A+ A A-

MAJI, une invention ingénieuse et utile

En matière d’innovation, les jeunes Togolais ne cessent de surprendre. Après la première imprimante 3D, de jeunes compatriotes viennent de mettre au point un dispositif permettant de mesurer la qualité de l’eau. Dénommé MAJI, il a été couronné au concours Lab Francophone édition 2017.

Ils sont étudiants en physique, en informatique et en sociologie, à l’université de  Lomé et de Kara. Tous les quatre, réunis autour d’un projet à la fois créatif et ambitieux, et au bout, une invention pour mesurer la qualité de l’eau : « MAJI ». Elle permet de détecter si l’eau est potable ou non, de renseigner sur sa température. Mais également  de  localiser  exactement  sur une carte  cette eau,  en insérant des points de repère consultables par tout le monde sur internet.

Une première

 «Avant MAJI, aucune invention n’était  en mesure de faire autant avec un dispositif qui tient dans la main et qui peut être trimballé partout» se réjouit Jean du Christ ALI, l’un des quatre jeunes inventeurs.

L’idée  est simple: permettre à toutes les populations surtout celles des zones non desservies par l’adduction d’eau potable,  de savoir en un clin d’œil si l’eau qu’elles ont est potable ou non. Elle  est aussi  ingénieuse: avec les données recueillies sur la potabilité de l’eau, alimenter une base de données en ligne et consultable par tout le monde, aussi bien par les autorités locales que le gouvernement central, et ainsi dresser une carte des différents points d’eau du pays, ainsi que leur état. Elle est, en outre, innovante et très utile: avec cette carte, les autorités seront en mesure de prendre des décisions qui s’imposent pour que l’eau potable pour tous ne soit plus seulement un slogan mais une réalité.

 

En développement

 Selon le prototype présenté au concours Lab Francophone, le dispositif MAJI est  en phase bêta, c’est à dire qu’il est encore en développement. Ses concepteurs attendent encore d’intégrer d’autres capteurs pour que les résultats prennent en compte un plus grand nombre d’éléments constitutifs de l’eau comme les nitrates, les sulfates, le calcium...

En outre, la version finale sera autonome en énergie avec une batterie interne reliée à un minuscule panneau solaire suffisant pour l’alimenter.

En définitive, la machine sera en mesure d’envoyer directement les données recueillies sur internet sans intervention externe aucune ;  un exemple palpable d’un objet de tous les jours connectés.