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Entrepreeuriat ; directrice de « Beauty Nap » : Mlle Noellie Falone ALOGNON

Solange Knowles, Alicia Keys, Oprah Winfrey, Victoire Tomegah-Dogbé, Gbadamassi Mivédor, Candide Bamezon-Lèguèdè, Anita Atigaku…font parties des personnalités publiques d’origine africaine qui acceptent tronquer leurs extensions contre des crinières crépues. Cette tendance capillaire gagne du terrain dans le monde noir et le Togo n’est pas en marge. L’une des promotrices de ce mouvement dans notre pays est Mlle Noellie-Falone ALOGNON.

Il y a deux ans, Mlle ALOGNON a ouvert un atelier d’entretien des cheveux en plein cœur de Lomé. Elle qui, dans une autre vie, a été durant cinq ans,  chargée de  communication des entreprises, a décidé de revenir au naturel. Ce qui au départ devrait se limiter au strict cadre personnel sera au finish à la base d’une idée entrepreneuriale. En effet, c’est en de rompre avec les  produits chimiques cosmétiques et alimentaires que Mlle ALOGNON eu la clairvoyance d’ouvrir un atelier cosmétique  spécialisé dans les soins capillaires. L’entretien, les conseils et le coaching sans oublier  la fabrication des produits capillaire et corporelle naturelles sont les autres prestations qu’offre l’atelier à la clientèle.

« Je ne peux pas dire que j’ai choisi ce métier, c’est lui qui m’a choisi. C’est une passion que j’ai découverte en cours de route. J’ai voulu revenir au naturel et donc je fabriquais mes  propres  produits capillaires. C’est de là qu’est venue l’idée », a expliqué Mlle Noellie-Falone ALOGNON.

La marque « Beauty Nap » dont elle est la conceptrice a bénéficié du mouvement nappy, ce retour identitaire de la femme noire, né dans les années 2000, aux Etats-Unis,  qui consiste à laisser ces cheveux crépus ou frisés au naturel.

Et pour preuve, ce sont des  amies installées  en Occident  qui ont été les premières à lui faire confiance. Conquises par le nappy, ces amies trouvent cependant les coûts des produits très élevés dans  leurs pays d’adoption ou inadéquats à leur besoin. D’où des commandes sont faites auprès de Mlle Noellie-Falone ALOGNON. Une fois reçues  ces commandes ont non seulement séduit ses amies  mais encore les femmes blanches. Ensuite, la bouche à oreille a fait le reste pour la publicité de la marque « Beauty nap ». Même si la demande n’a pour l’instant explosé, il y a de quoi à être satisfait pour un début.

« C’est elles qui m’ont donné l’idée de créer la marque et la mayonnaise a pris. Ensuite il y avait trop de demande parce que ce n’est pas évident de trouver des produits pour soins de cheveux crépus. Tout est  partie de là », souligne-t-elle.

Très affutée dans le domaine des TIC, c’est en ligne et sur les sites spécialisés que la directrice de « Beauty Nap » aura l’essentielle de sa formation. Ces  produits naturels sont fabriqués artisanalement ce qui fait qu’ils sont bien demandés dans un monde où culte est voué au bio.

Ces produits sont fabriqués à base de produits locaux notamment le beurre de karité, l’huile de coco, les gingembres, les clous de girofle,… qui sont approvisionnés sur le territoire national et conservés avec un conservateur végétal.

Plus qu’une tendance beauté, le retour de la chevelure naturelle chez les femmes noires s’inscrit dans une dimension plus historique. Cependant beaucoup de femmes ne sont pas préparées à cette tendance, ce qui fait l’affaire des précurseurs dans le domaine. «  La majorité a du mal à entretenir leurs cheveux naturels. C’est un domaine assez vierge. Les coiffeuses ne sont pas habituer à entretenir les cheveux naturels. Il faut un savoir-faire pour les entretenir. Prendre soin des cheveux naturels prends du temps », confie Mlle ALOGNON.

En fin connaisseur,  la directrice de « Beauty Nap » trouve que ce retour aux cheveux afro ne fera que du bien à la femme noire car les produits défrisants composés d’actifs chimiques très agressifs  détruisent progressivement la structure du cheveu qui peut entrainer l’alopécie. Toutefois, poursuit-elle, « revenir au naturel, est avant tout un choix. Ce retour au naturel est une aventure, on se redécouvre ».

La directrice de la jeune entreprise nourrit des ambitions tout à fait légitimes de faire d’elle une grande entreprise et   sa marque capillaire tournée vers les pays de la sous région et du continent.

 

 

 

Last modified onjeudi, 12 mai 2016 15:15