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Interview de Fleury Johnson, étudiant togolais vivant au Brésil

Fleury Johnson, étudiant togolais vivant au Brésil Fleury Johnson, étudiant togolais vivant au Brésil

     Interview de Fleury Johnson, étudiant togolais vivant au Brésil :

« Peu importe là où je serai, je voudrais juste être heureux et exercer la médecine ».

 

  Fleury Johnson fait partie des tous premiers jeunes Togolais à bénéficier de la bourse d’étude de la République du Brésil pour poursuivre les études supérieures dans le pays du Roi Pélé. Etudiant en médecine, il est aujourd’hui à la tête de l’Association des étudiants togolais dans ce pays qui compte une vingtaine d’étudiants boursiers. Même si le début n’a pas été facile, l’intégration est aujourd’hui réussie et le jeune togolais est à l’aise au pays du carnaval et de la samba. «  Je passe au Brésil des moments inoubliables. C´est un pays que j´aime vraiment à cause de ce mélange de culture et de beauté de paysage », nous raconte-t-il.

De façon globale, les Togolais ont une bonne réputation dans ce pays, nous dit-il.

Dans cette interview, M. Fleury Johnson fait aussi une comparaison entre le système éducationnel du Togo et du Brésil.

Lire l’intégralité…

 

Focus Infos : Qui est Fleury Johnson ?

Fleury Johnson : Je suis un étudiant togolais en médecine de 23 ans vivant au Brésil.

 

F I : Depuis plusieurs années vous poursuivez vos études au Brésil. Dites-nous comment un jeune togolais ait pu  se retrouver au  pays du roi Pélé ? 

F J : Je suis venu au Brésil il y a 4 ans  dans le cadre d´un programme d´opportunité d´étude que le Brésil offre aux pays africains et de l´Amérique latine. La sélection est faite à l´Ambassade du Brésil sur la base de toute l´historique scolaire du candidat.

 

F I : Le Brésil est un pays lusophone. La différence linguistique n’a-t-elle pas constitué un handicap pour vos études ? 

F J : Quand je suis arrivé j ´ai fait un cours de 7 mois pour apprendre le Portugais mais quand j’ai commencé les cours à la faculté, c´était vraiment autre chose. Les professeurs parlaient rapidement et je ne comprenais rien. Je buchais les cours sans comprendre (rire). C´est une expérience que je n´oublierai jamais. Grâce à Dieu aujourd´hui ça va.

     

F I : A combien estimez-vous la communauté togolaise au Brésil ? Etes-vous le seul Togolais poursuivant les études au Brésil ? Si non quelle est votre relation avec les autres Togolais ? 

F J : Nous sommes à peu près une quarantaine de Togolais au Brésil dont 20 étudiants. Je fais partie de la première promotion d´étudiants Togolais ici. Nous étions au début au nombre de 4. Nous avons une association d´étudiants togolais dont je suis le président. Avec les autres Togolais qui ne sont pas étudiants, nous avons une relation excellente, d´amitié, de fraternité, et nous avons une réputation d´être toujours heureux, nous les togolais.

 

F I : Quel est votre plus beau souvenir du Brésil ?

F J : Je pense que c´est la question la plus difficile (rire). Chaque jour, chaque minute, chaque seconde que je passe au Brésil est inoubliable. C´est un pays que j´aime vraiment à cause de ce mélange de culture et de beauté de paysage.Je suis déjà allé dans d´autres villes comme São Paulo  et Curitiba mais rien ne se compare à la ville de Rio de Janeiro où je vis.

 

F I : Abandonner ses parents si jeune pour aller poursuivre ses études dans un pays lointain. Est-ce facile ? Racontez-nous votre séparation avec la famille à l’aéroport ? 

F J : Je me rappelle encore de ce jour comme ci c´était hier.J´avais 18 ans à l ´époque. J´étais un peu triste, ma maman encore plus (rire) et elle me donnait les derniers conseils avant mon départ. Mon papa, la réconfortait (rire). J´étais confiant que c´est une étape vraiment importante dans ma vie.

 

F I : L’enseignement éducatif brésilien a-t-il des similitudes avec celui togolais ? 

F J : Le système éducatif brésilien est un peu différent,  mais a aussi des similitudes avec celui togolais. Je le dis pour avoir fait la première année de médecine à Lomé. En première année ici nous avons fait des choses presque égales à ce que nous avons fait au Togo mais en anatomie ici nous étudions sur des cadavres. Les professeurs brésiliens sont plus sympathiques que les professeurs togolais. Avant l’Université, l´enseignement a aussi des similitudes et des divergences. Au Brésil, il n’y a pas le Baccalauréat et pour rentrer dans une faculté de médecine, il faut passer un concours. Il y a des gens qui le  tentent à 5 reprises parfois  avant d’y arrivé. Dans les autres facultés aussi il faut réussir au concours avant d´y accéder.

 

F I : Depuis que vous êtes parti au Brésil, est-ce que vous revenez au Togo pour vos vacances ? 

F J : Non je ne suis jamais rentré en vacances.

 

F I : Votre avenir est-il au Togo ou  resterez-vous au Brésil après votre étude ?

F J : Et moi qui pensais que les questions difficiles étaient finies (Rire).  Je ne me suis pas encore décidé, j´ai mes études  à terminer. Et après une spécialité à faire après j’y penserai après. Mais peu importe là où je serai, je voudrais juste être heureux et exercer la médecine.

 

F I : Fleury Johnson est-il est un cœur à prendre ? 

F J : Non, mon cœur est déjà occupé (rire).

 

F I : La dernière question comme le veut la tradition dans cette rubrique c’est de vous permettre de faire un coucou à un membre de votre famille, ou ami resté au Togo.

F J :  Je fais un coucou à mes parents et je profite de cette occasion pour les remercier  tous et les bénir. Je voudrais leur dire que je ne les décevrai jamais. Un coucou à mes frères Valery, Harry Kobéna, et à ma soeur Hilary, à mes cousins et cousines (Élias, Eddy, Israël, Arnold, Éssé, Amour, Kékéli) à toute ma famille. A mes amis (Djawade, Ékué, Ékouevi, Akifer, Samsoun, Mohamed Younouss, Kpotor, Amen, ils sont nombreux), à Noel Tadegnon, Abass, King Nee, à tous les professeurs du collège le Réveil d´or, du collège saint Joseph de Lomé et à tous ceux qui me connaissent. Merci