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MAGLO Komi, entrepreneur

« Nous recevons des encouragements qui  nous motivent et qui nous permettent de continuer la marche »

Étudiant en sociologie, option santé et pratique sociale, MAGLO Komi est aujourd’hui un entrepreneur en devenir. Comme beaucoup de jeunes, il rêvait lui aussi d’emploi dans l’administration.  Mais aujourd’hui vu le nombre de diplômés  que déverse chaque année l’université sur le marché de l’emploi et vu les difficultés qu’éprouvent ces derniers à trouver un emploi, beaucoup de jeunes sont en train de revoir leur prétention. Aussi,  Maglo, malgré ses études supérieures a-t-il accepté de retrousser les manches pour migrer vers une activité qui, aujourd’hui, n’est pas bien connue du public togolais : le batik;   cette  technique d’impression décorative sur un tissu -pagne africain- pour lui donner un aspect attrayant.

Avec un autre camarade et un styliste, ils se sont lancés dans  cette activité qui aujourd’hui leur permet de subvenir à leurs besoins.

 

« Tout a commencé à l’université. Après les répétitions qui nous permettaient de subvenir à certaines dépenses liées à nos études,  l’idée d’entrepreneuriat a totalement germé, il  y a un an avec un camarade et un styliste avec qui nous sommes  associés pour se lancer dans la formation du batik sur fonds propre », se souvient M. Maglo lorsque nous l’avons rencontré sur l’espace de la foire Adjafi.

Au début, confie-t-il,  ce n’était pas facile de joindre les études à cette activité mais comme c’est un défi qu’on s’est lancé, on a tout fait pour y parvenir. 

 

Si aujourd’hui l’entreprise prospère sur fonds propre, les trois jeunes attendent le financement du Fonds d’Aide aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ) qui leur ouvrira encore d’autres horizons. « Si on arrive à avoir accès au financement du FAIEJ, nous allons faire  beaucoup de choses. Tout d’abord,  on va avoir la matière première suffisante et on va essayer de créer un centre de production de ces batiks. Ensuite,  on va recruter d’autres jeunes, les former et les insérer eux aussi dans le tissu social », se met à rêver M. Maglo.

Comme pour toute jeune entreprise, les difficultés ne manquent pas. Elles sont surtout d’ordre financier.  Ces difficultés, loin de désarmer le jeune entrepreneur, le ragaillardissent; à cela s’ajoutent des encouragements tout azimuts qui le stimulen à aller de l’avant. «Nous recevons des encouragements parce que nos tissus, les batiks que nous produisons, c’est différent de ce qui est sur le marché. Certaines personnes nous demandent de leur personnaliser les tissus. C’est ça qui  nous motive et qui nous permet de continuer la marche », déclare-t-il avant de poursuivre que sans ces signes d’encouragement, il devrait désister depuis surtout qu’il n’a pas les moyens.

En dehors de cette activité, M. Maglo travaille comme bénévole dans des ONG.

 

Last modified onmercredi, 04 mars 2015 15:30