L’UNESCO célèbre la poésie, outil puissant de dialogue et de rapprochement

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La poésie, sous toutes ses formes, constitue un outil puissant de dialogue et de rapprochement. C’est le message d’Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de Journée mondiale de la poésie. Selon elle, la poésie est une expression intime qui permet de s’ouvrir aux autres. Elle enrichit le dialogue qui est à la source de l’ensemble des progrès de l’humanité et tisse des liens entre les cultures.

Cette année, l’UNESCO met en lumière la poésie autochtone, afin de célébrer le rôle unique et considérable de la poésie dans la lutte contre la marginalisation et les injustices, ainsi que dans le rapprochement des cultures dans un esprit de solidarité.

Wayne Keon appartient à la Première Nation de Nipissing au Canada. Son poème « Lamentations au clair de lune » évoque le détournement des cultures autochtones par des cultures dominantes. Ce poème relate la disparition de l’identité autochtone en raison de sa réinterprétation par des personnes étrangères, bien que parfois bien intentionnées, et la confusion personnelle de l’auteur qui en résulte à propos de son identité.

« La poésie est essentielle à la sauvegarde de langues souvent menacées et à la préservation de la diversité culturelle et linguistique », explique Audrey Azoulay.

L’année 2019, proclamée Année internationale des langues autochtones sous l’impulsion de l’UNESCO, réaffirme la volonté de la communauté internationale d’aider les peuples autochtones à protéger leurs cultures, leurs savoirs et leurs droits. « Ces célébrations interviennent alors que les populations autochtones, tout comme leurs langues et leurs cultures, sont de plus en plus menacées, notamment par les changements climatiques et l’expansion industrielle », souligne la cheffe de l’UNESCO.

La poésie est essentielle à la sauvegarde de langues souvent menacées et à la préservation de la diversité culturelle et linguistique – Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO

Dans le cadre de ses efforts pour sauvegarder les traditions vivantes, l’UNESCO a inscrit un certain nombre de formes poétiques sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, tels que le Hudhud, récits chantés des Philippines ; la tradition orale Mapoyo du Venezuela ; l’Eshuva, prières chantées en Harákmbut du Pérou, et la tradition orale Koogere d’Ouganda.

Pour Mme Azoulay, « chaque forme de poésie, tout en étant unique, reflète l’universalité de la condition humaine et un désir de créativité qui s’affranchit de toutes les limites et de toutes les frontières, du temps comme de l’espace, affirmant sans cesse que l’humanité forme une seule et même famille. Tel est le pouvoir de la poésie ».

Lors de sa 30ème session tenue à Paris en octobre-novembre 1999, la Conférence générale de l’UNESCO a décidé de proclamer le 21 mars, Journée mondiale de la poésie.

L’UNESCO invite les Etats membres à participer de manière active à la célébration de cette Journée, aux niveaux local et national, avec la participation active des commissions nationales, des ONG ainsi que des institutions publiques et privées concernées.

Ainsi la France célèbre le printemps des poètes avec un concours sur le thème de la beauté. Les éléves de cinquième de Sandrine Roczniak, professeur de français au collège Vincent Van Gogh de Blénod-lès-Pont-à-Mousson, y ont participé. Ecoutez leur émission spéciale poésie.
UN.ORG

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