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BEL EXEMPLE !

Le Togo et le  Ghana  viennent  de convenir de nouveaux accords de coopération. Outre l’opérationnalisation et la gestion du poste de contrôle juxtaposé de Noépé-Akanu qui s’étend sur 17 hectares et financé par l’Union européenne à hauteur de 7 milliards FCFA, les deux pays ont pris l’engagement d’ouvrir leurs frontières 24h/24 et 7j/7. 

 

C’est ce qui ressort  de la Commission mixte qui s’est tenue à Accra les 26 et 27 juillet derniers. L’objectif affiché est de renforcer les échanges commerciaux entre les deux états. Il répond à l’une des priorités que s’est assignée Faure GNASSINGBE pour son mandat d’un an à la tête de l’organisation communautaire: la libre circulation des personnes et des biens.

De fait, c’est une belle initiative à saluer , qui devrait permettre de booster l’intégration commerciale dans la zone dont l’indicateur de 0,442 reste en deça du potentiel du marché de 300.000.000 de personnes que constitue la CEDEAO. En effet, jusqu’alors, la frontière entre le Togo et le Ghana était  fermée toutes les nuits, ce qui constitue un sérieux obstacle à la circulation des personnes, mais surtout des marchandises non seulement entre les deux pays, mais aussi dans l’espace sous-régional. Les ports de Lomé au Togo et ceux de Tema, Takoradji, Accra ou Témalé au Ghana constituent en effet des portes d’entrée de marchandises de tout genre et de débouchés de produits à l’export pour plusieurs pays de la sous-région, notamment ceux de l’hinterland ouest-africain (Niger, Mali et Burkina). Cet accord vient confirmer le dynamisme en cours au sein de cette organisation sous-régionale qui attire de nouveaux pays, avec de bons indicateurs de performance en matière de libre circulation des personnes (0,800).

Mais les défis restent multiples. Il s’agit d’abord que sans délai et après évidemment les mesures idoines prises, les frontières soient réellement ouvertes 24h/24 et que l’engagement ne soit pas illusoire, comme celui du  port fonctionnant également 24h/24. Lever les obstacles, formels ou informels à la libre circulation est aussi une autre paire de manches, tellement les rackets, les lourdeurs administratives délibérées ont été institutionnalisés.Par ailleurs, cet accord devra faire jurisprudence et être essaimé dans la sous-région, en commençant avec les frontières que nous partageons avec les deux autres pays, que sont le Burkina-Faso et le Bénin. La CEDEAO des peuples à laquel appelle le président togolais est à ce prix.

 

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