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Kponou Tobossi, DG de NFS-Togo :

«Je suis davantage impressionné par le côté nutritif que thérapeutique du Moringa  »

Infirmier d’Etat et employé au Centre Hospitalier Universitaire (CHU)  de Lomé, monsieur Kponou Mathieu TOBOSSI a été sans doute  influencé par son profil pour créer son entreprise.  Sa  société Nouvelle Formule Sanitaire-Togo (NFS-Togo) fait dans le naturo-thérapie et plus particulièrement dans la diéto-thérapie. Elle utilise la vertu thérapeutique des aliments pour prévenir et guérir des maladies. Avec notamment l’une des plantes les plus riches en valeur nutritive et oligo-éléments : le Moringa Oleifera.

Selon des études, celle-ci contient deux fois plus de protéines et de calcium que le lait, autant de potassium que la banane, autant de vitamine A que la carotte, autant de fer que la viande de bœuf ou les lentilles et deux fois plus de vitamine C qu’une orange. Beaucoup de programmes utilisent les feuilles de Moringa oleifera contre la malnutrition et ses maladies associées (cécité, etc.).

Malgré ses vertus et le fait  que le sol national en produise l’une des meilleures, les Togolais l’utilisent très peu, certainement par ignorance et surtout  à cause de son odeur et de son goût. Pour contourner cette difficulté, la société NFS propose les feuilles de Moringa sous forme de thé. «  Son administration à nos clients a montré une accélération de leur processus de guérison » note avec satisfaction l’infirmier,  qui affirme être impressionné davantage par le côté nutritif que thérapeutique.  Le résultat de toutes les façons sont prometteuses : plus de mille boîtes de ce thé sont écoulées mensuellement sur le marché. 

Cependant, en l’absence d’une structure de transformation,  les feuilles que  produit monsieur TOBOSSI sont envoyées dans les pays de la sous- région pour être transformées. Ce qui grève évidemment le prix de vente.  Aussi  son  vœu est-il d’en installer une localement, avec le concours de partenaires financiers.

En attendant, il reste optimiste : «  les difficultés sont formatrices » soutient-il. La société NFS lancée par son promoteur pour augmenter ses revenus car le  salaire de fonctionnaire devenait insuffisant pour vivre, a créé dix emplois directs et une trentaine indirects.  « Si nous sommes accompagnés, nous pouvons embaucher  100 à 200 personnes. Cela  contribuerait à la réduction du chômage et de la pauvreté »,  promet monsieur TOBOSSI . Pour lui, le gouvernement devrait en faire davantage pour accompagner les jeunes entrepreneurs, en allégeant par exemple les taxes pesant sur l’importation des matières premières qu’ils utilisent dans leurs activités.

 

 

 

 

 

 

Last modified onmardi, 03 mars 2015 18:27