Erreur
  • JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 989
A+ A A-

Electricité: Plus de 60% des branchements sont des toiles d’araignées dans certaines zones. Vers la fin des réseaux sauvages ?

La demande en énergie électrique reste forte à Lomé avec une offre qui ne suit toujours pas la tendance  face à l’extension de la ville. De fait, dans plusieurs banlieues de la capitale, les branchements sauvages appelés « toiles d’araignées «  continuent de prospérer, malgré les nombreux risques. Une situation que tente de réguler le Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET). 

 

L’extension du réseau électrique de la CEET est encore loin de satisfaire l’importante demande dans plusieurs localités  du Togo. Le boom démographique qui a entraîné la naissance de nouvelles zones, notamment autour de la capitale, associé aux investissements qui ont tardé à venir et à anticiper le développement des villes, ont tôt fait de priver des pans entiers du pays d’un branchement régulier au réseau.

Les populations y recourent donc à des branchements clandestins appelés « araignées ». Ceux-ci, quoique considérés par la CEET d’ »anarchiques »,  se développent à un rythme effréné et exponentiel, d’autant plus que certains ménages pourtant   potentiellement ayant accès au réseau régulier, préfèrent le clandestin.

Chez l’électricien togolais, la persistance et le développement du phénomène devient de plus en plus inquiétant et l’on est décidé à y mettre fin, non pas seulement pour les risques graves qu’il présente, mais aussi pour la perte de chiffres d’affaires qu’il entraîne pour la compagnie.

 

ERADIQUER LE PHENOMENE.

Depuis un mois, la CEET a mis en place à Lomé une campagne destinée à éradiquer les « araignées »  comme nous le confirme Peace Akpénè ADJIGO, directrice commerciale et de la clientèle : «la compagnie veut combattre ce phénomène à tout prix. Cela passe par les usagers. Nous leur proposons de se régulariser. »

Pour bénéficier de la campagne  et disposer d’un compteur personnel, le client devra s’identifier. Le coût de la régularisation varie selon les situations entre 12.000 FCFA et 35.000 FCFA.   « Notre ambition est de sécuriser le réseau de fourniture électrique dans les zones à forts branchements illicites », explique-t-on à la CEET. 

Le projet sera à terme étendu à tout le territoire national. Objectif : sécuriser le réseau de fourniture électrique dans les zones à forts branchements illicites et étendre le réseau aujourd’hui estimé à 260.000 clients. 

En attendant,  de Kégué à Sagbado,  en passant par Avédji, Adidogomé, ou encore Agoè, les « araignées » constituent la norme pour beaucoup de ménages et plus de 60% des branchements selon certains chiffres.

 

UN SYSTEME…

Difficile parfois de repérer le vrai réseau électrique dans les quartiers précités. En parallèle à l’officiel de la CEET, se développe un autre réseau caractérisé par une multitude de poteaux dressés sans précautions ni harmonie, avec des fils qui s’entremêlent. Pourtant, beaucoup ici en vantent les mérites. «  De toutes façons, nous n’avons que cette alternative –là » s’y justifie –t-on souvent. 

A Adidogomé,   Sagbado, sur cinq ménages, trois s’alimentent en « araignée ». Tous sont desservis par  des fils branchés au compteur d’un abonné au réseau de la CEET. La technique est des plus simples. « Il ne nous a pas été  difficile de nous brancher sur le réseau de notre voisin d’en face.

Nous n’avons eu besoin que d’une additionneuse et de fils téléphoniques », explique madame Ayawa, mère de famille qui soutient  ne pas « avoir suffisamment de moyens pour se procurer un compteur de la CEET ».

Plusieurs ménages justifient leur choix du réseau anarchique par leur faible pouvoir d’achat qui ne leur permet pas de payer le coût d’un poteau électrique devant les alimenter.  D’autres évoquent les difficultés rencontrées dans le processus d’obtention d’un compteur auprès de la CEET.

Au final, c’est une forme de chaîne de solidarité qui se développe entre « le fournisseur d’électricité » auprès de qui les voisins viennent se brancher et à qui ils paient leur consommation à la fin du mois. Bien évidemment, la solidarité n’implique pas la philanthropie et certains y ont vite décelé un filon à exploiter. 

Ainsi, certains détenteurs de compteurs réguliers, surfacturent les branchements sauvages, leur permettant de régler leurs propres factures. Le prix du kilowatt peut y être de 150 à 200FCFA, provoquant parfois de vives tensions et des affrontements.

 

LES RISQUES…..

S’il est critiqué par les autorités et les responsables de la CEET,  ce n’est pas simplement à cause du manque à gagner. Le phénomène des toiles d’araignées présente d’énormes risques. Illustration le mois dernier à Adidogomé avec l’électrocution d’un jeune garçon qui n’a pu être sauvé que de justesse. Les  témoins racontent  l’énorme risque que celui-ci a pris de sécher ses habits sur les fils d’araignées qui desservent sa maison.

Ces branchements, réalisés souvent par des « jeunes électriciens » peu formés  selon plusieurs témoignages, n’offrent aucune  garantie, avec des normes sécuritaires  peu respectées ou simplement foulées au pied.

Le matériel est souvent de mauvaise qualité et des poteaux généralement de simples longs arbres dressés sans précaution. Résultats : des courts -circuits réguliers, des électrocutions, des incendies sans oublier les  querelles de voisinage pour surfacturation.

Il n’est pas non plus  rare de retrouver plusieurs maisons dans ces quartiers plongées dans le noir ou avec un faible éclairage une fois la nuit tombée. Sur le « réseau » de Fréderic par exemple,  il y a  souvent des baisses de tensions. Une situation due au nombre trop élevé de branchements sur leur ligne.

Ils sont en réalité 17 ménages  sur un seul compteur. Conséquence, les disjonctions sont fréquentes et les ménages sont condamnés à n’utiliser certains appareils qu’à des heures particulières. 

Madame Ayawa confie par exemple n’allumer sa télé que dans la journée.  « La nuit, les voisins sont tous aussi à la maison donc…», glisse t-elle avec sourire sans terminer  sa phrase.  Mais bonne nouvelle pour la CEET, la grande majorité des ménages branchés aux toiles d’araignées envisagent se régulariser.

 

 

 

 

 

Last modified onmercredi, 15 juin 2016 15:49

4 comments

  • Calvin Dunkan
    Calvin Dunkan jeudi 3 août 2017 08:53 Comment Link

    I¦ll immediately grab your rss feed as I can not to find your email subscription hyperlink or e-newsletter service. Do you have any? Kindly let me realize in order that I may subscribe. Thanks.

  • Stanford Quashie
    Stanford Quashie samedi 29 juillet 2017 05:43 Comment Link

    J'ai adorer votre article. Je vais le transferer a mes amis sur ma page facebook. Je suis certain qu'il vont l'aimer.

  • Armando Rounsaville
    Armando Rounsaville samedi 29 juillet 2017 03:58 Comment Link

    J'ai adorer votre post. Je vais le partagé a mes amis sur ma page facebook. Je suis certain qu'il vont l'aimer.

  • Carolee Canida
    Carolee Canida samedi 22 juillet 2017 06:12 Comment Link

    I think this is among the most significant information for me. And i'm glad reading your article. But should remark on few general things, The website style is wonderful, the articles is really excellent : D. Good job, cheers

Leave a comment

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.