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L'Université de Lomé de nouveau en proie à des agitations, Prof. Kokoroko avertit

L'Université de Lomé semble n'en avoir pas fini avec les mouvements de grèves estudiantines. Elle a encore été ce mardi 23 janvier, le théâtre d'affrontements entre les étudiants conduits par le Mouvement pour l'épanouissement de l'étudiant togolais (MEET), la Police universitaire et plus tard la Police Nationale, notamment avec des jets de pierres et des courses poursuites sur le Campus de Lomé. 

Et pourtant, les termes de cette Assemblée générale avaient été conclus avec les autorités universitaires."On s'est convenu que l'AG se tiendra sur le terrain derrière l'amphi 20 ans. En ce jour, le MEET change de ligne consensuelle et dit tenir son AG sur le balcon de l'amphi 600 avec délogement des étudiants et perturbations des cours", peut-on lire dans une correspondance adressée ce mardi par le Prof. Dodzi Kokoroko. 

Un revirement de situation que le Président de l'Université de Lomé a condamné et faite réprimée par la Police universitaire (COPUL) afin de ramener le calme. "Devant ce retournement spectaculaire et irresponsable, la police universitaire s'est interposée car les AG n'ont plus vocation à empêcher le déroulement des cours magistraux et TD."

Mais, la Police universitaire n'ayant pas l'artillerie nécessaire pour faire face aux jets de pierres récurrents des sympathisants et adhérents du MEET, c'est la Police nationale qui a été sollicitée par les autorités universitaires pour mettre fin à la débandade et ramener le calme sur le Campus.

D'aucun croyaient que la marche de modernisation qu'a entrepris l'Université de Lomé calmera les tensions, mais le MEET est loin de rendre son tablier. Le Président de l'Université pour sa part, tout en reconnaissant que beaucoup reste à faire, invite "(...) chaque Togolais(e) à accompagner le renouveau sur le campus de Lomé, en élevant le débat en

avenir du Togo".