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BOYCOTT, LA FAUSSE BONNE IDEE !

 

 

 

 

BOYCOTT, LA FAUSSE BONNE IDEE !

Deux courants se dégagent actuellement au sein de l’opposition togolaise vis-à-vis de la prochaine élection présidentielle qui se déroulerait au début du deuxième trimestre 2015, à en croire les déclarations de Gilbert BAWARA ministre de l’Administration Territoriale, venu à la rescousse de la « confuse sortie » de la Cour Constitutionnelle.

La première tendance opte pour la participation au scrutin, exigeant un minimum de garanties tenant à la transparence ainsi qu’au caractère équitable de la consultation électorale. C’est là la position attendue et logique de toute formation politique, légalement constituée, concourant à l’expression de la volonté populaire et s’inscrivant dans une logique républicaine de conquête de pouvoir qui passe uniquement et nécessairement par les urnes. De fait, la bataille qui doit être menée pour les tenants de la thèse participationniste est double. D’abord  investir le terrain et aller à la rencontre des électeurs. Un retard coupable a été pris par rapport à cette obligation qui fonde tout succès électoral, à cause de choix hasardeux. Ensuite s’assurer que le processus est réellement inclusif et qu’ils y sont impliqués à chaque étape. La participation, même soldée par des échecs, a pour vertu d’accumuler de l’expérience  et de corriger les faiblesses pour les compétitions ultérieures ;  encore faut-il il est vrai,  en apprendre. Ce qui est certain, comme l’avait  relevé  à juste titre l’actuel Chef d’Etat  sénégalais Macky Sall , alors candidat à l’élection présidentielle dans son pays et qu’une partie de la société civile appelait au boycott si la candidature du sortant Abdoulaye devrait être maintenue, « on ne peut jamais gagner une élection à laquelle on ne participe pas. »  « Chaque scrutin a son contexte, son cadre, ses réalités et sa dynamique qui peuvent faire basculer les choses, même les plus imprévisibles » expliquait-il. L’histoire lui donnera raison quelques semaines plus tard.

La seconde appelle au boycott, liant son  éventuelle implication dans le processus à l’opérationnalisation des réformes. Cette dernière option n’en est pas vraiment une au vu de la longue expérience politique togolaise et continentale. Il est patent que le boycott d’une élection n’a jamais, nulle part, fondamentalement modifié le rapport de force ni contribuer à changer la donne politique.  Les absents ont toujours tort, pour reprendre une expression triviale. Le précédent de 2002, certes dans un autre contexte et pour un scrutin différent », n’a visiblement pas édifié suffisamment certains leaders qui embrassent encore la politique de la chaise vide. Tout compte fait, cette décision se trouve être l’apanage de formations ayant peu de chances de voir leur éventuel candidat arriver dans les deux premiers au terme du scrutin. Leur motivation en réalité est à rechercher ailleurs que dans l’obsession de réformes. Il s’agit de mettre à nu les incohérences du principal parti d’opposition et de le déborder sur ce qui a fondé jusque-là son audience : l’intransigeance et le discours volontairement radical sur la forme. En boycottant l’élection et en laissant ce parti y participer après avoir soutenu publiquement et longuement qu’il n’irait pas sans les réformes, les tenants de l’abstentionnisme espèrent ainsi lui ravir sa position de leadership, à court ou moyen termes. En somme, de simples petits calculs politiciens ! 

 

 

 

 

salomon, Bayor et Agboh

LES VIEILLES GLOIRES DU SPORT TOGOLAIS: Quel hommage méritent-elles?

LAWSON N’nekpedu Têvi Séraphin, l’incontestable «Légende» du basketball s’en est allé.

Successivement  joueur, entraineur de haut niveau et encadreur des entraineurs du basketball, ensuite devenu dirigeant sportif, LAWSON N’nekpedu Séraphin alias TRAINER a consacré toute sa vie à la balle orange. De 1970 à 1990 c’est sous sa conduite que le basket togolais a connu les meilleurs moments de son histoire. Pourtant, le monument qui sera conduit en sa dernière demeure le 7 novembre prochain, a honoré le basketball togolais et africain de ses talents sans pratiquement rien recevoir en retour. Votre journal, vous propose le palmarès puis des témoignages sur la vie du joueur hors normes et de l’entraineur émérite qu’a été TRAINER.

Ils ont dit de Séraphin

Né le 12 octobre 1939 à Lomé, Séraphin tombera amoureux de la balle orange en 1951. C’est dans la préfecture de l’Oti, à 592 km de Lomé, qu’il aura son premier contact avec une balle de basket. Conséquence, 5ans  plus tard à Sokodé, durant les matchs de championnats scolaires, le très lucide meneur exposera son talent. Il recevra de multiples offres de divers  club de la capitale mais c’est aux bleu-blancs de l’Etoile Filante qu’il dira « oui ».  Ce mariage durera 13ans ; il a remporté plusieurs titres de champion du Togo et des coupes de l’indépendance. Très talentueux, avec une technicité hors pair, Séraphin sera sollicité pour assister l’entraineur de l’équipe nationale. Il gagne très rapidement le respect des basketteurs de la sous région. « Séraphin, c’est le monsieur qui peut marquer 50 lancer-francs successivement sans en rater. Malgré  son âge, je défis tous les jeunes qui aujourd’hui se disent ’’avoir la main’’.  A notre époque il a battu tous les records de tirs à 3points. Jouer avec lui, était un plaisir. C’est au moment où tu t’y attends le moins qu’il te balance une passe avec une précision dont il a seul le secret », en témoigne  un ancien basketteur  international,  il y a quelque mois. Au départ joueur au poste de meneur, il le jumellera avec celui d’entraineur. Là encore, un grand talent s’éclore. Doué dans la lecture du jeu et efficace en tactique, ceci lui vaudra le surnom de « TRAINER». L’homme redevient l’idole de son propre maitre, « Même si le coach Emmanuel Gnassounou a d’énorme admiration pour moi. C’est juste le sentiment de son travail bien fait. Il a fait de moi ce que je suis aujourd’hui », répondra Lawson à son premier coach qui devient son admirateur. Dans ses discours, le jeune joueur-coach exprimera toujours respect et gratitude ce dernier. De la même génération que le grand basketteur et ancien ministre des sports et également, Horatio FREITAS, séraphin prend vite goût au coaching. La technique, la tactique, l’intelligence du jeu, bref la vista, c’était Lawson Séraphin.En effet, la quasi totalité des confrontations de l’époque entre l’Entente Scolaire et l’Etoile Filante tournaient en cauchemar pour Horatio et ses coéquipiers, « la passion du basket, Séraphin mange le basket, il le boit, dort avec  et le rêve. Si l’histoire retient que j’ai été une star du basket togolais, face à Séraphin j’ai été une étoile  filante. Alors que mon complice en équipe nationale, le grand Séraphin est la lune qui éclaire le jeu, et qui attend que des générations passent »  a témoigné Horatio FRAITAS au podium du Jubilé de son concurrent. Par contre, les proches du monument du basket togolais avoueront que les œuvres de ce dernier n’ont pas était que le fruit de son talent ou d’un  hasard. Mais, le résultat de dure et long travail. « Trainer à donner plus de temps au basket qu’à nous ses enfants. Malgré qu’il ne manque pas à ses devoirs de parent, notre père à fait du basket  son premier fils. Même à quelque jour de son décès, Il n’a pas d’heure de repos. Tout temps libre est favorable pour enseigner le basket. Ainsi, il a pour second maison le terrain. Pourtant nous l’aimons ainsi, car il nous a transmis tous le virus basket »  déclara son fils adoptif Kadi ASSAD, lui aussi un basketteur hors pair capable a lui tout seul de transformer la physionomie d’un match. A l’annonce de sa disparation, plusieurs jeunes joueurs et entraineurs ont regretté le vide que creuse le départ de leur bibliothèque. BADJONGA Simon, le coach adjoint au centre « TRAINER » que Séraphin a créé et qui porte son surnom considère sa mort  à la perte d’une légende, « j’étais petit quand jouait. Je fus son joueur puis aujourd’hui  son collaborateur. Le Coach c’est juste un donateur, un homme disponible qui n’attend rien de personne. C’est un modèle. Comment puis-je expliquer, qu’avec son talent, ses connaissances et autres, il est parti sans amasser de fortunes » s’interroge son adjoint au ‘’Centre TRAINER’’. En effet, malgré son exceptionnel parcours et son statut, Têvi est demeuré un très humble. A la question

Le palmarès

Alors que Têvi était toujours joueur, il bénéficie d’un stage  d’entraineur de premier degré à l’Institut National des Sports et de l’Education Physique (INSEP) à Paris en 1964. Dés son retour au pays, les équipes nationales homme et dame de Basket lui sont confiées. En espace de 9ans, il sera titulaire d’une dizaine de diplômes d’entraineur de Basket acquis dans divers pays d’Europe et d’Asie. Mais, le plus prestigieux diplôme d’entraineur de  haut niveau lui sera délivré au USA en 1976 par les célèbres entraineurs Américains (Dean Smith et BILL Foster).  Le capitaine de l’équipe nationale masculine détentrice de la coupe « Général YACOUBOU Gowon » en 1972 au Nigéria, a également participé à plusieurs Coupes d’Afrique à la tête des sélections homme et dame (1969, 1971, 1974).  « En 1977, les dames et moi avions été médaillés de bronze au Championnat d’Afrique au Sénégal. Puis trois ans plus tard vainqueurs des Jeux Universitaire d’Afrique à Nairobi. Grâce à la diversité de mes formations, j’ai pu bâtir une tactique qui correspond à la réalité de notre basket. C’était émouvant, le basketball togolais était craint à l’époque » nous a-t-il confié avec nostalgie quelques jours avant son décès. Rappelons qu’après cet exploit, le ‘’Club Sportif Sucie’’ de BRIE (France) sollicitera ses services en 1983 puis vint le tour de ‘’Star Club Municipal se Neuilly (France). Entre temps employé à la Compagnie Togolaise des Mines du Bénin (CTMB), enseignant de sciences naturelles, Séraphin sera également commis Administrateur aux Chemin de Fer du Togo (CFT) de 1965 à 1975. Le dernier poste administratif occupé par l’infatigable et digne fils de LAW, fut celui du conseiller sportif au Ministère de la jeunesse, des sports et de la culture (1975 à 1994). Trois ans après sa retraite administrative, TRAINER prend celle sportive. Malgré que l’Amical 70, une formation des vieilles gloires a organisé un jubilé en honneur de «La Légende» en Février 1997, pour service rendu au basket national, ce dernier continuera de servir le basket togolais jusqu’à ses derniers jours, en dépit de son état de santé critique. 

Quel hommage à l’homme ?

Au lendemain du 29 septembre passée, c’est avec grande tristesse que le monde sportif togolais apprenait la disparition de LAWSON Têvi Séraphin dit TRAINER. Au moment où les autorités togolaises renouent avec la vulgarisation des valeurs citoyennes, comme tout acteur du Basket togolais, nous nous interrogeons sur nature de l’hommage qui sera redu à Séraphin ; les 6 et 7 novembre prochain ?

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Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo, le procès de la « dame de sang »

Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo, le procès de la « dame de sang »

C'est un procès historique et important pour la fragile démocratie ivoirienne. Vendredi, en compagnie de 82 dignitaires de l'ancien régime, l'ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo a comparu pour la première fois devant la justice. Vêtue d'un ensemble de couleur jaune et fleuri, cheveux tressés, qui n'avait pas fait d'apparition publique depuis trois ans, celle que l'on surnomme "la Dame de sang" ou "la Hillary Clinton des tropiques", suivant le camp dans lequel on se situe, a fait son entrée dans la salle du tribunal sous les applaudissements du public, a constaté un journaliste de l'AFP. Comme l'ensemble des accusés, Mme Gbagbo, 65 ans, est poursuivie pour "atteinte à la défense nationale, constitution de bandes armées, participation à un mouvement insurrectionnel, troubles à l'ordre public, coalition de fonctionnaires de rébellion, tribalisme et xénophobie", a énuméré l'avocat général M. Yabo Odi. «Tout le pays attend qu'on puisse tourner la page et solder les comptes de la grave crise de 2011 (...) pour aller à la réconciliation. Si ce procès peut y contribuer tant mieux», a déclaré l'un des co-accusé Michel Gbagbo, fils de Laurent Gbagbo, en liberté provisoire, et qui, pendant l'audience, a joué à des jeux vidéo sur son smartphone.

"Pas très éloignée des escadrons de la mort"

Née en 1949, à Moossou, dans la commune de Grand Bassam, Simone Gbagbo a toujours fait de sa vie un combat d’abord syndical puis politique. Fille de gendarme, militante au sein de la Jeunesse Estudiantine Catholique (JEC), elle rencontre Laurent Gbagbo au sein de la cellule «Lumumba» d’inspiration marxiste. «Adèle», son nom de code, tombe déjà sous le charme de l’homme politique, qui sortait alors toujours de prison et une profonde amitié nait alors. En décembre 1980, ils forment avec trois amis de longue date «le noyau des cinq» et décident de former un parti politique clandestin, qui deviendra en 1988 le Front populaire ivoirien (FPI). En 1989, les deux «révolutionnaires», devenus amants convolent en juste noce. L’année suivante, à la suite des manifestations populaires du 18 février 1990, Simone et Laurent Gbagbo sont emprisonnés à Abidjan. Cela n’altère pas la détermination de la «Dame de sang», bien au contraire. En novembre 1995, elle est élue pour la première fois député de la circonscription électorale d’Abobo, un quartier populaire d’Abidjan et devient ensuite vice-président du Parlement ivoirien puis Première Dame de Côte d’Ivoire, après l’investiture de son mari Laurent Gbagbo le 26 octobre 2000.

Proche de Charles Blé Goudé, le leader de l'Alliance des Jeunes Patriotes, milices soupçonnées d’exaction et même de massacres par l’Onuci, la force de l’ONU en Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo n’est pas une personnalité aussi lisse que son site Internet le laisse supposer. Ainsi son proche entourage est accusé par la famille du journaliste français Guy-André Kieffer, d’avoir planifié son enlèvement le 16 avril 2004 – il avait rendez-vous avec Michel Legré, le beau-frère de Simone Gbagbo. Spécialisé dans les matières premières et les affaires économiques et financières, il enquêtait sur les malversations dans la filière cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial. Lors de l’enquête préliminaire, le ministre de l’Economie et des Finances, Paul-Antoine Bohoun Bouabré, avait été mis nommément en cause par Michel Legré.

Laurent Gbagbo sera jugé pour "crimes contre l'humanité"

Convoquée par la justice française, comme témoin, en juillet 2008, Simone Gbagbo, dont le nom a été cité à plusieurs reprises lors d’interrogatoires, ne s’est jamais déplacée. Elle sera néanmoins entendue par les magistrats français Patrick Ramaël et Nicolas Blot à Abidjan, en avril 2009. Le 2 décembre de la même année, ces derniers saisissaient la Cour pénale internationale pour une demande d’entraide, afin que celle-ci puisse collecter des informations sur des membres présumés d’escadrons de la mort. Joint par Le Figaro.fr, le frère du disparu, Bernard Kieffer, expliquait alors que l’entourage direct de Simone Gbagbo était ciblé par l’enquête français. «On présume que Simone Gbagbo n’est pas très éloignée des escadrons de la mort», avait-il déclaré.

Mais ce n'est pas pour cette affaire que «la Dame de sang» est aujourd'hui sur le banc des accusés. Alors que son mari Laurent Gbagbo sera jugé devant la justice internationale pour «crimes contre l'humanité» à partir de juillet prochain à La Haye, aux Pays-Bas, l'ex-Première dame a obtenu le droit d'être jugée dans son pays pour son rôle lors des cinq mois de violences qui ont suivi la présidentielle de décembre 2010. Simone Gbagbo n'avait pas été la dernière à haranguer les partisans du président sortant qui refusait sa défaite électorale. «Le temps des débats sur les élections entre Gbagbo et le 'chef bandit' est passé. Notre président (Laurent Gbagbo) est vigoureusement installé au pouvoir et il travaille», avait-t-elle proclamé, sous les vivats d’une foule hystérique, en janvier 2011. «Le diable (Nicolas Sarkozy, Ndlr) est persévérant dans la défaite. C'est parce que le diable est persévérant que notre pays est dans la tourmente. Aujourd'hui encore, ce diable persiste», avait-t-elle ajouté. Intimement persuadée que Dieu avait choisi le camp de son mari, elle avait ajouté «Dieu mène notre combat. Dieu nous a déjà donné la victoire», assure-t-elle. «Nous allons retrouver notre indépendance, notre souveraineté totale. Le mouvement de libération de l'Afrique entière est en train de naître en Côte d'Ivoire.» Quatre mois plus tard, elle avait été arrêtée en compagnie de son mari, après une guerre civile qui avait fait plus de 3000 morts. 

Source : Paris Match

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COMPTER SUR SES PROPRES ATOUTS

Après avoir été laissé longtemps à la périphérie des affaires internationales avec en tout cas peu de poids et de considération, les partenaires de l’Afrique lui jettent un nouveau regard. Bien évidemment attirés par les immenses opportunités qu’elle offre et les perspectives qui sont les siennes. Les Etats-Unis, restés à la traîne pour plusieurs raisons, viennent d’emboîter le pas à l’Europe déjà forte présente avec de vieux liens issus en grande partie de la colonisation, à la très offensive et envahissante Chine qui, en quelques années est devenue le principal partenaire commercial du continent, ou encore et dans une moindre mesure au Brésil, à l’Inde etc.

Ceci à travers le sommet USA-Afrique qui s’est tenu les 5 et 6 août derniers sur l’initiative du président américain Barack OBAMA en présence d’une quarantaine de Chefs d’Etat et de gouvernement africains. Cette rencontre qui restera historique dans son principe même ne sera sans doute pas un simple épisode diplomatique comme les autres. Si elle a été l’occasion pour l’administration OBAMA de faire progresser les liens commerciaux et d’affaires, de réaffirmer les engagements américains sur la sécurité, la démocratie et la société civile, la conférence permet aux Africains d’espérer une relation économique plus approfondie avec leur hôte.

Mais les uns et les autres l’ont relevé de façon pertinente à Washington : les solutions aux problèmes dont souffrent le continent ainsi que les clés pour son développement relèvent des Africains eux-mêmes. Ils ne sont à trouver ni dans la capitale fédérale américaine, ni à Tokyo ou à Bruxelles, mais en Afrique. Fort de ce constat somme toute évident, martelé aussi bien par le Rwandais Paul KAGAME qui ne croit pas à des schémas prêts à emploi , que par le Sénégalais Macky Sall qui met en cause l’efficacité des aides au développement ou encore le Sud-Africain qui réclame pour la zone le droit à choisir son modèle, il est curieux qu’aucune grande rencontre de ce type ne réunit quasiment jamais en Afrique, les Africains entre eux.

Les grandes messes de l’Union Africaine sont des occasions pour débattre des sujets et d’agendas politiques ; son format même n’étant pas propice aux échanges sur les questions touchant aux grands enjeux de développement. Certes, les différents regroupements sous-régionaux, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ( CEDEAO), Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), la Communauté Est-Africaine ( CEA) ou encore la Communauté de Développement de l’Afrique Australe ( SADC) pour ne citer que ceux-là, définissent des projets communs et élaborent des initiatives touchant à leur zone. Mais aucun sommet de même niveau avec la définition d’objectifs similaires à ceux affichés par Américains, Chinois, Européens etc… réunissant l’ensemble des dirigeants et des décideurs économiques ne s’organise véritablement sur le continent. Si les autres vantent nos atouts, il faudra peut-être commencer à y compter nous-mêmes.

 

 

 

Interview : Myra ou la DIAM’S togolaise

« Le rap m’attendait et il m’a juste fait une place à ses côtés »

Myra est une jeune artiste Togolaise née d’une famille de musiciens qui, depuis toute petite, fut contaminée par la fièvre de la musique et a décidé en grandissant, d’en faire un métier. Elle est actuellement la seule artiste féminine à faire un mélange subtil entre le rap et le chant pour le plus grand bonheur du public. 

Focus Infos : Pourquoi la musique ? 

Myra: Je ne saurais expliquer pourquoi ! Juste que je ressens le besoin de le faire. Et que lutter contre cette envie irrésistible de faire de la musique m’est impossible. Bref, c’est une vocation : je suis née pour raper et chanter 

F.I : Pourquoi le rap ???

Myra : Quand j’étais en primaire et au secondaire, j’étais assez timide et je gardais tout pour moi. Quand j’étais en colère ou déprimée, j’écrivais ce que je ressentais sur une feuille. Après je le lisais à haute voix et ça me soulageait. Je me suis rendu compte un jour en écoutant Diam’s raper, que je pourrais faire pareil. Exprimer ce que je vivais ou ressentais sur un instrumental et tout est parti de là. C’est une sorte de thérapie pour moi : quand je rap rien ne compte plus à part le micro et le bit. 

F.I : Comment arrives-tu à t’imposer dans ce domaine dominé je pense à 99% par les hommes dans notre pays? 

Myra: Je dirais que je suis la touche féminine du Hip Hop Togolais. Le rap m’attendait et m’a juste fait une place à ses côtés. C’est-à-dire que quand j’ai commencé, la plupart des rappeurs m’ont accueilli à bras ouvert et m’ont pris sous leurs ailes. C’est vrai que c’est un milieu macho mais je ne suis pas du genre à me laisser facilement intimider. Je suis déterminée à me battre pour ma musique et à tenir fièrement la chandelle des 1% de femmes dans le milieu HH togolais. 

F.I : Selon toi, lequel de tes morceaux a connu plus de succès ?

Myra : Mon dernier son « Gangsta love» qui est une reprise du son « Forever » des P- Square . Selon moi, c’est parce que dans ce son, j’ai laissé paraitre la femme qui est en moi et que mon public n’avait jamais vu ce côté amoureuse et passionnée de Myra 

F.I : Des projets à court ou long terme ?

MYRA : Je suis actuellement en train de préparer mon prochain clip qui sortira en fin d’année et je suis en studio pour la réalisation de mon premier album qui sortira en 2014 

F.I : Un cœur à prendre ?

Myra : Non j’ai déjà deux amants très jaloux le Rap et le chant 

F.I : Un message à l’endroit de tes fans ?

Myra : Merci pour tout l’amour et le soutien que vous me témoignez chaque jour. Je vous aime moi aussi et ce n’est que la première page de notre histoire que nous venons d’écrire ensemble avec le single Gangsta love…

 

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