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Vision 2030 : le Togo s’apprête pour une éclosion industrielle

 

 

 

Dans le but de relancer une croissance économique inclusive et rendre compétitive l’industrie nationale au niveau sous-régional, les acteurs du ministère du commerce valident un document prenant en compte les grandes lignes de la  Politique Industrielle Commune de l’Afrique de l’Ouest (PICAO). L’atelier de validation du document politique industrielle a eu lieu ce 17 septembre dans les locaux du ministère du Commerce, de l’Industrie, de la Promotion du secteur Privé et du Tourisme.

Le Togo était une référence en matière d’industrialisation pendant l’époque post coloniale  en Afrique. Depuis, le pays a perdu cette place favorite. Toutefois, conscient que l’industrie fait partie des secteurs à fort potentiel de croissance, le gouvernement togolais et ses partenaires comptent bien redynamiser le secteur. « En élaborant cette politique, le gouvernement a pour ambition de développer et de pérenniser une industrie nationale intégrée, compétitive sur la scène sous-régionale et internationale, respectueuse de l’environnement et capable d’améliorer significativement le niveau de vie de nos populations à l’horizon 2030 », explique la ministre de tutelle, Mme Legzim-Balouki.

Cependant, si le secteur industriel est encore sous exploité, il contribue au Produit Intérieur Brute (PIB) du pays. D’après le rapport annuel national, le taux du secteur secondaire au PIB en 2011 était de 17,4% dont 7% pour le secteur manufacturier. En 2013, les industries manufacturières créent environ 10 mille emplois dont 8 mille issues de la zone franche contre une masse salariale nationale de plus de 15 milliards de francs CFA. Les investissements directs sont estimés à plus de 255 milliards de francs CFA. D’après le ministère du commerce de l’Industrie, de la Promotion du secteur Privé et du Tourisme, ses résultats aussi petitesses soient-elles sont obtenues grâce à l’adoption de différents textes par le pays. Il s’agit entre autre de la loi portant code des investissements, huilant la procédure de création d’entreprise; de la sortie de la Stratégie de Croissance Accélérée et de la Promotion de l’Emploi (SCAPE), document qui à son axe 1 fait du développement industriel une priorité.

Par ailleurs, l’actuel document de politique industrielle met plus l’accent sur l’intégration des richesses agricoles dans l’éclosion de l’industrie nationale. Pour le directeur de l’industrie M. Attisso Kokou, l’industrie nationale prendra de l’envol si la grande partie des matières premières étaient locales. Ainsi, cette nouvelle politique mettra en exergue des stratégies considérées être très pratiques par les acteurs et dont le financement nécessaire pour la mise en œuvre est déjà disponible, affirme M. Attisso. Par contre, d’autres problèmes doivent impérativement trouver des approches de solutions si le secteur industriel veut être vraiment compétitif. La dépendance du pays sur le plan énergétique et le financement des petites et moyennes entreprises sont de problèmes cruciaux auquel font face quotidiennement les industries.