Interview : Dia Nu’ella, la « show-woman » togolaise

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« Je sais qu’ils finiront par m’aimer, alors je n’y accorde pas trop d’importance»

Artiste féminin de la chanson togolaise, Dia Nu’Ella témoigne d’une fougue sans pareil dans ses morceaux et choque par ses lyrics. Elle perce dans un genre musical connu pour être au Togo l’apanage des hommes. Découvrons-la !

FI : Qui est Dia Nu’Ella ?

Dia Nu’Ella : Je suis Manuella-Diane APETA à l’état civil, et Dia Nu’Ella est mon nom de scène. J’évolue dans le Dance Hall avec un mélange d’Afro.

FI : On ne trouve plus d’artistes féminins togolais dans le RnB, le Zouk et le Hip-hop. Pourquoi ce choix du style dance hall ?

DN : Je pense que c’est le choix d’être un peu plus différente des autres. J’ai aussi des chansons à venir qui seront dans le style RnB et Hip Hop.

FI : Tu t’es révélée au public grâce à ton single « Mon gars » ; est-ce un supplice vécu ?

DN : Pas totalement, mais au moins une fois dans sa vie, une femme se retrouve face à ce fléau. Un gars, une invitation à manger, un petit cadeau, etc… Et tout le monde connait ce qui suit après. C’est ce quotidien de la femme que j’ai eu envie de raconter dans cette chanson.

FI : Si non d’où t’est venue cette inspiration ?

DN : Tout s’est passé au studio. C’est parti d’un instrumental que m’a présenté Marc Strong, mon arrangeur. S’en est suivie l’écriture du texte et ça s’est terminé par ceci. On a pris des risques sur les paroles et voilà.

FI : A ce jour, de combien d’œuvres dispose Dia Nu’Ella ?

DN : Aujourd’hui, nous disposons de plusieurs morceaux dont deux qui sont officiels à savoir « Mon gars » et « Edoovi ».

FI : « Edoovi » serait-ce une réponse ou une vengeance à « Mon gars » ?

DN : Vous avez tout compris, c’est le match retour (rires…). Le gars t’invite à sortir, puis après à aller connaitre chez lui. Arrivée chez lui, tu le vois se doper mais à la fin, Edoovi fait tomber l’arbre (rires…).

FI : Chaque artiste véhicule un message à travers ses chansons, quels messages délivres-tu ?

DN : Je parle beaucoup de l’homme et de la femme, des relations de couple et bientôt d’autres sujets qui seront développés.

FI : On te taxe d’être vulgaire dans tes chansons ; que réponds-tu à cela ?

DN : Il suffit d’aller sur Youtube pour trouver la réponse à tout. Quand tu vois 1.000 likes pour un morceau, y’a toujours une personne qui vient dire qu’elle n’aime pas. Moi je sais qu’ils finiront par m’aimer ; alors je n’y accorde pas trop d’importance.

FI : Quelle touche particulière penses-tu apporter à la musique togolaise ?

DN : Le plus important pour moi aujourd’hui, c’est de travailler ma musique. Proposer des titres qui plaisent et évoluer avec les projets en cours. S’il arrive un jour que je ramène un MTV Awards, au-delà de me faire plaisir, je serai la première femme togolaise à réussir cet exploit. Ce sera un prix pour la musique togolaise. Je pense que c’est pour cela que tout le monde se bat.

FI : Tu as été primée tout récemment aux Heroes 228. Qu’est ce que ça t’a fait de recevoir cette distinction ?

DN : Je pense que ça été un encouragement et en même temps un rappel à beaucoup plus travailler.

FI : Le 26 février dernier, a été lancé le clip de ta collaboration avec Pikaluz. Comment est-on arrivé à ce featuring ?

DN : Mon BaBanGuiDa a eu l’amabilité de m’inviter sur son projet et voilà ; je n’ai pas hésité. Je profite pour lui dire merci et à toute son équipe.

FI : Un rêve à réaliser ?

DN : Tout le monde a un rêve. Celui d’un artiste togolais, c’est de remplir le Stade Omnisports de Lomé. Je pense que ça m’irait bien de le remplir en 2020.

F.I : Un message aux fans

DN : A tous mes fans, je dis merci d’être là depuis le début de cette aventure. Vous ne serez pas déçus, c’est une promesse. Et merci au journal Focus Infos.

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