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VIENT DE PARAITRE : « Sur l’aile du temps »

Etudiant en fin de cycle en Master, option Marketing et Communication, Régis Koffi Sodokin actuellement chef de ventes d’une institution commerciale à Lomé vient de se voir ouvrir les portes du monde des auteurs togolais à travers la dédicace de son premier roman « Sur l’aile du temps » parue aux éditions Awoudy.

 

L’histoire de cette oeuvre de 133 pages, débute dans un aéroport dans l’attente d’un vol, dure le temps d’un voyage et finit encore à l’aéroport toujours dans l’attente du vol retour. Elle peint la vie d’un jeune qui malgré les affres et les vicissitudes de la vie, marquée surtout  par la mort de sa mère, s’est tant bien que mal battu pour s’en sortir comme le relate l’auteur : « Le roman retrace le parcours d’un garçon, né dans une famille extrêmement pauvre, il a connu la faim, la misère... Mais qui  a connu plus tard des améliorations ».

Ce jeune auteur inspiré par Jean Ikele Matiba ou encore Victor Hugo justifie son œuvre par sa volonté : « de motiver le lecteur à persévérer dans la vie et à travailler durement », de galvaniser ceux qui traversent des moments difficiles et ont envie d’abandonner. Pour ce qui est du titre de l’œuvre il l’explique : « Tout est raconté dans un avion. Il s’est fait que j’étais du côté du hublot lors de mon voyage donc l’aile était là, avec le souvenir de la souffrance, le spectacle des ailes. Le titre est venu naturellement ‘sur l’aile du temps’. »

S’agissant de la question de savoir si l’œuvre se révèle une auto-thérapie, Régis répond par l’affirmatif « Oui ! » avant de continuer : « Très tôt, j’ai fait face à certaines adversités, je me suis donc juré de ne plus vivre ça tout le temps. J’ai eu une mère qui a été malade durant toute sa vie. Ma maman est morte par faute de moyens financiers. C’est une thérapie dans le sens où je suis passé à autre chose. Le chemin est encore long mais quelque chose a changé». Ainsi donc par cet ouvrage l’auteur passe du déni à l’acceptation.

Il reconnait cependant la lourdeur de la tâche qui reste à accomplir : « A partir de maintenant ce sera dur à porter. Je conseille aux autres de rester fort mentalement, de dire non à la souffrance. Maintenant que c’est dit, il faut que je l’assume moi-même. Je suis né dans la bataille, je dois continuer par me battre » avant de terminer : « Sur les bancs j’ai lu Jean Ikélé Matiba qui dit ‘Si le fils du dernier paysan  se distingue par son travail, il vous dépassera, vous deviendrez son serviteur’. Cette phrase m’a donné un coup de massue, il m’a donné du courage. Aujourd’hui, je répète un peu la même chose et j’espère que cela va servir à d’autres».

Kofi Boko, directeur littéraire aux éditions Awoudy, écrivain aussi de son état et ayant préfacé l’œuvre s’est dit séduit par la thématique de l’œuvre après lecture de son manuscrit : « L’auteur parle de l’exil, du Togo de 1992. En plus ce sont des faits réels qui sont contés. Le jeu narrateur est allé plus loin. L’auteur a parlé de la mort ; pas en termes de fin de vie. Il adresse une lettre à sa mère qu’il considère comme toujours vivante. Le 3ème aspect concerne l’espace du récit. C’est une  esthétique littéraire qui m’a énormément intéressée et je trouve judicieux d’en parler. Je l’ai présenté avec plaisir et j’ose croire que le lecteur ne sera pas déçu».