Erreur
  • JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 40
A+ A A-

SANTE: DES AIGUILLES ET DES MAINS CURATIVES

La guérison pranique et l’acupuncture sont en vogue ces derniers temps dans les cabinets privés et  centres hospitaliers. Des heures et des jours passés dans ces milieux nous ont permis de découvrir ces pratiques à travers le traitement des patients et de recueillir les témoignages de quelques malades. Nous étions au centre de la fondation ouest africaine de guérison pranique et au Centre Hospitalier Régional Lomé-commune.

 

Au siège de la fondation ouest africaine de guérison pranique situé en face de la mairie centrale de Lomé, on forme et on traite les malades. Mis à part le centre de ladite fondation, d’autres centres de guérison sont ouverts à Lomé et dans certaines cliniques et dans la sous-région.

 

Les mains curatives

 

La guérison pranique est l’art de guérir en utilisant le prana ou ki ou énergie vitale pour guérir tout le corps physique. Elle inclut la manipulation du prana ou la manière bioplasmique du corps du patient. C’est une science universelle redécouverte et approfondie par Maitre Choa Kok Sui.

 

Le guérisseur utilise la main, le cristal à travers les couleurs, le prana couleur. Il y a deux principes fondamentaux dans cette guérison, le nettoyage (la purification, l’assainissement) et la projection de l’énergie vitale sur le corps énergétique du patient. C’est en nettoyant ou en enlevant l’énergie malade du chakra ou de l’organe affecté et en leur projetant (chakra à l’organe) du prana ou de l’énergie vitale en quantité suffisante que la guérison s’accomplit.

 

Le coût du traitement varie entre 2 000 et 5000 frs CFA  par séance au centre de la fondation et dans les cabinets privés. Le traitement peut se faire à distance. Il est bien précisé que la guérison pranique ne se substitue pas à la médecine classique. Par conséquent, elle ne fait ni un diagnostic ni une prescription médicale.

Par ailleurs, la formation en guérison pranique se déroule au centre de la guérison pranique. Elle est ouverte à toute personne sans distinction de croyance ou de profession.

 

Son efficacité

 

Certains malades rencontrés avouent sans hésiter que cette guérison est excellente. Un jeune diabétique confie qu’il ne s’injecte plus d’insuline depuis qu’il a commencé à suivre un traitement régulier. Son efficacité a amené certains docteurs de la médecine dite occidentale à mettre cette pratique au service de leurs patients qui ont confié leur satisfaction. Il existe de témoignages des malades guéris des pathologies dites incurables comme le cancer. Cette guérison pranique pour entretenir sa santé n’est pas destinée à des initiés et n’a aucun lien avec une  quelconque métaphysique ou ésotérisme.

 

Des aiguilles curatives

 

L’acupuncture est bien connue pour l’utilisation des aiguilles  et la technique de stimulation par la chaleur de points d’acupuncture ou moxibustion. Les aiguilles et moxibustions sont employées  pour tonifier les zones dont l’énergie vitale est insuffisante. Les traitements sont la manipulation professionnelle par plante d’aiguille de quelques minutes dans les points et les méridiens du corps, ce qui est une partie importante de la médecine traditionnelle chinoise.

 

Elle  intervient sur le corps humain à l’effet bidirectionnel en utilisant les aiguilles d’acupuncture, le stimulateur et les ventouses. La théorie d’acupuncture est d’éviter la maladie. Il est nécessaire d’entretenir son énergie vitale. L’acupuncture est donc une branche de la pratique qui permet de corriger et d’améliorer la force vitale. C’est une science qui régularise la fonction du corps humain pour traiter la maladie.

L’acupuncture est une branche proche de la médecine d’origine chinoise à la fois naturelle et empirique. L’acupuncture travaille sur l’ensemble du corps et s’appuie sur les grands principes de la médecine asiatique comme le yin et yang qui est une utilisation des méridiens énergétiques.

A part des cabinets privés d’acupuncture, le Centre Hospitalier Régional (CHR) Lomé-commune et le CHR de Tomdè ( Kara) sont les deux centres de santé publics qui disposent d’un service d’acupuncture depuis près de 50 ans grâce à la coopération sino-togolaise.

 

Du service d’acupuncture du CHR Lomé-commune

 

Ledit service est composé de deux salles, l’une pour les hommes et l’autre destinée aux femmes, comportant chacune quatre lits de consultation. Deux docteurs chinois aidés de deux togolais sont les praticiens qui traitent les patients sous la supervision du surveillant général.

La consultation coûte 2000 FCFA donnant droit à six séances de traitement qui dure 20 à 30 minutes. La prise en charge concerne toutes les pathologies particulièrement celles liées à la cardiologie, à la rhumatologie et aux effets secondaires des médicaments. Le service travaille de lundi à vendredi et reçoit 15 à 20 patients par jour.

 

La plupart des malades sont référés par les pratiquants de la médecine dite occidentale souvent les rhumatologues et les cardiologues. Le surveillant général du CHR Lomé-commune nous confie que les malades internés et ceux des autres centres de santé   sont souvent référés à ce service.

 

Témoignage

 

Le forgeron Efoé, un quinquagénaire, sous les aiguilles d’acupuncture nous confie qu’il souffrait de l’hémiplégie partielle depuis des années et c’est en fin janvier passé que sa sœur infirmière lui a suggéré d’essayer ce traitement. Il se dit soulagé énormément après 10 séances. Il a récupéré la mobilité de ses membres mais continue le traitement pour une guérison définitive.

 

Selon les acupuncteurs de ce service, 80% des patients ont manifesté leur guérison auprès de leur service. Le surveillant général a été témoin de plusieurs guérisons de la paralysie faciale par l’acupuncture et qualifie cela d’extraordinaire. Il confie que les cas d’hémiplégie ou de toutes autres pathologies signalés plus tôt, se soignent dans un délai court et plus facilement.

 

Que dit la loi ?

 

 Selon  l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) et la loi N° 2009-007 du 15 mai 2009 portant Code de la santé publique de la République, la guérison pranique et l’acupuncture sont classés dans   la médecine traditionnelle. Ce code définit la médecine traditionnelle comme étant  l’ensemble de toutes les connaissances techniques de préparation et d’utilisation de substances, mesures et pratiques en usage, explicables ou non à l’état actuel de la science, qui sont basées sur les fondements socioculturels et religieux des collectivités togolaises, qui s’appuient sur les expériences vécues et les observations transmises de génération en génération et qui servent à diagnostiquer, prévenir ou éliminer un déséquilibre du bien-être physique, mental, social ou spirituel. Le code précise en substance dans son article 246 que le terme de médecine traditionnelle au sens du présent code s’applique notamment aux catégories professionnelles suivantes : tradithérapeutes, accoucheuses traditionnelles. La catégorie des tradithérapeutes comprend les chiro kinésithérapeutes, qui pratiquent principalement avec la main nue ou armée d’instrument, des massages ou les modifications afin de donner ou rendre aux parties malades ou blessées leur fonction, c’est le cas de l’acupuncture et de la guérison pranique.

Ce que nous confirme le chef de la division de la médecine et pharmacopée traditionnelles au ministère de la santé, le docteur Malou Koboyo. Il déplore qu’il manque des décrets pour encadrer ces sciences, pour savoir qui peut soigner quelle pathologie et de quelle manière.

De fait, si la possibilité d’alterner les médicaments avec la  guérison pranique ou avec l’acupuncture peut soulager ou retrouver la santé,  tant mieux..