Le Togolais Séname Koffi parmi les 10 acteurs qui pourraient influencer l’avenir de l’écosystème africain de la tech

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En pleine révolution numérique, le continent africain voit son écosystème tech bouillonner depuis plusieurs années. Alors que l’édition 2018 de VivaTech, le salon international de l’innovation technologique, vient de s’achever, l’Agence Ecofin a présenté 10 des acteurs qui pourraient influencer durablement l’écosystème tech continental.

Jason Njoku: solide Iroko

Ce Nigérian a été l’un des premiers à exploiter le potentiel de Nollywood, l’industrie cinématographique de son pays. Jason Njoku a créé, en 2010, Iroko TV, une application mobile de vidéo à la demande fournissant majoritairement des films africains, notamment nigérians. 8 ans plus tard, l’entreprise a noué un partenariat avec Canal + et levé plus de 25 millions de dollars. Sa capacité à fournir du contenu aussi bien en anglais, en français, qu’en langues locales africaines, lui a permis de dépasser les 10 000 utilisateurs en 2016. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Solidité.

Tunde Kehinde et Raphael Afaedor : féériques

Le Nigérian et le Ghanéen vivent un véritable conte de fées. En 2012, ils ont participé à la fondation de Jumia, un site de e-commerce, devenu quatre ans plus tard, la première licorne africaine, une start-up valorisée à plus d’un milliard de dollars. Tremble Amazon…

Olivier Madiba : Jackpot

Alors que les revenus générés par l’industrie vidéoludique ne cessent de grimper, ce Camerounais a créé Aurion : l’héritage des Koria Odan, le jeu vidéo le plus abouti de l’histoire du continent africain. En plus d’être distribué par la célèbre plateforme Steam, les droits de l’histoire ont été rachetés par le studio hollywoodien Good Fear Films. Qui aurait imaginé un tel succès pour le jeune Camerounais qui avait créé, en 2004, après avoir obtenu son diplôme en informatique, le studio de développement de jeux vidéo Kiro’o Games. Pari gagnant!

Ulrich Sossou : le Steve Jobs béninois
Steve Jobs? Il en a la vision et l’ambition. La fortune, pas encore. Pourtant, à 30 ans, Ulrich Sossou, entrepreneur tech béninois a déjà un énorme parcours. FlyerCo, Botamp, le jeune homme a créé, ces dernières années, des applications lui ayant valu des éloges jusqu’à la Silicon Valley. En attendant que sa fortune atteigne celle de Steve Jobs, il aide, au sein de Tekxl, un incubateur qu’il a cofondé en 2014, les jeunes Béninois à transformer leurs idées en entreprises.

Iyinoluwa Aboyeji : parce qu’Andela

Ce jeune Nigérian a cofondé une plateforme de e-learning révolutionnaire. Il s’agit d’Andela, qui sélectionne et forme des développeurs africains de haut niveau pour les entreprises. Andela facture ces entreprises et rémunère ensuite les étudiants ayant bénéficié de la formation. Le projet est si innovant que Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, a décidé d’y investir 24 millions de dollars, lors de son passage au Nigeria, en 2016. Future licorne?

William Elong: drones Made in Cameroun

William Elong est le créateur de Drone Africa, une start-up qui fabrique des drones Made in Cameroun. Avec la croissance exponentielle de l’utilisation de drones civiles, Drone Africa est quasiment une valeur sure de la tech en Afrique.

Sename Koffi : le couteau suisse de l’écosystème tech africain

Le Togolais définira peut-être le prototype de la ville africaine de demain. En 2010, celui qui cumule les casquettes d’entrepreneur, d’architecte et d’urbaniste, a créé l’Africaine d’architecture, une plateforme de réflexion sur les villes intelligentes (smart cities). En 2012, il fonde le Woèlab, un fablab (laboratoire de fabrication) qui s’inspire du mouvement low high-tech. Il s’agit de développer des projets modernes avec les ressources disponibles, même si elles sont low-cost. Justement, les ressources low-cost, les villes africaines en disposent à foison…

Réda Bachir El Bouhali et Idder Idji Mounir : intelligences pas artificielles pour un sou

Ces deux marocains ont peut-être révolutionné les pratiques publicitaires, et pas qu’en Afrique. Ensemble, ils ont créé, en 2016, la start-up MediaTab, qui installe des écrans publicitaires connectés et contrôlés à distance grâce à un logiciel, au sein d’établissements de détentes. Ces écrans et leurs publicités sont de plus en plus demandés dans les grandes villes marocaines.
Les gérants qui acceptent d’avoir ces écrans dans leurs établissements bénéficie de quelques minutes de publicité sur d’autres écrans. L’idée a séduit, il y a quelques semaines, Vickers Venture Partner, le plus important fonds d’investissement d’Asie du Sud-est. MediaTab a d’ailleurs présenté le nouveau développement du projet, lors du Consumer Electronic Show (CES) 2018, le plus important salon international de l’innovation.

Cette application permet de profiler celui qui regarde l’écran pour diffuser une publicité spécifique à cette personne. Un procédé « aux frontières de l’intelligence artificielle », selon Réda Bachir El Bouhali et Idder Idji Mounir.

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