Le Togo se lève contre la Corruption

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‘Participation citoyenne à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées’. C’est sous ce thème que le premier ministre Komi Sélom Klassou a  lancé jeudi à Lomé la  campagne  nationale de sensibilisation contre la corruption, un mal qui sape les efforts de développement. Elle vise à conscientiser et à mobiliser les Togolais contre ce mal insidieux, aux effets multiples et délétères, qui constitue un véritable frein pour  un pays.

Au lancement, le Chef du gouvernement, Komi Selom Klassou, au nom du Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbe, et du Gouvernement, a « félicité tous les membres de la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées qui, en prenant cette noble initiative, traduisent dans les faits la ferme détermination de toutes les composantes de notre pays de participer individuellement et collectivement à la lutte contre la corruption, ce fléau de notre temps ».

Pour le chef du gouvernement, la corruption est un phénomène de société lié au comportement humain. Elle a un effet néfaste sur le progrès et le développement du continent. Elle constitue un frein à la croissance économique, dès lors qu’elle dissuade les investissements locaux et étrangers, occasionne des distorsions au niveau de la mobilisation et de la répartition des ressources, augmente les coûts de production, réduit la qualité des infrastructures de services publiques ainsi que le volume de recettes fiscales. Ce faisant, elle ne favorise pas l’accès aux services sociaux de base aux couches les plus vulnérables et accentue la fracture sociale.

A cet effet, M. Klassou a  repris pour son compte, une citation du  11e Président de la Banque mondiale, Robert Bruce ZOELLICK, qui disait que : « la corruption achète l’impunité, élimine toute condition d’égalité, étouffe la concurrence, encourage les conflits, bloque les transformations économiques et paralyse la croissance » . A cet égard, il s’est réjoui de la décision les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine de définir des stratégies communes pour : « remporter la lutte contre la corruption, une voie durable vers la transformation de l’Afrique ».

De l’avis de M. Klassou, « l’éradication de la corruption, qui incombe nécessairement à tous les citoyens, permet à un pays de se développer socialement et économiquement. Aussi, la lutte contre la corruption doit-elle être tout aussi collégiale, conséquente, structurante et efficiente ». Il a rappelé que dans cette dynamique, le Togo a signé la Convention des Nations Unies contre ce fléau, celle de l’Union Africaine et le Protocole de la CEDEAO contre la corruption. Tout ceci marque sa pleine adhésion à l’effort de la communauté internationale en vue d’enrayer ce mal. Il a fait savoir que les plus hautes autorités du pays ont pris  conscience qu’un milieu d’affaires transparent et ouvert est la pierre angulaire d’une démocratie solide. C’est pourquoi, le Chef de l’Etat, dans son message à la nation en janvier 2016, a, de justesse, rappelé que « la lutte que nous avons entamée contre la corruption doit être intensifiée avec méthode et détermination ».

D’ores et déjà le pays peut s’appuyer sur  un  dispositif légal et réglementaire  mis en place  pour   mener cette lutte à savoir la création de l’Inspection Générale des Finances, de la mise en place de la Cour des comptes et d’un nouveau cadre de passation de marchés publics entièrement conforme aux normes internationales, du Centre National de Traitement des informations Financières (CENTIF) de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) et de l’adhésion du Togo au Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP).

Avec Togo presse

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