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Boukhari Abdel Nasser et Adjana Binamniwé:

« Notre volonté entrepreneuriale combinée à  la formation ont été les éléments essentiels de notre réussite »

La terre ne trompe pas », disent les sages. Convaincus de cette réalité, deux amis Boukhari Abdel  titulaire d’une  Maîtrise en Droit et Sciences Politiques et Adjana Binamniwé, Brevet de Technicien de l’INFA de Tové,   décident de retourner à la terre. C’est ainsi qu’en 2013, se mettant ensemble, ils se lancent dans le maraîchage.

Installés dans le village d’Abouda, dans la préfecture de la Kozah, ils disposent pour leur activité,  d’un excellent atout: le fleuve Kara. Armés de courage et de détermination, les deux jeunes gens ont réussi à surmonter toutes les difficultés qui se sont dressées sur leur chemin.  Le succès ne va pas tarder à  frapper à leur  porte. Aujourd’hui, ils sont propriétaires d’un demi-hectare de terre sur lequel ils cultivent la tomate et le piment. Sur une autre parcelle d’environ trois quarts d’hectare, ils cultivent du chou, de la betterave et bien d’autres légumes. « Au début,  il fallait faire face  à des difficultés comme la  location des parcelles, le manque d’équipements et  autres. Nous avons alors jugé bon de nous associer pour acquérir les moyens de production », nous confie Boukhari faisant la genèse de leur union.

Bien  que les difficultés n’aient pas totalement disparu, l’activité est florissante. Preuve de cette réussite,  le gouvernement par l’entremise du Fonds d’Aide aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ) leur vient en appui. Au premier semestre de l’année 2013, ils ont soumis leur projet au FAIEJ et ont pu bénéficier chacun d’un financement  d’un (1) million de FCFA. Ce soutien  a permis aux deux jeunes gens de se lancer réellement dans l’activité entrepreneuriale. Un an après, ils réalisent un bénéfice de plus de 680 000 F CFA. « Nous nous réjouissons et sommes fiers de ce que nous faisons. Il y a beaucoup davantage lié à notre secteur. Je pense très sincèrement que nous gagnons plus et nous sommes plus autonomes que beaucoup de fonctionnaires. Nous sommes devenus un modèle pour les jeunes de la région », se réjouit Boukhari .

Si ça marche pour eux, c’est grâce à leur volonté entrepreneuriale combinée  à leurs études universitaires et à l’ assistance  du FAEIJ.  Ils ont l’avantage à  tous les niveaux de bien étudier, budgétiser et analyser les projets avant leur mise en œuvre ; ce que d’autres  peu  formés  ne font pas.

Les deux jeunes maraîchers reconnaissent également que leur union est un   facteur déterminant dans leur réussite. « Individuellement, il serait quasi impossible d’arriver à ce résultat », confie Adjana.

Périodiquement,  une dizaine d’ouvriers sont employés dans leur jardin. « Personnellement, je pense devenir très bientôt un grand homme d’affaires de ce pays», se met à rêver Boukhari qui affirme avoir des projets en attente.

Quant à leur production, elle est écoulée principalement à Kara mais également à Lomé.

Les deux amis se  promettent   un avenir radieux. Mais pour y  arriver,  ils doivent encore relever divers défis liés notamment  à l’insuffisance du matériel de production, à la rareté des intrants sur le marché, à l’insuffisance d’appui en formation,  le désenclavement des zones de production ...

Optimiste, Adjana conseille aux jeunes de prendre aussi le train de l’entrepreneuriat. Il confie, sérieux  « de ne pas décevoir et d’être un  véritable porte-flambeau du développement à la base au Togo ».

 

 

 

Last modified onmardi, 03 mars 2015 19:46