques existants ; l’augmentation du budget alloué au secteur de la santé qui devrait respecter les 15% du budget national en dehors de l’aide des partenaires  et enfin « remobiliser » les agents de santé (personnel médical) et les acteurs de la société civile impliqués dans la promotion de la santé autour des valeurs de bonnes pratiques en santé. Je ne vais pas être long sur le sujet aujourd’hui, on pourra en rediscuter.

F I : A ce jour, depuis la création de AIMES-AFRIQUE, avez-vous le sentiment d’avoir été utile à la communauté ? Quels sont les chiffres essentiels  de vos activités sur le terrain ?

 

Dr S M K : En toute franchise, c’est un sentiment mitigé. Lorsque nous organisons nos campagnes et qu’à la fin vous voyez des personnes trainant des affections sur des dizaines d’années être soulagées de ces pathologies graves, on a « le sentiment d’avoir été utile et que Dieu nous suit d’un regard particulier ».A l’inverse,  vu l’étendue des besoins de santé des populations rurales, on repart toujours le cœur brisé  car nous sommes limités par le temps et les ressources matérielles, financières et humaines.

 

Toutefois,  les témoignages suffisent pour mesurer notre utilité à la communauté togolaise. Aujourd’hui nous pouvons affirmer avoir sillonné pratiquement toutes les préfectures du Togo. Plus de 530 agents de santé (médecins infirmiers, sage- femmes, techniciens supérieurs…) sont membres, plus de 320 missions humanitaires réalisées avec plus de 2.500 agents de santé locaux impliqués dans nos activités.

A ce jour, nous avons pu réaliser plus de 350.000 consultations médicales spécialisées  et  plus de 20.000 opérations chirurgicales avec succès. Mais sans nous asseoir sur nos lauriers, nous sommes plus que jamais déterminés  à doubler ces chiffres les cinq prochaines années, en espérant  des appuis multiformes ; ayant  la maîtrise de cette « pratique médicale » qui se repose sur la compassion.

 

F I : Rappelez-nous brièvement ce qu’est AIMES-AFRIQUE :

 

Dr S M K : AIMES-AFRIQUE, est une organisation, apolitique à but non lucratif créée le 19 janvier 2005 à Lomé (TOGO) par des professionnels de santé mais qui depuis 2015 est ouverte à tous les corps de métier.

De 2005 à 2010, AIMES AFRIQUE s’est illustrée par sa présence permanente aux côtés des populations rurales à travers son slogan «amener l’hôpital vers les populations».

 

Première ONG africaine depuis 2010 spécialisée dans les activités médico chirurgicales humanitaires, AIMES-AFRIQUE a obtenu l’accréditation avec un statut consultatif spéciale au Conseil Économique et Social de l’ONU (ECOSOC).

AIMES-AFRIQUE œuvre dans le cadre du développement communautaire à travers différentes activités sanitaires, l’humanitaire et le social et promeut également la culture de l’excellence et de l’émulation en milieu scolaire et universitaire. Près de cinquante projets exécutés déclinés dans six (6) axes stratégiques adoptés dans le cadre du plan d’action 2016-2020.

 

Grâce à ses réalisations et à ses 530 membres qu’elle compte aujourd’hui, AIMES-AFRIQUE est présente dans plus de sept (7) pays d’Afrique et dans plus de quatre (4) pays hors du continent : FRANCE, USA, JAPON, ALLEMAGNE avec un accord de siège signé par les autorités togolaises à travers le Ministère des Affaires étrangères, de la coopération et l’intégration africaine.

AIMES-AFRIQUE est élue à la 2ème Assemblée Générale du Conseil Économique, Social et Culturel de l’Union Africaine (ECOSOC UA).  

 

 

 

 

 
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AU NOM DE L’APAISEMENT!

Le 06 février dernier,  la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a pris la décision de retirer les fréquences à LCF et à City FM au motif que ces organes n’ont obtenu aucune autorisation régulière d’installation et d’exploitation auprès de la Haute Autorité.

 

Pour ceux qui connaissent un tant soit peu le dossier, il est en effet patent que les deux chaînes n’ont pas satisfait aux exigences encadrant l’obtention de fréquences radiophoniques dans notre pays et n’ont dès lors pas signé de conventions avec la HAAC précisant leurs cahiers de charges. Il est aussi un secret de polichinelle que l’arrivée de ces médias s’est faite dans des conditions encore floues, voire opaques, dénoncées en son temps, par la presse. C’est d’ailleurs pour cela que les différentes initiatives prises pour éviter la fermeture des deux stations, l’ont été de façon discrète et les plaidoyers en faveur d’une poursuite des activités, fondés non pas sur le droit mais sur la nécessaire préservation de l’espace de liberté. C’est aussi pour cela que les intervenants dans le dossier, ont suggéré pour la plupart, que les concernés évitent des postures ou déclarations, susceptibles d’être vues comme établissant un rapport de force ou créant les conditions d’un affrontement par médias ou réseaux interposés, avec instrumentalisation de la situation.

 

Cependant, en choisissant de procéder à la fermeture de LCF et de City FM, alors même qu’à notre sens, les discussions multiformes ne sont pas encore épuisées, la HAAC n’a laissé guère de chance à la possibilité d’une solution qui préserve l’espace de libre expression ainsi que l’emploi. Même sans avoir été régulière à sa naissance, LCF s’est installée dans le paysage médiatique togolais depuis bientôt 10 ans, constituant l’une des chaînes les plus regardées. Elle contribuait à la diversité et au pluralisme médiatique et proposait certaines émissions de qualité, qui avaient leurs publics. Au surplus, après avoir laissé presqu’une décennie une situation de fait, exister sans aucun problème, aucune urgence n’imposait que le couperet tombe aussi rapidement. La mesure est d’autant plus amère qu’elle signifie pour plusieurs dizaines de confrères et autres petites mains, la fin d’une belle aventure, pire, l’inscription au chômage.

 

Elle est aussi annonciatrice d’une période de tensions entre la HAAC et les professionnels de médias, à l’heure où justement plusieurs questions cruciales se posent à la corporation qui nécessiteraient une synergie d’actions et d’initiatives, mais dans un climat de sérénité. Le Togo, dans ce contexte, va également devoir s’attendre à être épinglé sur le plan international comme prédateur de la presse,  fondée ou pas que fût la décision sur le plan administratif ou juridique. Le pays devra aussi se résoudre à perdre probablement des points dans le classement annuel de Reporters sans Frontières, tout comme auprès des différents mécanismes d’évaluation de la situation de la liberté de presse dans le monde. Et sans doute  dans le processus pourtant bien engagé du Millenium Challenge Account. C’est dire donc que le coût du retrait des fréquences sera cher payé pour des gains aléatoires. Il est encore temps de récupérer la situation en permettant aux deux chaînes, de régulariser leur dossier. C’est ce que les Sénégalais ont fait au départ d’Abdoulaye WADE, dont le régime avait laissé s’installer des médias  en violation de la législation en vigueur. Ceux-ci ont été invités tout simplement à régulariser leur situation, suite aux interventions des organisations de presse.

Il y a une bonne leçon à tirer de cet évènement. Quel que soit notre niveau de pouvoir et quelle que fut notre influence, ayons l’humilité et le réflexe citoyen de respecter scrupuleusement les textes. Nul en effet ne lit l’avenir. 

 

 

QUESTIONS A JOSE SYMENOUH

F.I. : Le 05 janvier dernier, le président Kacou DIAGOU a annoncé votre départ de NSIA. Une annonce inattendue. Que cache ce retrait ?

 

JKS : Merci de vous intéresser à cet évènement qui ne peut laisser indifférent. Inattendu certes, mais je tiens à vous rassurer. Il s’agit d’un départ voulu, muri et planifié depuis 5 ans déjà. J’ai toujours dit à mes collaborateurs que je partirai 2 ans avant l’âge normal de la retraite pour ouvrir d’autres chantiers. Je l’ai exprimé à mes patrons par courrier en août dernier et confirmé devant le Conseil d’Administration en Novembre.

 

F.I. : Quels sont donc les chantiers que vous avez et qui vous tiennent tant à cœur ?

 

JKS : Au-delà du nouveau chantier dont nous parlerons tantôt, n’oubliez pas qu’il y en a déjà un qui est un chantier sans fin : la formation. Je suis, faut-il le rappeler, le Président Fondateur de l’institut Supérieur de Droit et d’Interprétariat (ISDI), qui forme les jeunes après le BAC et qui a atteint un niveau de croissance et de sérieux qu’il faut obligatoirement soutenir sans cesse.

 

Le nouveau chantier est toujours dans notre activité d’assurance. Il s’agit de métier de courtage d’assurance.

 

F.I. : En quoi consiste ce métier ?

JKS : Il faut le reconnaitre, ce métier bien que  répandu et existant sur notre marché à travers une vingtaine de cabinets, est assez connu par certaines entreprises. Les particuliers l’ignorent en général. En effet, pour souscrire à une police d’assurance, le consommateur a le choix de s’adresser, soit directement à une compagnie d’assurance, soit à un intermédiaire d’assurance (courtier ou agent général).

 

Dans le premier cas, comment peut-il choisir une compagnie d’assurance ? (il ne le connait pas bien, pas plus qu’il ne maitrise les produits vendus et les termes utilisés dans les contrats d’assurance.)

 

C’est pourquoi il est souhaitable qu’il s’adresse à un professionnel des assurances. L’ avantage, c’est qu’après étude appropriée des besoins des consommateurs d’assurance, le courtier les analyse et conseille le client dans son orientation en raison de certains critères objectifs donnés (tarifs, garanties, marge de solvabilité, etc…)

 

F.I. : Puisque vous dites vous-même que ce métier n’est pas nouveau sur le marché et qu’il y a une vingtaine de courtiers d’assurance, quel serait donc votre apport sur le marché ?

 

JKS : D’abord je tiens à préciser que non seulement le métier n’est pas nouveau, mais la société de courtage dont je prends le contrôle : La Protectrice Assurance n’est pas nouvelle. J’ai pris le contrôle de cette structure que j’entends redynamiser en apportant une touche personnelle. La touche personnelle en capitalisant mes 28 années d’intenses activités dans les compagnies d’assurance dont 24 ans de Direction Générale (C2A, GTA C2A et 11 ans à NSIA ).

 

L’apport fondamental, c’est faire de cette structure une structure sous régionale à travers l’installation de plusieurs filiales dans toute la zone CIMA ((Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Equatoriale, Mali, Niger, Sénégal, Tchad et les Comores) et aussi la Holding au Togo.

 

Il n’existe pas à ce jour véritablement une société de courtage sous régionale africaine détenue par des Africains, comme il en existe pour les compagnies d’assurance (Groupe NSIA, SUNU). L’objectif est qu’un Togolais puisse combler ce vide et relever le défi. C’est un rêve et nous devons y arriver.

 

F.I. : Quels sont aujourd’hui vos rapports avec NSIA que vous avez quitté ?

 

JKS : De très bons rapports. Nous sommes aujourd’hui des partenaires au même titre qu’avec les autres compagnies d’assurances.

 

F.I. : Etes-vous sûr de pouvoir observer l’indépendance exigée par la déontologie vis-à-vis de NSIA ?

 

JKS : Bien entendu, même si la tendance naturelle peut être de la privilégier (c’est avant tout notre bébé). Mais il faut faire attention de ne pas se décrédibiliser tout de suite. Nous sommes sur un petit marché et tout finit par se savoir.

 

F.I. : Le paradoxe c’est que vous partez de NSIA au moment où vous devez vous occuper de la construction du siège

 

JKS : C’est vrai nous avons travaillé pendant 11 ans et mobilisé des ressources nécessaires pour la construction du siège, mais le retard dans cette construction qui aurait dû intervenir plus tôt ne saurait non plus retarder mes projets. Mon collègue de NSIA Vie, M. Magloire KINIFFO, mon compagnon de plus de 23 ans devrait s’en occuper et achever le travail que nous avons commencé.

 

Il lui reviendra de prendre en charge la réalisation de ce beau projet.

L’histoire retiendra qu’en tout cas même si je ne suis pas impliqué dans la construction du siège, j’auraiscontribué au rassemblement de tous les prérequis, à savoir l’acquisition du terrain, le concours d’architecture, la sélection des architectes etc…

 

F.I. : Avez-vous un mot à l’endroit de vos nouveaux confrères (je veux parler des autres courtiers) et assurés ?

 

JKS : A l’endroit des confrères, je les remercie de m’avoir accepté dans leur rang et les rassure que l’objectif poursuivi aujourd’hui est le développement du marché de courtage. Je viens me joindre à eux pour le développement de ce marché dans le strict respect de la déontologie. On ne peut pas comprendre que dans les pays européens près de 98%, pour ne pas dire 100%, des souscriptions se fassent par des courtiers et qu’on en soit à peine à 40% dans le nôtre.

Pour les consommateurs, ou assurés, ils ont tout intérêt à recueillir les services des courtiers afin d’être certains qu’ils ont la couverture qui leur faut et au juste prix.

 

F.I. : Quel serait le coût lorsqu’on sollicite l’assistance d’un courtier ?

 

JKS : Zéro franc. C’est gratuit ! C’est l’assureur qui reverse une commission au courtier, il peut s’agir d’une commission d’apport et / ou de gestion, déjà incorporée dans la prime. Il est souvent raconté que cette commission est répercutée in fine sur le client. Ce n’est pas vrai.

Le recours à un courtier constitue une charge pour la compagnie d’assurance et c’est pour cette raison que certaines compagnies font à tort une campagne d’intoxication et de dénigrement des courtiers. Au lieu de les considérer comme des concurrents, il faut les traiter plutôt comme des partenaires.

 

F.I. : Merci M. SYMENOUH. Nous souhaitons donc bons vents à la Protectrice Assurance.

 

JKS : Merci.… On fera le point dans 1 an.

 

 

 

 

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